Quel est l’intérêt des objets con­nec­tés sur le plan stricte­ment médi­cal ? « La grande majorité des pro­duits ven­dus par les entre­pris­es d’objets con­nec­tés le sont à des gens qui n’en ont pas besoin » répond Uwe Diegel, fon­da­teur et prési­dent d’iHealth. Les objets con­nec­tés san­té sont-ils de la gadgéti­sa­tion ou un développe­ment de tech­niques de pointe ?

 

Être acteur de sa santé

Les objets con­nec­tés, du ten­siomètre à la mon­tre mul­ti­fonc­tion, ne con­cer­nent pas seule­ment les pro­fes­sion­nels ou les malades, mais aus­si les biens por­tants qui sont de plus en plus ouverts à ce qu’on appelle le quan­ti­fied self. En toute autonomie, ces objets nous per­me­t­tent de pren­dre les mesures et nous rap­pel­er les petits gestes sim­ples ou les amélio­ra­tions à main­tenir toute l’année dans notre style de vie.

Les objets con­nec­tés devenant plus que des gad­gets élec­tron­iques intel­li­gents, de nom­breux développeurs se sont spé­cial­isés dans l’élaboration de logi­ciels des­tinés à opti­miser le fonc­tion­nement des objets. Devenus de véri­ta­bles out­ils per­for­mants, leur développe­ment va de l’application pour un suivi de san­té de manière autonome au logi­ciel com­prenant une plate­forme de sur­veil­lance à dis­tance pour amélior­er le mode de vie des vic­times de mal­adie chronique.

Une surabondance sur le marché des objets connectés ?

« Un nou­veau pro­duit sort tous les deux jours : c’est en train de gadgé­tis­er la san­té con­nec­tée aux yeux du monde médi­cal » remar­que Uwe Diegel. Les objets con­nec­tés seront près de 80 mil­liards en 2020 selon l’insti­tut Idate ! Mais le pèse-per­son­ne qui mesure le rythme car­diaque est-il util­isé plus par une per­son­ne en sur­poids qui doit se sur­veiller ou par une jeune femme qui souhaite entr­er dans sa robe ? La brosse à dent con­nec­tée a‑t-elle un réel intérêt médi­cal, autre que celui con­fort­able de con­naître les zones que vous net­toyez le moins minu­tieuse­ment ?

Il y a aujourd’hui un objet con­nec­té pour répon­dre à cha­cun de nos plus petits besoins : cette surabon­dance risque de gadgé­tis­er le monde de la san­té con­nec­tée !