La dépres­sion est, sans con­teste, le mal de notre siè­cle. Selon l’OMS, 350 mil­lions de per­son­nes sont touchées par ce phénomène dans le monde. En France, on estime qu’une per­son­ne sur cinq en souf­fre. Les coûts de traite­ment sont estimés à 1 mil­liard d’euros pour un mal qui est traité env­i­ron cinq ans après les pre­miers signes dépres­sifs. Face à ce manque de réac­tiv­ité dans la prise en charge du patient comme du médecin, une start-up française s’est engouf­frée dans la brèche pour pro­pos­er un objet con­nec­té prévenant la dépres­sion.

Myndblue, le bracelet connecté capable de détecter la dépression.


Le bracelet Myn­d­blue conçu par la start-up française du même nom pro­pose un champ d’application inédit. En effet, il col­lecte des don­nées telles que le rythme car­diaque, le temps de som­meil, la lumière perçue qui sont ensuite analysées par le médecin trai­tant. Ce dernier peut donc diag­nos­ti­quer au mieux un stress pas­sager ou une dépres­sion latente, dans le pire des cas. Prévenir la dépres­sion avant qu’elle ne s’installe pro­fondé­ment, c’est adopter un traite­ment plus doux pour éviter la prise de médica­ments. En plus de détecter les signes avant-coureurs de cette patholo­gie sou­vent mal diag­nos­tiquée, le bracelet peut accom­pa­g­n­er les per­son­nes sujettes à une rechute pour faciliter le suivi et per­son­nalis­er le traite­ment médi­cal.

Vers une démocratisation du bracelet par les médecins ?

Depuis févri­er, les bracelets anti-déprime sont en phase d’expérimentation à l’Hôpital Saint-Antoine, Paris 12. Philippe Nuss, l’un des psy­chi­a­tres en charge des tests assure que le bracelet con­nec­té aidera les pro­fes­sion­nels à faire le tri selon la com­plex­ité de l’état du patient. Pour Denis Fom­peyrine, cofon­da­teur de Myn­d­blue et doc­teur en psy­cholo­gie clin­ique, la dépres­sion est forte­ment instal­lée quand le patient décide de con­sul­ter. Ain­si le bracelet revêt défini­tive­ment un car­ac­tère médi­cal qui favoris­era un diag­nos­tic plus en amont et met­tra en lumière une patholo­gie sou­vent mécon­nue.

La dépres­sion, en somme, est une mal­adie dont les ten­ants et aboutis­sants échap­pent sou­vent aux médecins. Le bracelet anti-déprime peut con­stituer une nou­velle approche pour qual­i­fi­er et davan­tage recon­naître ce mal, sou­vent « sous diag­nos­tiqué » selon l’épidémiologiste Bernard Bégaud. Et ce dernier de rajouter que cette alter­na­tive sem­ble crédi­ble pour éviter une prise mas­sive de médica­ments, priv­ilégi­er une médecine douce et ren­forcer sa con­nais­sance sur le sujet.

Sources :

https://pixabay.com/fr/fille-inquiet-femme-en-attente-413690/ (IMAGE)

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/13738-Depression-un-bracelet-connecte-pour-la-detecter-plus-tot

http://hitek.fr/actualite/bracelet-connecte-depression_8271

http://hightech.bfmtv.com/produit/myndblue-le-bracelet-connecte-qui-detecte-la-depression-944298.html

http://www.journaldugeek.com/2016/01/18/un-bracelet-connecte-pour-detecter-la-depression/

http://www.20minutes.fr/sante/1768215–20160118-depression-bracelet-connecte-detecter-maladie

http://www.leparisien.fr/societe/ce-bracelet-traque-la-depression-17–01-2016–5458683.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr%2F

https://www.polytechnique.edu/fr/content/une-start-incubee-lx-cree-un-bracelet-pour-detecter-la-depression