Dans le monde, il existe plus de 200 000 appli­ca­tions mobiles qui veil­lent à la san­té de cha­cun. Elles favorisent le suivi à dis­tance des per­son­nes éloignées des pôles médi­caux ou des per­son­nes âgées. Même si 70 % des patients ne savent pas se décider face à l’offre d’e‑santé, la médecine 2.0 encour­age cer­tains des dis­posi­tifs qui s’intègrent peu à peu dans le corps médi­cal. Et les seniors sont l’une des prin­ci­pales cibles pour le déploiement de l’e‑santé à l’échelle nationale. Le vieil­lisse­ment de la pop­u­la­tion crée un besoin médi­cal gran­dis­sant et l’e‑santé est un appui à cette ten­dance.  La jus­ti­fi­ca­tion réside dans le fait que le senior a besoin d’être autonome, accom­pa­g­né et con­nec­té au monde.  Or ce sont les fonc­tion­nal­ités essen­tielles des appli­ca­tions de san­té et autres objets con­nec­tés.

I) Les seniors prêts à utiliser davantage d’objets connectés

Pour la 18ème édi­tion du Salon des Seniors qui s’est déroulé en avril 2016, l’In­sti­tut Français des Seniors (1) et Medisite ont réal­isé un sondage sur « Les Seniors et les objets con­nec­tés » Le con­stat est clair : les seniors se sen­tent con­cernés par l’avenir de ces out­ils de préven­tion des acci­dents de san­té et de suivi à domi­cile. Trou­ver des moyens d’améliorer sa san­té et être suivi quo­ti­di­en­nement est un enjeu que les seniors pren­nent en compte. Pour preuve, près de 33% des 50 ans et plus ont d’ailleurs déjà util­isé des objets con­nec­tés et sem­blent y trou­ver une vraie valeur ajoutée, puisque 81% l’u­tilisent tou­jours.

Générale­ment les médecins ont du mal à pro­pos­er une solu­tion d’e‑santé à cause du manque de recul et de la masse d’applications et inno­va­tions médi­cales. Pour­tant l’avis du pro­fes­sion­nel de san­té serait le trem­plin à la con­som­ma­tion d’objets con­nec­tés pour les seniors. 68% d’en­tre eux sol­licit­eraient volon­tiers un pro­fes­sion­nel de san­té pour choisir l’un de ces objets.

II) L’e‑santé favorise un suivi à distance pour une autonomie plus accrue

Chez le senior, la san­té va de pair avec une bonne autonomie au quo­ti­di­en. Elle peut être stim­ulée par le biais de dis­posi­tifs qui répon­dent à tout besoin, que la per­son­ne soit valide ou bien en sit­u­a­tion de hand­i­cap. Par exem­ple, les piluliers con­nec­tés per­me­t­tent à la per­son­ne d’être aver­tie par un sig­nal lumineux pour pren­dre son médica­ment  Pour ne pas éviter une erreur dans la prise de médica­ments, cet objet per­met l’ouverture du bon com­par­ti­ment et ver­rouille les autres.

Glob­ale­ment, l’e‑santé est plutôt bien perçue chez les seniors qui témoignent un intérêt gran­dis­sant pour des objets de san­té en tout genre. Préserv­er la san­té des seniors est un enjeu que doit relever la médecine 2.0. Pour autant, le pre­mier référent demeure le médecin qui est le seul à pou­voir faire ren­tr­er l’e‑santé dans les pra­tiques quo­ti­di­ennes.

(1)   http://www.institutfrancaisdesseniors.com/
http://www.objetconnecte.net/remind-musique-memoire-alzheimer/
http://www.infodsi.com/articles/162172/seniors-prets-aborder-virage-sante-connectee-referent-medecin.html
http://www.objetconnecte.net/ces-imedicup-et-imedipac-le-pilulier-connecte-au-service-des-non-voyants/