Vous accueillir les 12 et 13 mai 2016

Notre secteur tra­verse une péri­ode dif­fi­cile, faite de con­traintes budgé­taires très fortes et de déci­sions poli­tiques dog­ma­tiques. Ensem­ble, nous devons « REBONDIR ».

En fil­igrane de notre pro­gramme axé autour des plans d’économies, la démarche qual­ité, l’évaluation des ARS et le plan Mar­shall pour l’obstétrique, ces trois demi-journées seront l’occasion de partager des valeurs iden­tiques. Si les directeurs d’hôpitaux réu­nis récem­ment pour leur ren­con­tre annuelle rap­pelaient les grands principes du ser­vice pub­lic, relat­ifs à l’ac­ces­si­bil­ité qu’il s’agisse de la non-dis­crim­i­na­tion dans la prise en charge, de l’ac­ces­si­bil­ité finan­cière ou encore géo­graphique, nous réaf­firmerons égale­ment nos valeurs de lib­erté, égal­ité, fra­ter­nité, laïc­ité et sol­i­dar­ité à nou­veau mal­menées par les récents événe­ments de Brux­elles.

Nous vous invi­tons à télécharg­er votre bul­letin d’inscription et à l’envoyer à severine.defosse.mco@fhp.fr

Les médecins libéraux rempilent !

Le nom­bre de per­son­nes cumu­lant emploi et retraite n’a cessé de pro­gress­er depuis 2004 au sein des pro­fes­sions libérales, en par­ti­c­uli­er chez les médecins qui en représen­tent 35 % révèle une étude de la Caisse nationale d’as­sur­ance vieil­lesse des pro­fes­sions libérales (CNAVPL). La pos­si­bil­ité à compter du 1er jan­vi­er 2009 de cumuler inté­grale­ment revenu d’ac­tiv­ité et pen­sion de retraite a entraîné une explo­sion du nom­bre de médecins libéraux cumu­la­rds dont le cap des 10 000 a été franchi.

Les insuffisances du Sunshine Act

La loi du 29 décem­bre 2011 ren­forçait la sécu­rité san­i­taire du médica­ment et des pro­duits de san­té en matière de préven­tion des con­flits d’in­térêts dans l’ex­per­tise san­i­taire. Le récent audit de la Cour des comptes pointe des “insuff­i­sances” et des “failles majeures” en matière de ges­tion et de con­trôle des déc­la­ra­tions d’in­térêts, par exem­ple des “lacunes dans la traça­bil­ité des déci­sions con­cer­nant la chaîne du médica­ment”.

Les indus­triels ont déclaré avoir ver­sé 324 mil­lions d’eu­ros en avan­tages aux pro­fes­sion­nels de san­té depuis 2012 qui cor­re­spon­dent aux avan­tages (cadeaux, dons de matériels, invi­ta­tions, frais de restau­ra­tion, prise en charge de voy­ages, etc.) à par­tir de 10 euros. 36% des béné­fi­ci­aires sont des médecins général­istes, 9% des car­di­o­logues et 8% des chirurgiens.

La loi du 26 jan­vi­er 2016 demande en plus la pub­li­ca­tion des rémunéra­tions perçues par les pro­fes­sion­nels de san­té dans le cadre des con­ven­tions. Le récent con­flit d’intérêt révélé par les médias con­cer­nait le chef du ser­vice de pneu­molo­gie-aller­golo­gie de l’hôpi­tal Bichat-Claude Bernard, par ailleurs médecin con­seil de Total depuis 1997, qui min­imise depuis plusieurs années les effets can­cérigènes de la pol­lu­tion atmo­sphérique, et touchait env­i­ron 60.000 euros par an du groupe Total.