La dig­i­tal­i­sa­tion des soins est une réal­ité et prend forme par l’intermédiaire de nom­breux ser­vices d’aide au diag­nos­tic. D’une util­i­sa­tion quo­ti­di­enne pour con­trôler sa forme physique à un usage sur la san­té publique, les dis­posi­tifs con­nec­tés élar­gis­sent leur champ d’action pour se rap­procher du secteur pro­pre­ment médi­cal.

La santé connectée, comme orientation personnalisée de la prise en charge

Le ser­vice d’aide au diag­nos­tic  Symp­toCheck (1) est l’un des nom­breux exem­ples de solu­tions con­nec­tées qui fig­urent comme une nou­velle source d’avis médi­cal. Pour autant, l’expertise du médecin à 72 % de chances d’être la bonne du pre­mier coup, con­tre 34 % pour un ser­vice de diag­nos­tic en ligne. On peut donc penser que ces nou­velles solu­tions appor­tent un sou­tien aux pro­fes­sion­nels de san­té qui s’enrichissent de nou­veaux cas-patients par une col­lecte mas­sive de don­nées.

Ces nou­velles plate­formes de san­té sont aus­si un instru­ment mis à dis­po­si­tion du médecin pour mieux per­son­nalis­er le par­cours de soin et diriger les patients dans les meilleurs étab­lisse­ments de san­té.

L’importance des données collectées dans la compréhension des maladies

La col­lecte de don­nées s’enrichit con­tin­uelle­ment en fonc­tion de l’expérience util­isa­teur. En effet, grâce à la san­té con­nec­tée, l’objectif est de mod­élis­er les diag­nos­tics et anticiper en amont l’évolution des patholo­gies pour d’éviter les pas­sages aux urgences. Yohan Ser­vais, co-con­cep­teur de l’application Symp­tocheck, affirme que le sys­tème de san­té 2.0 est ali­men­té par la don­née mais ne peut se suf­fire à lui-même. L’avis du prati­cien passe avant les prévi­sions des algo­rithmes sur la san­té future du patient. “Nous faisons évoluer le moteur de cal­cul en fonc­tion des retours des inter­nautes — glob­ale­ment très posi­tifs — et des médecins”

Dans ce nou­veau cadre médi­cal, une enquête a démon­tré que les logi­ciels de san­té étab­lis­sent leur diag­nos­tic à l’aide d’une liste de symp­tômes (2). Mais le diag­nos­tic reste le plus fiable quand le médecin rend ses con­clu­sions clin­iques ou quand il con­trôle et ajuste les infor­ma­tions trans­mis­es par les ser­vices de san­té con­nec­tée.

 

(1)  http://www.docteurclic.com/sympto-check/

(2)  https://www.lesfurets.com/mutuelle-sante/actualites/sante-remplacera-medecin