Dans une France en état d’urgence, choqués, nous avons repris hier le chemin du tra­vail.

La mort, nous la fréquen­tons dans nos étab­lisse­ments, et si nous ne nous y habituons jamais, nous l’ac­cep­tons. Mais la bar­barie qui vient de frap­per notre pays est incon­cev­able, elle est intolérable. Cette folie et cette haine meur­trières, nous ne pou­vons l’ac­cepter.

Nous avons une pen­sée très émue pour les vic­times qui ont con­nu cet enfer. Pour celles qui ont été fauchées et pour celles qui doivent vivre avec ce trau­ma­tisme. Pour les familles brisées et pour ceux qui ont per­du des amis chers. Peu à peu appa­rais­sent leurs vis­ages, ils nous sont fam­i­liers, ce pour­rait être n’im­porte lequel d’en­tre nous.

Face à ce défer­lement de vio­lence, le monde médi­cal et hos­pi­tal­ier dans son ensem­ble a répon­du présent. Human­ité et sol­i­dar­ité face à l’hor­reur.

Le dra­peau de notre pays est en berne pour trois jours de deuil nation­al. Après cela la vie con­tin­uera, mal­gré et con­tre le ter­ror­isme.

Ségolène Ben­hamou
Prési­dente du syn­di­cat nation­al FHP-MCO