Le monde de la san­té con­nec­té s’intègre tou­jours plus dans les habi­tudes de la pop­u­la­tion. Le marché de ces nou­velles solu­tions con­nec­tées représente un mon­tant de près de 200 mil­liards d’euros (1). Entre les divers­es appli­ca­tions, traque­urs d’activité physique, piluliers con­nec­tés ou dis­posi­tifs pour mieux dormir, ces tech­nolo­gies de san­té représen­tent un secteur por­teur pour les indus­triels et un moyen de ren­forcer l’échange de don­nées médi­cales du patient au médecin. La mul­ti­pli­ca­tion de ces objets de san­té per­met d’élargir le champ d’application dans le soin per­son­nal­isé, selon la patholo­gie et le patient.

Le vaste écosystème de la santé connectée

Le par­cours de soin se voit mod­i­fié par des ajouts pro­gres­sifs de dis­posi­tifs con­nec­tés pour le patient qui peut con­trôler sa san­té au quo­ti­di­en et informer le médecin sur sa sit­u­a­tion. Dans un but préven­tif, ou en sou­tien d’une prise en charge thérapeu­tique, l’e‑santé apporte autant de répons­es que de phas­es médi­cales. La san­té con­nec­tée recou­vre ain­si un univers en pleine expan­sion via des appli­ca­tions, objets con­nec­tés asso­ciés, et autres cap­teurs d’activité.

Parce que ces nou­velles tech­nolo­gies ne peu­vent se sub­stituer à l’avis des acteurs de la san­té, l’enjeu de ces change­ments struc­turels réside dans la bonne inté­gra­tion de ces nou­velles pra­tiques dans l’activité des pro­fes­sion­nels de san­té. De plus, de nou­veaux acteurs comme les indus­triels, infor­mati­ciens et con­som­ma­teurs de solu­tions con­nec­tés gravi­tent autour de cet écosys­tème dense.

Favoriser une médecine plus prédictive pour alléger les coûts de santé

Avec la mon­tée des mal­adies chroniques dus à des caus­es externes, de nom­breuses appli­ca­tions et objets con­nec­tés de san­té ont vu le jour pour pren­dre en charge à dis­tance de nom­breuses patholo­gies et prévenir en amont avant de guérir plus tard.

La pol­lu­tion, la mau­vaise hygiène de vie ou le cli­mat changeant sont des fac­teurs entraî­nant des patholo­gies comme cer­tains prob­lèmes de thy­roïde, de l’asthme ou du dia­bète. Ain­si, des star­tups ont pen­sé à des solu­tions con­nec­tées pour con­trôler les patholo­gies en amont, ce qui per­met un désen­gorge­ment des hôpi­taux et in fine un allège­ment des coûts de san­té.

Le vieil­lisse­ment est un autre champ d’application ou la médecine pré­dic­tive trou­ve toute sa force. En effet, une analyse per­son­nal­isée, pos­si­ble avec de nom­breuses appli­ca­tions de san­té ou autres objets con­nec­tés, va rap­procher le senior du médecin autour d’un flux de don­nées de san­té à diag­nos­ti­quer. Un bon moyen de con­naître les évo­lu­tions d’une éventuelle patholo­gie et d’éviter de ce fait des com­pli­ca­tions plus graves sur la san­té.

Pren­dre en compte les change­ments de la société et la recrude­s­cence de patholo­gies courantes, c’est donc pos­si­ble avec la san­té con­nec­tée dont le but pre­mier est d’améliorer glob­ale­ment les indi­ca­teurs de san­té des indi­vidus. Le patient se sent davan­tage respon­s­able de son par­cours de soin et le médecin récolte de pré­cieuses don­nées qui vien­nent ren­forcer son diag­nos­tic.

(1)    http://monsystemeimmunitaire.fr/le-sante-pour-une-medecine-plus-reactive-et-personnalisee-au-service-des-patients-et-des-medecins/

http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Pollution-qualite-de-l-.html