Récemment élu président de la nouvelle FHP Grand Est, est-ce une nouvelle mission pour vous ?

Je milite au sein de la FHP depuis plus de 25 ans, donc oui je con­nais bien la mis­sion qui m’at­tend. Après une péri­ode très active de syn­di­cal­isme nation­al à Paris, j’ai opté depuis une dizaine d’années pour un mil­i­tan­tisme région­al. C’est à cette échelle que se trou­ve les réal­ités et les pro­jets. Si Paris traite les sujets de fond, en région, nous traitons les sujets essen­tiels de ter­rain.

Cette recomposition administrative a‑t-elle modifié votre rapport avec l’ARS ?

Non car glob­ale­ment le poids de l’hospitalisation privée n’est his­torique­ment pas déter­mi­nant dans l’Est com­paré à d’autres régions où l’offre privée est très impor­tante. Toute­fois, nous sommes très bien représen­tés pour cer­taines spé­cial­ités dans cer­tains départe­ments. Pour être hon­nête, cela ne change rien pour les adhérents de Reims d’être rat­tachés à la Lor­raine ou pour ceux de Nan­cy, à la Cham­pagne-Ardenne. Mais ensem­ble, nous sommes en capac­ité d’entretenir un dia­logue franc avec notre ARS comme nous l’avons eu avec Mr D’Harcourt et face auquel nous avons su faire enten­dre nos argu­ments. Nous con­stru­isons des alliances de per­son­nal­ités de ter­rain et con­tin­uerons à dia­loguer et faire val­oir avec déter­mi­na­tion notre exis­tence.

Quels sont vos objectifs dans les 12 mois qui viennent ?

Faire tra­vailler tout le monde ensem­ble ! Ensem­ble tout d’abord au niveau de cette nou­velle grande région. Dis­pos­er d’un prési­dent de grande région a un sens même si les enjeux sont au niveau des ter­ri­toires de san­té. Nous veillerons avec les deux prési­dents délégués, Jean-Louis Des­phieux et Patrick Wis­niews­ki, à ce que chaque adhérent d’un bout à l’autre du ter­ri­toire, trou­ve sa place au sein de la FHP Grand Est.

Ensem­ble ensuite face aux GHT. La con­cur­rence inter-privé n’est plus de mise et nous devons trou­ver une col­lab­o­ra­tion inter-privé au niveau des plateaux tech­niques, des équipes médi­cales, etc. Il est urgent de dévelop­per une cul­ture « privé-privé » !

Ensem­ble, nous avons d’autres pro­jets comme celui de créer une école d’infirmières qui viendrait com­pléter l’école d’aide-soignantes, le cen­tre CFA, le cen­tre de for­ma­tion, etc. dont nous dis­posons déjà.