Depuis quelques jours, nous écou­tons les bul­letins météo inqui­ets, voire même un peu fébriles. Com­bi­en de temps encore la pluie va-t-elle tomber ?

Notre cauchemar à nous, directeurs d’établissement de san­té, est de devoir faire face à des con­di­tions extrêmes de fonc­tion­nement. C’est ce que vivent actuelle­ment cer­tains d’en­tre nous, en Île-de-France et dans le Cen­tre, deux régions frap­pées par les intem­péries. Plusieurs clin­iques ont dû évac­uer leurs patients en cat­a­stro­phe alors que le niveau de l’eau mon­tait dan­gereuse­ment, des pro­fes­sion­nels se sont retrou­vés dans l’incapacité de rejoin­dre leur lieu de tra­vail, et à l’inverse d’autres ont dor­mi sur place dans l’impossibilité de regag­n­er leur domi­cile. Chers col­lègues, nous sommes de tout cœur avec vous.

Notre méti­er ne nous épargne rien : des tar­ifs improb­a­bles pour ne pas dire impos­si­bles, des injonc­tions con­tra­dic­toires, des GHT voraces, des tutelles autistes, il ne man­quait plus qu’une météo excep­tion­nelle­ment hos­tile. S’il s’agissait de tester les com­pé­tences et les ressources de la pro­fes­sion, la démon­stra­tion est faite : nous savons nag­er !

D’une manière générale, les équipes de toutes les struc­tures de soins, hôpi­taux, clin­iques étaient au chevet de leurs patients, atten­tives et dévouées, et les ont accom­pa­g­nés dans les trans­ferts qui s’imposaient. Ces épisodes extra-ordi­naires révè­lent des tal­ents d’organisation. La coopéra­tion inter-étab­lisse­ments a joué son plein, certes dic­tée par l’urgence mais aus­si le bon sens, et l’esprit de sol­i­dar­ité a fait le reste.

À l’heure du con­stat des dégâts dans vos étab­lisse­ments, faites-nous con­naître vos besoins que nous relayerons. Équipes et direc­tions des clin­iques sin­istrées, vous êtes, mal­gré vous, nos héros de la semaine.

Ségolène Ben­hamou
Prési­dente FHP-MCO