Surcoût de la prise en charge dans les DOM

Un récent rap­port de l’Insee atteste d’un sur­coût des soins de 15 à 19 % dans les DOM. « Se soign­er coûte plus cher qu’en Métro­pole, que ce soit en ser­vices de san­té, en médica­ments, en appareils et matériels thérapeu­tiques. On par­le ici de prix bruts avant rem­bourse­ment par la sécu­rité sociale et les com­plé­men­taires san­té », indique le rap­port.

Mais les sur­coûts des pris­es en charge glob­ales pour les étab­lisse­ments san­i­taires sont égale­ment très élevés pré­cise le Dr Jean-Claude Pitat, prési­dent de la FHP Guade­loupe. « Il y a plus d’une quin­zaine d’an­nées, le rap­port des instances, y com­pris des tutelles, con­clu­ait à un sur­coût de 26 % en Guade­loupe, Mar­tinique et Guyane et 30 % à La Réu­nion. Si bien qu’actuelle­ment, toute hos­pi­tal­i­sa­tion est majorée d’un coef­fi­cient de 26 ou 30 %. Tout récem­ment une étude, qui n’a cepen­dant pas fait l’ob­jet d’un rap­port, lais­sait entrevoir une aug­men­ta­tion de ce sur­coût qui, pour les Antilles-Guyane, sem­ble se situer entre 32 et 35 %. D’où une paupéri­sa­tion régulière des étab­lisse­ments. La FHP et la FHF de Guade­loupe ont décidé de pour­suiv­re par une étude, sinon com­mune, mais tout au moins con­comi­tante, afin d’at­tester de la réal­ité de ce nou­veau taux de sur­coûts avec un rap­port offi­ciel à des­ti­na­tion autorités de tutelles et min­istérielles. »

Le fléau de l’absentéisme

Selon le dossier du Figaro de la semaine dernière, « dans 22 étab­lisse­ments, les agents enchaî­nent 30 jours ou plus d’ar­rêts mal­adie, con­tre 23,8 en moyenne dans les autres. En moyenne, les 329 hôpi­taux français de plus de 300 employés présents dans la base de don­nées enreg­istrent 23,8 jours d’ab­sence, soit 7 de plus que dans le privé tous secteurs con­fon­dus (selon le baromètre Jal­ma Con­sult­ing). »

Les expli­ca­tions avancées sont con­nues : une pincée de par­tic­u­lar­isme région­al mais surtout un mal-être au tra­vail causé par la dif­fi­culté du méti­er, la prox­im­ité de la mort, etc. La sup­pres­sion de la journée de carence dans la fonc­tion publique, con­tre trois dans le privé, con­stitue aus­si une expli­ca­tion solide. Réin­tro­duite pour une courte durée en 2012, les arrêts mal­adie d’une journée avaient chuté de 40 % dans les étab­lisse­ments de san­té selon l’assureur Sofax­is mais surtout avait per­mis, selon la FHF, 75 mil­lions d’euros d’économies aux hôpi­taux.

Le canular du druide médecin

La mai­son médi­cale de la Roche Der­rien, en Bre­tagne, est prévue pour accueil­lir qua­tre médecins mais le maire, Jean-Louis Even, peine à recruter. Sa com­mune est comme beau­coup d’autres dans l’impasse de la déser­ti­fi­ca­tion médi­cale. Il décide alors de lancer un can­u­lar pour attir­er l’attention et annonce l’embauche d’un druide médecin à défaut de trou­ver de « vrais » médecins général­istes. Toute la presse, télés, radios, presse écrite française et inter­na­tionale, mord, et reprend l’information. L’acteur qui joue le druide médecin dans les vidéos postées sur la toile est recon­nu et la blague prévue pour tenir jusqu’au 1er avril est écourtée.

Same­di dernier, la mairie rece­vait offi­cielle­ment les druides qui avaient sérieuse­ment can­di­daté, pour leur présen­ter leurs excus­es. En revanche, mer­cre­di soir, de vrais médecins du ter­ri­toire et les acteurs san­i­taires régionaux sont con­viés par le maire et l’UFML pour trou­ver des solu­tions.