Dialyse : mise en garde de la FHP Dialyse et du SNL

La dial­yse privée a subi une baisse de son finance­ment de 12 % au cours des trois dernières années. « Nous prenons les patients à témoin : ce que l’on va vous enlever au final, c’est une chance d’être bien soignés » déclarait le Dr Gilles Schutz lors d’une pre­mière journée con­jointe FHP Dial­yse et Syn­di­cat des néphro­logues libéraux (SNL) le 21 juin, devant un parterre d’une cen­taine de pro­fes­sion­nels de la dial­yse. Cette baisse men­ace l’existence des petits cen­tres de prox­im­ité, dont beau­coup vont devoir fer­mer.

La FHP Dial­yse, le SNL et la Société fran­coph­o­ne de néphrolo­gie, dial­yse et trans­plan­ta­tion (SFNDT) ont créé « Alliance pour le rein » afin de for­muler des propo­si­tions aux pou­voirs publics con­cer­nant la prise en charge de l’in­suff­i­sance rénale chronique et son finance­ment.

La journée et la con­férence de presse com­munes du 21 juin ont per­mis de met­tre « en garde con­tre des dis­cours car­i­cat­u­raux, des études économiques de coûts biaisées et des réduc­tions de moyens ».

Face aux appels irréal­istes au « tout-trans­plan­ta­tion » ou à des modes de prise en charge alter­nat­ifs en lieu et place de la dial­yse en cen­tre, les deux syn­di­cats rap­pel­lent que les poli­tiques publiques de san­té ne sauraient ignor­er la réal­ité des besoins médi­caux d’une pop­u­la­tion de patients par­ti­c­ulière­ment vul­nérable, sauf à dégrad­er la qual­ité des soins. Env­i­ron 46 % des patients sont traités par greffe rénale et 53 % par dial­yse. Alors que 14 000 patients sont en attente d’une greffe de rein, seule­ment 3 500 greffes ont lieu chaque année, dont 15 % grâce à des don­neurs vivants, en rai­son d’un manque de gref­fons disponibles.

Brexit : un retrait anachronique

Le Brex­it ouvre une zone d’incertitude con­cer­nant la mobil­ité des patients entre la France et l’Angleterre ou encore le main­tien de L’agence européenne du médica­ment située au Canary wharf en plein cœur de Lon­dres.

« Brex­it ! L’éventualité est dev­enue cer­ti­tude. Face aux peurs et aux craintes liées à un espace européen ouvert, le vote récent au Roy­aume-Uni traduit une ten­dance au repli. D’autres états mem­bres avaient déjà été frag­ilisés par ces enjeux de société. Nous avons besoin d’une Europe plus humaine, plus con­crète. Notre demande est que le Par­lement et la Com­mis­sion ren­for­cent leurs propo­si­tions, mais écoutent aus­si les acteurs de ter­rain qui se met­tent à la dis­po­si­tion du citoyen européen.

L’UEHP exprime de nou­veau son plein engage­ment respon­s­able dans un espace social renou­velé, qui accepte tout à la fois les dif­férences et les ini­tia­tives. L’Europe doit évoluer, soyons acteurs du change­ment. L’efficience que nous pro­posons est le gage d’une sta­bil­ité future, au ser­vice de tous. Nous avons eu l’occasion de le rap­pel­er aus­si bien à Sofia qu’à Pots­dam lors des con­grès de nos mem­bres, que face aux prob­lèmes européens, la seule réponse est plus d’Europe », selon le Dr Paul Garas­sus, prési­dent de l’Union européenne de l’hospitalisation privée.

Vous avez soigné 5 millions de patients en 2015 !

La tutelle col­lecte des don­nées mais en restitue aus­si par­fois ! L’ATIH révèle qu’en 2015, 12 mil­lions de patients ont été hos­pi­tal­isés dans l’un des 1 962 étab­lisse­ments MCO de France, con­tre 11,9 mil­lions en 2014. Sur ces 1 962 étab­lisse­ments de san­té, 33 % sont publics, 35 % privés et 32 % des Espic. Alors que l’hôpital accueil­lait 6,9 mil­lions de patients, 5 mil­lions étaient soignés dans une clin­ique et 1,1 mil­lion dans un Espic.

Le nom­bre de séjours est iden­tique à 2014 : 10,9 mil­lions de séjours, dont 7,3 mil­lions en étab­lisse­ments publics, 2,7 mil­lions en étab­lisse­ments privés et 0,9 mil­lion en Espic. 3,1 mil­lions de séjours sont réal­isés en ambu­la­toire à l’hôpital (hausse par rap­port à 2014), 3,5 mil­lions en clin­ique (baisse) et 0,6 mil­lion en Espic (comme en 2014).

12e Trophées de la FHP Auvergne-Rhône-Alpes

Bra­vo aux étab­lisse­ments MCO récom­pen­sés à la 12e édi­tion des Trophées de la FHP Auvergne-Rhône-Alpes. Par­mi eux la Clin­ique Saint-Vin­cent de Paul de Bour­goin-Jal­lieu dans la caté­gorie « démarche qual­ité » pour son investisse­ment dans la démarche qual­ité en lien avec la procé­dure de cer­ti­fi­ca­tion ; le Pôle san­té République de Cler­mont-Fer­rand, la Clin­ique du Tonkin de Villeur­banne et l’Hôpi­tal privé Jean-Mer­moz de Lyon, tous trois récom­pen­sés dans la caté­gorie « spé­cial­ité et inno­va­tion médi­cale » pour respec­tive­ment le traite­ment du can­cer en un jour, l’implantation d’une valve aor­tique en ambu­la­toire et la car­ac­téri­sa­tion molécu­laire pour les can­cers col­orec­taux. La clin­ique Char­cot à Sainte-Foy-lès-Lyon a reçu le prix « per­for­mance et stratégie en san­té » pour son pro­gramme de suivi du patient automa­tisé à l’aide d’un logi­ciel.

SFAR TV

Suiv­ez en replay l’émis­sion de la Société française d’anesthésie et de réan­i­ma­tion sur les « Enjeux des rela­tions entre anesthé­siste et chirurgien ».
http://sfar.org/videos‑2/sfar-tv/