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Selon une étude de Grand View Research, on dénom­bre en 2016, 73 mil­lions d’appareils de san­té con­nec­tée à tra­vers le monde con­tre une esti­ma­tion de 161 mil­lions en 2020 (1). La supré­matie des objets con­nec­tés du type bracelets, traque­urs, mon­tres va se ren­forcer. Face à une demande qui explose, la volatil­ité des don­nées col­lec­tées reste préoc­cu­pante. Com­ment être sûr de la totale con­fi­den­tial­ité de ses don­nées de san­té à l’heure du big data et des data cen­ters ? Pour l’utilisateur final, la pru­dence est tou­jours de mise même si l’on pense raisonnable­ment que des proces­sus de sécuri­sa­tion vont voir le jour.

Un manque d’encadrement de la donnée de santé

Si l’apport des objets con­nec­tés est recon­nu par les français sur les ques­tions de préven­tion, suivi à dis­tance et bien-être au quo­ti­di­en, l’encadrement juridique et légal n’est pas encore parachevé. Il sub­siste des doutes quant au détourne­ment de ses pro­pres don­nées de san­té au prof­it des grands groupes ou sites marchands.

Pour Louis-Jean Cal­loc’h, ex-médecin et con­seiller à la Sécu­rité Sociale en nou­velles tech­nolo­gies de san­té, le marché de l’e‑santé est encore imma­ture : « Nous en sommes aux prémices. […] Pour com­par­er, nous sommes comme au début de la décou­verte de l’imprimerie… » (3) La con­fi­ance totale dans les objets con­nec­tés est une étape à franchir pour faire de l‘objet de san­té, un véri­ta­ble dis­posi­tif sur lequel s’appuyer pour le médecin.

La technologie blockchain : pour une transparence, traçabilité et confidentialité du parcours de soin ?

Con­cept à la mode, la blockchain revêt dif­férentes formes. Ce procédé con­sis­tant à se pass­er d’intermédiaires pour assur­er la meilleure traça­bil­ité, trans­parence et sécu­rité des don­nées dans un écosys­tème pré­cis, pour­rait trou­ver dans la san­té con­nec­tée un domaine où se dévelop­per. La sup­pres­sion des inter­mé­di­aires de san­té dans la trans­mis­sion des don­nées de san­té pour­rait per­me­t­tre de sim­pli­fi­er et con­trôler le proces­sus de traite­ment des infor­ma­tions du patient. Par­mi d’autres, c’est un mécan­isme que la tech­nolo­gie blockchain peut dévelop­per. Ce serait en tout cas la pre­mière étape pour sécuris­er la don­née et à terme le car­net con­nec­té de san­té du patient.

La sécuri­sa­tion san­té con­nec­tée sus­cite encore des craintes à l’heure du tout-dig­i­tal. C’est l’aspect essen­tiel pour trans­former un marché promet­teur en un écosys­tème abouti qui prof­it­erait à l’offre médi­cale de demain.

(1) http://www.grandviewresearch.com/industry-analysis/internet-of-things-iot-healthcare-market

(2) http://www.entreprises.gouv.fr/etudes-et-statistiques/e‑sante-faire-emerger-offre-francaise

(3) http://www.ouest-france.fr/sante/la-sante-connectee-peut-elle-garantir-le-secret-medical-4605027

http://ideas.microsoft.fr/sante-connectee-big-data-iot-5-chiffres-ecteur-mutation/?cr_cc=200542638%20-%20d0gZjQhKoifLGmJZ.97#Dwpy8WAp4J2jY1Sv.97

https://backoffice.www.orange-business.com/fr/blogs/e‑sante/transformation/blockchain-que-peut-elle-apporter-au-monde-de-la-sante-?platform=hootsuite#.V‑0jfw6kb9c.twitter