Vers une installation sélective des médecins

Tous les syn­di­cats de médecins sont mon­tés au créneau. Les députés ont adop­té en com­mis­sion des affaires sociales, le 19 octo­bre 2016, dans le cadre du pro­jet de loi de finances de la Sécu­rité sociale 2017, l’amendement 419 [1] de Mme Le Houer­ou (PS), réser­vant le droit au con­ven­tion­nement avec l’Assurance mal­adie aux seuls médecins libéraux accep­tant de s’installer dans les zones jugées sous-dens­es en offre médi­cale. C’est par un vote à main lev­ée par 14 voix con­tre 5, sur seule­ment 25 députés présents sur les quelque 70 qui com­posent la com­mis­sion des affaires sociales que cet amende­ment a été adop­té et sera donc soumis aux débats par­lemen­taires à l’Assemblée nationale. Con­traire­ment à la loi san­té, cette volon­té de réduire la lib­erté d’installation des médecins divise à droite comme à gauche puisque des députés LR et UDI sont favor­ables à cet amende­ment, tan­dis que des députés PS et appar­en­tés, s’y opposent.

30 à 40 % des patients hospitalisés sont dénutris

Le col­lec­tif de lutte con­tre la dénu­tri­tion, nou­velle­ment créé, vient de lancer un man­i­feste et pro­pose 10 mesures pour infléchir la courbe de dénu­tri­tion qui toucherait 2 mil­lions de Français. Présidé par le pro­fesseur Eric Fontaine, nutri­tion­niste au CHU de Greno­ble et prési­dent de la Société fran­coph­o­ne de nutri­tion clin­ique et métab­o­lisme (SFNEP), il rassem­ble notam­ment des pro­fes­sion­nels de san­té, des asso­ci­a­tions de patients, d’aidants, des sociétés savantes, des écon­o­mistes, des soci­o­logues et des per­son­nal­ités poli­tiques. La dénu­tri­tion est une perte de chance et mal­gré des don­nées agrégées depuis 30 ans, aucun grand dis­posi­tif n’existe pour l’enrayer. La dénu­tri­tion touche prin­ci­pale­ment les patients atteints de can­cer, de mal­adies neu­rodégénéra­tives, les enfants hos­pi­tal­isés et les per­son­nes âgées. Le coût des 10 mesures est éval­ué à 1 mil­liard d’euros, quand celui de la dénu­tri­tion pour­rait s’élever à 20 mil­liards d’euros selon le col­lec­tif.

2 plateformes santé pour interpeller les candidats à la présidentielle

Les acteurs et organ­i­sa­tions de san­té s’organisent et ce ne sont pas moins de deux plate­formes san­té aus­si hétéro­clites l’une que l’autre qui se sont faits con­naître cette semaine. Le Col­lec­tif san­té 2017, à l’initiative du LEEM, agrège, out­re les entre­pris­es du médica­ment et des DM (SNITEM), la FHP, les syn­di­cats médi­caux — la CSMF, MG France et le SML‑, sans oubli­er le CISS.

Un autre col­lec­tif à l’initiative de l’UFML, trans-sec­to­riel public/privé, regroupe des médecins libéraux, des prati­ciens et pro­fesseurs hos­pi­tal­iers et des para-médi­caux.

Autant de chances don­nées à la démoc­ra­tie san­i­taire !