Chaque année, nous attendons le palmarès du Point

Cri­tiqué et red­outé par cer­tains, appré­cié par d’autres, dès sa sor­tie, cha­cun prend con­nais­sance du classe­ment de son étab­lisse­ment de san­té. Ça marche, vous étiez 332 clin­iques à répon­dre au ques­tion­naire sur les 574 sol­lic­itées. La méthodolo­gie est solide, et l’équipe rédac­tion­nelle autonome : (la rédac­tion ne passe) « aucun accord avec le min­istère de la San­té ou l’une de ses agences, aucun lien avec une société privée du monde de la san­té ou des assur­ances com­plé­men­taires, ni avec quelque fédéra­tion pro­fes­sion­nelle, syn­di­cat, académie ou société médi­cale ». Si les hôpi­taux sont classés selon 63 dis­ci­plines médi­cales, les clin­iques ne répon­dent qu’à 37.

Depuis 19 ans, l’hebdomadaire aug­mente sen­si­ble­ment le tirage de son mag­a­zine car il sait ce numéro très atten­du par les patients qui pren­nent en compte les résul­tats. N’hésitez pas à nous faire part des erreurs pos­si­bles et de vos remar­ques. Nous ne man­querons pas de les trans­met­tre à la rédac­tion.

Bra­vo enfin au Cen­tre hos­pi­tal­ier privé Saint-Gré­goire à Rennes qui cara­cole en tête du tableau d’honneur pour la 7e année.

Convention médicale : qu’ont obtenu les praticiens des plateaux techniques ?

La con­ven­tion actée le 25 août entre les médecins libéraux et l’Assurance mal­adie béné­fi­cie prin­ci­pale­ment aux médecins général­istes, toute­fois les chirurgiens, anesthé­sistes et gyné­co­logues-obstétriciens, représen­tés par Le Bloc ont obtenu des avancées sig­ni­fica­tives. Le Bloc représente 70 % du col­lège 2 des URPS. « C’est ce poids qui nous a per­mis de ren­tr­er en dis­cus­sion lors des négo­ci­a­tions con­ven­tion­nelles », pré­cise le Dr Philippe Cuq, prési­dent.

Le Bloc a obtenu :
‑le main­tien du secteur 2. « On l’oublie, mais nous étions inqui­ets sur ce point. Il reste donc en l’état sans aucune con­trainte sup­plé­men­taire. »
‑la recon­nais­sance des urgences de jour. « Le U était à zéro, il sera demain à 80 euros pour les chirurgiens et les anesthé­sistes. Cela con­cerne aus­si les étab­lisse­ments qui ne dis­posent pas de ser­vice d’urgence dès lors que le patient n’est pas trans­portable. S’ajoute une reval­ori­sa­tion du bonus de nuit. Ces deux points sont une grande vic­toire poli­tique car la prise en charge des urgences est un cheval de bataille pour le secteur privé. »
‑la mise en place de mod­ifi­ca­teurs chirur­gi­caux J et K pour 270 actes de chirurgie régulière­ment pra­tiqués et qui n’avaient pas de mod­ifi­ca­teurs.
‑la sup­pres­sion du con­trat d’accès aux soins (CAS) et rem­place­ment par l’option de pra­tique tar­i­faire maîtrisée (OPTAM). « Ce nou­v­el out­il est indis­cutable­ment plus sou­ple. On peut par exem­ple y entr­er ou en sor­tir quand on veut. Dans le cadre de l’OPTAM CO qui nous est spé­ci­fique, le K passe de 11,5 à 20 %. Toute­fois, nous restons réservés sur l’évolution de nou­veau con­trat. »

Violence hospitalière : 50 victimes par jour

L’Observatoire nation­al des vio­lences de milieu de san­té (ONVS, min­istère de la San­té) a pub­lié fin août son rap­port annuel sur les faits de vio­lence hos­pi­tal­ière déclarés pour l’année 2014 : 337 étab­lisse­ments de san­té ont fait remon­ter à l’or­gan­isme 14 502 sig­nale­ments, dont les trois quarts (10 638 déc­la­ra­tions) con­cer­nent des atteintes aux per­son­nes. Le nom­bre d’actes de vio­lence sig­nalés est en nette aug­men­ta­tion par rap­port à 2013.

Les hôpi­taux publics sont à l’origine de 94 % des déc­la­ra­tions (dont 1 sur 3 est fran­cilien) ;  seules 68 clin­iques ont con­tac­té l’ONVS. Dans neuf cas sur dix, les auteurs d’actes de vio­lence sont des patients, des vis­i­teurs ou des accom­pa­g­nants. Plus rarement, il s’ag­it de per­son­nels ou de détenus. La cause des agres­sions con­cerne la prise en charge dans 59 % des cas. Un temps d’attente jugé exces­sif est à l’o­rig­ine de 12 % des faits recen­sés. L’alcoolisation (12 %), les règle­ments de compte (7 %) et les refus de pre­scrip­tion (6 %) sont égale­ment en cause. La majorité (48 %) des sig­nale­ments entre dans la caté­gorie des vio­lences physiques : l’ONVS recense 5 041 cas de vio­lence volon­taire, 623 men­aces avec arme et 73 agres­sions sex­uelles. Une fois sur trois (32 %), les per­son­nels essuient injures et insultes. Les men­aces représen­tent 18 % des faits recen­sés.

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Les actions de groupe désormais autorisées intéressent peu

Les plaintes col­lec­tives, portées par des asso­ci­a­tions de patients agréées au niveau nation­al ou région­al, sont désor­mais autorisées pour les pro­duits de san­té. Un pro­grès de la démoc­ra­tie san­i­taire non encore util­isé car aucune action de groupe n’a été déposée depuis le 1er juil­let. Les pro­fes­sion­nels de san­té pre­scrip­teurs ou les four­nisseurs pour­ront être attaqués, voire des hôpi­taux publics, mais pas l’ad­min­is­tra­tion. L’ac­tion de groupe ne serait pas adap­tée pour répar­er des préju­dices cor­porels, car il faut mon­tr­er que les dom­mages sont sim­i­laires ou iden­tiques, or les effets ne sont jamais les mêmes sur chaque per­son­ne. La procé­dure est longue pour prou­ver que la mal­adie est imputable au traite­ment. Toute­fois, le juge peut don­ner jusqu’à cinq ans de délai aux vic­times pour se faire con­naître.