La HAD part en campagne

Aujourd’hui, 106 000 patients sont pris en charge en HAD. Certes, un bon résul­tat mais qui rend l’objectif de dou­ble­ment de l’activité à l’horizon 2018 encore dif­fi­cile à attein­dre. La FNEHAD vient de lancer une cam­pagne de sen­si­bil­i­sa­tion des pre­scrip­teurs de l’hospitalisation à domi­cile et s’adresse aux pro­fes­sion­nels de san­té : 2016 ne se fera pas sans vous ! « Je forme le vœu qu’en 2016 l’hospitalisation à domi­cile per­me­tte encore davan­tage d’anticiper le retour à domi­cile de vos patients », s’exprimait le Dr Elis­a­beth Hubert. La prési­dente de la FNEHAD le répète : « par nature, l’HAD per­met de lim­iter l’augmentation des dépens­es de san­té ». Les freins au développe­ment de l’HAD sont nom­breux, ce qu’elle évo­quait déjà dans une inter­view au « 13h » en 2013 : « nous avons une grande dif­fi­culté à con­va­in­cre les étab­lisse­ments publics et privés, avec héberge­ment, de l’intérêt de coopér­er avec des HAD (…) L’HAD doit être perçue comme un out­il au ser­vice de la flu­id­ité du par­cours du patient et de l’efficience du sys­tème de san­té. »
Nou­v­el espace du site inter­net de la FNEHAD : « Devenir un acteur de l’HAD ».

La FHF rappelle ses 4 vérités à Alain Juppé et François Fillon

Les deux can­di­dats aux pri­maires du par­ti Les Répub­li­cains annonçaient lors du con­grès de la FHP en décem­bre dernier leur volon­té d’abroger la loi de san­té s’ils étaient aux affaires. Action, réac­tion. La FHF leur écrivait en retour : « Là où les clin­iques sélec­tion­nent sou­vent leurs patients, leurs patholo­gies, pra­tiquent près de 900 mil­lions de dépasse­ments d’hono­raires et s’ab­sti­en­nent de par­ticiper à la per­ma­nence des soins, les hôpi­taux publics assurent toutes les pris­es en charge, même les plus com­plex­es et les plus coû­teuses, sans dis­con­ti­nu­ité et sans dis­crim­i­na­tion d’au­cune sorte ». Les hôpi­taux et les clin­iques « sont certes com­plé­men­taires mais en aucun cas sub­sti­tu­ables » rap­pelait Frédéric Val­letoux, prési­dent.

Réseaux de soins : le suicide des cliniques privées

Frédéric Bizard, écon­o­miste et enseignant à Sci­ences Po Paris vient de sor­tir un nou­veau brûlot : Com­plé­men­taires san­té. Le scan­dale !
Extrait. « Ini­tiée à la fin des années 1990, les réseaux de soins con­ven­tion­nés accélèrent leur développe­ment depuis la loi Le Roux de 2013. Ils s’inscrivent dans la volon­té des Ocam de se posi­tion­ner en « acheteurs de soins », négo­ciant des con­di­tions tar­i­faires intéres­santes pour leurs assurés. Les opéra­teurs de ces réseaux con­tractent avec les offreurs de soins pour dimin­uer les coûts des presta­tions en con­trepar­tie d’un apport de clien­tèle.
Alors que les médecins ont obtenu de haute lutte en 2013 la non exten­sion des réseaux à leur activ­ité, la sig­na­ture de con­ven­tion avec des réseaux de soins par les étab­lisse­ments de san­té serait le signe de leur part d’un mépris pour le corps médi­cal et d’une myopie stratégique totale. Les réseaux, qui n’ont comme objec­tif que la réduc­tion des rem­bourse­ments par des prix bas des soins, signeront inévitable­ment à terme le déclin économique des clin­iques et de la médecine libérale. C’est la rai­son pour laque­lle le con­cept de réseaux est soutenu par ceux qui souhait­ent ce déclin ! »