A ce jour, de nom­breux acteurs san­té se sont posi­tion­nés sur les médias soci­aux : présence insti­tu­tion­nelle sur les réseaux soci­aux, développe­ment d’applications de quan­ti­fied self pour les patients, divers­es solu­tions de partage de con­tenus entre médecins ou avec leurs patients, ou encore out­ils dig­i­taux en sup­port de la pra­tique de la médecine… Le monde de la san­té et médias soci­aux four­mille d’initiatives inno­vantes et est por­teur d’espoir pour les patients comme pour les pro­fes­sion­nels. 

Mais selon Denise Sil­ber, Prési­dente de l’agence con­seil Basil Strate­gies, le développe­ment du secteur médi­cal sur Inter­net et les réseaux soci­aux est ralen­ti par la trop grande diver­sité des out­ils, la dif­fi­culté pra­tique pour les déploy­er à grande échelle ain­si que la com­plex­ité des mod­èles économiques.

Dans un arti­cle pub­lié sur lesechos.fr, Denise Sil­ber soulève le prob­lème de l’hébergement des don­nées médi­cales : la san­té 2.0 se déploie sur les plate­formes sociales (Face­book, Twit­ter, LinkedIn…) sans out­il dédié ni fonc­tion­nal­ités spé­cial­isées. Cette san­té 2.0, phénomène récent et encore vague dans sa déf­i­ni­tion, est un con­cept bous­cu­lant les par­a­digmes habituels qui s’appuie sur le social net­work­ing où tous les acteurs (patients, médecins, four­nisseurs…) dévelop­pent des moyens inno­vants pour amélior­er l’accès à la san­té et la qual­ité de la prise en charge.

Les out­ils actuelle­ment exis­tants en san­té 2.0 ont tous été pen­sés en réponse à une prob­lé­ma­tique pro­pre, il en existe aujourd’hui des mil­liers. Out­ils édu­cat­ifs (Glu­ci­web), de quan­ti­fied self (ten­siomètre con­nec­té), de rap­pels d’actions à accom­plir (Pill’Up), de mise en rela­tion entre patients (com­mu­nauté de patients), patients / pro­fes­sion­nels de la san­té (télémédecine)  ou pro­fes­sion­nels de la san­té entre eux (Comu­ni­ti), les solu­tions sont très nom­breuses et l’aiguillage vers la solu­tion adap­tée devient com­plexe.

Les (trop) nom­breux out­ils sont sou­vent peu sat­is­faisants, ce qui ralen­tit l’adhésion  du plus grand nom­bre à ces solu­tions. Cela génère aus­si beau­coup de ques­tions dans l’application réelle de ces répons­es dans la pra­tique actuelle de la médecine : com­ment pren­dre le temps de les inté­gr­er dans un emploi du temps sou­vent déjà très chargé ? Qui va pay­er ? Com­ment être sûr de la sauve­g­arde du secret pro­fes­sion­nel ? Et la ques­tion de l’hébergement des big data générées ?

Denise Sil­ber pro­pose d’en dis­cuter lors des ren­con­tres Doc­tors 2.0 & You, qui per­me­t­tent de délivr­er un espace priv­ilégié d’ob­ser­va­tion et de par­tic­i­pa­tion des Français.