Pub­liée en avril dernier, la 4e édi­tion du Baromètre San­té Deloitte-Ifop révèle que les Français aiment tou­jours leur sys­tème de san­té. Même s’ils se plaig­nent du manque de médecins dans cer­taines régions, du coût des soins et qu’ils s’opposent aux regroupe­ments des petits hôpi­taux, les Français sont encore en phase avec leur sys­tème de san­té.

86% des Français sont sat­is­faits de notre sys­tème de san­té donc, même s’ils red­outent de plus en plus de ne pas avoir un bon accès aux soins : en effet, 30% des per­son­nes inter­rogées se plaig­nent de l’éloignement géo­graphique des hôpi­taux, des temps d’attentes et 33% regret­tent cer­tains tar­ifs pra­tiqués et le niveau par­fois trop bas de rem­bourse­ment.

S’a­joutant aux dif­fi­cultés finan­cières, 56% des Français ont le sen­ti­ment que le nom­bre de médecins spé­cial­istes dimin­ue dans leur région et 54 % en ce qui con­cerne essen­tielle­ment les général­istes. C’est pour ça que 62% des per­son­nes inter­rogées con­sid­èrent que la lib­erté d’in­stal­la­tion des médecins est une mau­vaise chose, une opin­ion qui a pro­gressé de 4 points par rap­port à 2009. « Cette inquié­tude se retrou­ve surtout dans les zones rurales, où 70 % des Français croient à une diminu­tion du nom­bre de médecins général­istes, con­tre 40 % des habi­tants de l’ag­gloméra­tion parisi­enne » a expliqué Michel Seb­bane, asso­cié-con­seil secteur pub­lic chez Deloitte, lors d’un point presse.

Les sondés se dis­ent aus­si à 62 % opposés au regroupe­ment d’hôpi­taux au niveau ter­ri­to­r­i­al.

Près des 2/3 des per­son­nes inter­rogées rejet­tent les propo­si­tions visant à dimin­uer ou mod­uler les niveaux de rem­bourse­ment en fonc­tion des revenus de l’as­suré.

En revanche, 70% esti­ment que cha­cun devrait par­ticiper à la prise en charge des frais de san­té liés aux risques pris dans sa vie courante (con­som­ma­tion exces­sive de tabac ou d’al­cool, pra­tique de sports vio­lents…). Dans le même ordre d’idées, près de 9 Français sur 10 ont adop­té des gestes de préven­tion, pro­por­tion sta­ble au fil des années : ils sont par exem­ple 49 % à manger plus saine­ment et 43 % à pra­ti­quer une activ­ité physique régulière. Ain­si, 62 % des per­son­nes ayant appliqué des actions de préven­tion déclar­ent avoir con­staté une amélio­ra­tion de leur san­té, con­tre 57 % l’an passé !

Ce sondage a été réal­isé du 20 au 26 mars 2015 sur inter­net, auprès d’un pan­el de 2 000 per­son­nes représen­tatif de la pop­u­la­tion française, de 18 ans et plus. Ces Français ont été inter­rogés sur leur per­cep­tion du sys­tème de san­té en général, de l’évolution de leur bud­get san­té, sur l’efficacité de la préven­tion, sur leurs attentes des com­plé­men­taires san­té et enfin sur le développe­ment de la e‑santé.

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