Avant tout acte médi­cal, le médecin se doit de recueil­lir le con­sen­te­ment éclairé de son patient, dont voici la déf­i­ni­tion : « le patient doit for­muler son con­sen­te­ment après avoir reçu de la part du médecin une infor­ma­tion claire, com­préhen­si­ble, adap­tée à ses capac­ités de com­pren­dre la nature des actes et pre­scrip­tions pro­posés, leur intérêt pour sa san­té et les con­séquences néfastes en cas de refus » (arti­cle 35 du Con­seil nation­al de l’Ordre des médecins).

L’irruption du numérique touche l’environnement hos­pi­tal­ier : est-ce que ces nou­veaux out­ils peu­vent faciliter le con­sen­te­ment éclairé des patients ?

Lors des 7èmes Journées des adhérents du GIP SIB, qui se sont tenues du 8 au 10 avril à La Baule, Joël de Ros­nay s’est exprimé lors d’une con­férence plénière inti­t­ulée “Écosys­tème numérique et patient aug­men­té : les défis de la san­té pour demain”.

Selon lui, grâce aux objets con­nec­tés san­té la société est passée « du self­ie au helth­fie : aupar­a­vant, on ne dis­po­sait que de la bal­ance et du miroir pour se mesur­er, aujourd’hui on peut sur­veiller en temps réel nos paramètres vitaux et les inté­gr­er entre eux ». C’est ce qu’il appelle le « tableau de bord san­té per­son­nal­isé ».

Les dif­férents béné­fices de l’irruption du numérique dans le milieu hos­pi­tal­ier peu­vent être par exem­ple une ges­tion des médica­ments facil­itée, une local­i­sa­tion du matériel et des per­son­nes immé­di­ate, le Dossier Médi­cal Per­son­nel… Mais le numérique peut aus­si pos­er des prob­lé­ma­tiques  liées à la con­fi­den­tial­ité et la sécu­rité des don­nées. Le sci­en­tifique a insisté sur la « néces­saire for­ma­tion du per­son­nel pour appréhen­der ces évo­lu­tions ».

Les objets con­nec­tés et les smart­phones révo­lu­tion­nent le par­cours san­té du patient 2.0 : l’hôpital a amor­cé sa muta­tion en emmenant le patient avec lui !

Grâce aux smart­phones et à l’environnement dig­i­tal, le patient devient éclairé et aug­men­té : il s’autonomise dans ses recherch­es, appro­fon­dit l’évaluation médi­cale et s’auto-mesure grâce aux dif­férentes appli­ca­tions de san­té / bien-être.