Le Baqimehp, bras technique de l’hospitalisation privée

Le Baqimehp (Bureau de l’assurance qual­ité et de l’information médi­co-économique de l’hospitalisation privée) a été créé par et pour l’hospitalisation privée il y a une ving­taine d’années. Pour sa ren­trée, le 13h donne la parole à Laeti­tia Bus­coz, direc­trice.

Le Baqimehp est-il avant tout connu pour son catalogue de formation ?


Le Baqimehp, c’est avant tout une philoso­phie, celle de l’efficience. Cette com­pé­tence à dévelop­per l’efficience au sein des struc­tures fait en par­tie notre notoriété. Notre équipe a con­stam­ment à l’esprit l’exigence de per­for­mance qu’attend le chef d’entreprise qui nous fait con­fi­ance.

Notre notoriété s’est con­stru­ite au fil des années aus­si grâce aux for­ma­tions. Nous for­mons plusieurs mil­liers de pro­fes­sion­nels de san­té au tra­vers des 560 journées de for­ma­tions délivrées en intra et plus de 500 per­son­nes en inter-entre­prise chaque année. Nous analysons sys­té­ma­tique­ment les retours des ques­tion­naires de sat­is­fac­tion et je con­state que la sat­is­fac­tion est très élevée. Le cat­a­logue 2017 sor­ti­ra en octo­bre mais il n’est pas gravé dans le mar­bre et s’actualise tout au long de l’année. Notre force est pré­cisé­ment de s’adapter à l’actualité du secteur et aux besoins des dirigeants. Quand un nou­veau texte impor­tant sort, nous nous employons à répon­dre le plus vite pos­si­ble à la nou­velle prob­lé­ma­tique qu’il pose en matière de for­ma­tion.

Quel type d’accompagnement aux établissements de santé proposez-vous ?

Le cœur de notre méti­er c’est la qual­ité et la ges­tion des risques, mais nous tra­vail­lons égale­ment sur des sujets médi­co-économiques comme le PMSI, les ressources humaines…  Nous accom­pa­gnons entre 3 et 400 étab­lisse­ments par an. La demande prin­ci­pale con­cerne la cer­ti­fi­ca­tion même si nous réal­isons aus­si des audits du bloc opéra­toire, du cir­cuit du médica­ment, etc. Nous inter­venons sur site et sur mesure. Nous accom­pa­gnons cer­taines struc­tures sur le long terme, le dirigeant pos­sède une cul­ture « qual­ité » forte mais a besoin d’un œil externe pour con­forter ses choix, il nous demande de re-aigu­il­lon­ner ses équipes, et nous pré­parons avec eux en amont leur cer­ti­fi­ca­tion. Par­al­lèle­ment, nous répon­dons à des « appels SOS », quand la cer­ti­fi­ca­tion n’a pas été cor­recte­ment pré­parée, ou la HAS a posé des réserves qu’il con­vient de lever. Nous inter­venons dans ce cas de façon con­cen­trée en appor­tant out­ils et méth­odes.

Il faut savoir que le Baqimehp, c’est une équipe de 8 ETP et un 9e à par­tir d’aujourd’hui et entre 15 à 20 vacataires spé­cial­isés (phar­ma­ciens, ges­tion­naires des risques, cadres de soin, etc.).

Depuis nos change­ments de statuts en 2013, nous nous ouvrons au secteur médi­co-social. Par ailleurs, notre exper­tise est arrivée jusqu’aux oreilles du secteur pub­lic pour lequel nous accom­pa­gnons quelques CH.

Pourquoi avez-vous créé un Conseil scientifique en 2015 ?

Ce con­seil a tou­jours existé mais a été renou­velé en 2015 à la suite de l’installation de notre nou­velle gou­ver­nance. Il arrive en sou­tien et cadrage de notre troisième axe d’action qui est celui du con­seil à la pro­fes­sion. Notons que nous sommes une des par­ties prenantes majeures de nom­bre de tutelles comme la HAS ou la DGOS. Nous ne sommes pas un syn­di­cat et n’avons aucune prérog­a­tive poli­tique, nous sommes le bras tech­nique de défense de l’hospitalisation privée. Notre con­nais­sance de ter­rain est ici aus­si une grande force.

Ce con­seil sci­en­tifique est présidé par le Dr Paul Garas­sus, écon­o­miste de la san­té et prési­dent de l’UEHP. Le con­seil exerce un rôle de con­trôle et de cadrage tech­niques mais égale­ment éla­bore des propo­si­tions d’ordre médi­co-économique visant à amélior­er l’efficience des étab­lisse­ments. Nous avons souhaité un tour de table pluriel et ain­si des uni­ver­si­taires, des représen­tants des URPS, des usagers, de l’ANAP, HCAAM, etc., com­posent le comité.

Le Baqimehp en chiffres

  • 9 ETP ;
  • Entre 15 et 20 vacataires ;
  • Aux 50 for­ma­tions du cat­a­logue, s’ajoutent les for­ma­tions sur mesure et les nou­velles ses­sions liées à l’actualité du secteur ;
  • 3 à 400 étab­lisse­ments accom­pa­g­nés chaque année ;
  • Coût d’une journée d’intervention : 1 700 euros/jour ; 1 400 euros/jour à par­tir du 5e jour ;
  • Le Baqimehp est une asso­ci­a­tion de loi 1901.