Après la polémique du Pro­fesseur Joyeux, à l’origine d’une péti­tion con­tro­ver­sée sur les dan­gers de la vac­ci­na­tion, le débat sur les vac­cins est relancé. La France est un des rares pays au monde où les par­ents risquent une amende et jusqu’à deux ans de prison pour refuser de faire admin­istr­er le vac­cin DTP à leur enfant

 

Dans d’autres pays, comme les USA ou l’Australie, il est néces­saire pour les enfants d’être vac­ciné pour aller à l’école, mais l’obtention d’exemptions sous pré­textes religieux ou philosophiques est tout à fait envis­age­able. Exemp­tions de plus en plus pop­u­laires, qui ont notam­ment con­duit à la résur­gence de la rouge­ole aux USA

Selon le Dai­ly Tele­graph, plus de 39 000 enfants aus­traliens de moins de 7 ans ne sont pas vac­cinés : chiffre en forte aug­men­ta­tion ces dix dernières années puisqu’en 2005 ils n’étaient que 24 000. Pour frein­er la ten­dance, Tony Abbott – pre­mier min­istre du pays – a annon­cé que les par­ents ne préférant pas faire vac­cin­er leurs enfants n’auront plus le droit à aucune allo­ca­tion famil­iale : sus­pen­sion qui s’élève env­i­ron à 10 000 euros par an par famille !

Le mou­ve­ment anti vac­cins est par­ti­c­ulière­ment obstiné dans son mil­i­tan­tisme : comme la majorité des reli­gions n’est pas opposée aux immu­ni­sa­tions vac­ci­nales, le réseau pro­pose aux familles scep­tiques de rejoin­dre une fausse reli­gion – l’Eglise du vivant con­scient – afin d’obtenir leur exemp­tion religieuse… Ces per­son­nes seront prob­a­ble­ment prêtes à per­dre de l’argent pour con­tin­uer à refuser de faire injecter les vac­cins à leurs enfants !

Cette mesure entr­era en vigueur en 2016 en Aus­tralie.
En France, le Con­seil nation­al de l’ordre des médecins a annon­cé le 25 juin 2015 qu’il por­tait plainte devant la cham­bre dis­ci­plinaire de pre­mière instance de Langue­doc-Rous­sil­lon con­tre le pro­fesseur Hen­ri Joyeux, ini­ti­a­teur le 13 mai d’une péti­tion sur les dan­gers de la vac­ci­na­tion qui a recueil­li depuis près de 680 000 sig­na­tures.