Notre enjeu est aujourd’hui externe !

Pour Marie-Pas­cale Chague, direc­trice du nou­veau départe­ment inno­va­tion créé il y a un an par le groupe Vival­to San­té, le futur des étab­lisse­ments passera par le développe­ment des sys­tèmes d’information et ser­vices entre les acteurs de san­té et avec le patient. « Les axes don­nés par la tutelle sont clairs » rap­pelle-t-elle, « il s’ag­it d’ac­centuer le mail­lage ter­ri­to­r­i­al, dévelop­per le lien ville/hôpital, ren­dre le patient acteur, ten­dre vers plus d’efficience au niveau du par­cours de prise en charge ». Ce par­cours com­mence avant et con­tin­ue après la phase aiguë d’un séjour hos­pi­tal­ier et ceci s’accentue avec le développe­ment de l’ambulatoire. Le levi­er de crois­sance de nos étab­lisse­ments n’est plus unique­ment interne sur l’efficience de nos organ­i­sa­tions au regard de la T2A, mais sur notre capac­ité à s’ouvrir sur l’extérieure. « Partout ailleurs, de nom­breux secteurs économiques ont totale­ment inté­gré le numérique dans leurs proces­sus, pourquoi pas la san­té ? Certes les moyens man­quent et la pri­or­ité en SI actuelle­ment est d’être éli­gi­ble dans Hôpi­tal Numérique pour rénover son SIH et répon­dre aux exi­gences de cer­ti­fi­ca­tion mais il faut rester très atten­tif sur les pro­jets extérieurs pour ne pas ris­quer d’être hors-jeux sur les par­cours de soins.»

La santé connectée est un des services de demain

« Les évo­lu­tions médi­cales, l’am­bu­la­toire en pre­mier lieu, réduisent la durée de présence des patients dans nos struc­tures, nous devons alors nous pré­par­er à pro­pos­er de nou­veaux ser­vices aux patients en dehors de nos murs. La san­té con­nec­tée fait par­tie des out­ils pour le faire. »

Le partenariat fait partie de l’ADN du groupe Vivalto

« Nos médecins sont nos action­naires et nos parte­naires. Cette forme de gou­ver­nance fait par­tie inté­grante de la cul­ture de notre groupe. Il était naturel de nouer des parte­nar­i­ats égale­ment avec des indus­triels ou prestataires. » Out­re la veille tech­nologique, Marie-Pas­cale Chague tra­vaille en amont avec des indus­triels et prestataires à la réflex­ion d’organisations inno­vantes inté­grant ces enjeux vers l’extérieur des struc­tures de soins. « Ce n’est pas tant les pro­duits inno­vants en eux-mêmes qui nous intéressent mais de tra­vailler avec les indus­triels sur l’intégration de nou­veaux usages pour mieux répon­dre aux besoins des patients, des médecins, réfléchir ensem­ble à de nou­veaux proces­sus de soins mieux adap­tés, plus effi­cients. Nous tra­vail­lons sur des domaines ciblés où notre groupe recherche l’excellence pro­fes­sion­nelle comme par exem­ple la prise en charge en can­cérolo­gie ou en obésité. Entre autre, je dirige le pro­jet TEO en IDF (plate­forme de télé­con­sul­ta­tion, télé­sur­veil­lance et coor­di­na­tion sur prise en charge de l’obésité). Dans les pro­jets inno­vants mis en œuvre au sein du groupe, nous sommes avant tout dans une recherche d’efficience médi­co-économique glob­ale et la créa­tion de ser­vices atten­dus par le patient sans oubli­er qu’il veut être main­tenant de plus en plus acteur de sa prise en charge, de sa san­té ! »