Com­mu­niqué de presse envoyé le 23 jan­vi­er 2015 :

Depuis le virage ambu­la­toire ini­tié il y a 5 ans, un ensem­ble de mesures a été mis en place pale Min­istère, dont récem­ment la sup­pres­sion des bornes bass­es pour les GHM Chirur­gi­caux de niveau 1, défendue forte­ment par la FHP-MCO, mais aus­si par la cour des comptes.  Même si cette mesure date de moins d’un an, les travaux menés démon­trent d’ores et déjà une ten­dance à la hausse du taux de chirurgie ambu­la­toire dans les clin­iques et hôpi­taux privés pour les activ­ités con­cernées, mais aus­si une légère diminu­tion de la durée moyenne de séjour. La sup­pres­sion des bornes bass­es sem­ble un out­il de finance­ment adap­té au nou­veau mod­èle d’organisation des pra­tiques clin­iques. Un élar­gisse­ment de cette mesure per­me­t­trait de favoris­er encore davan­tage l’efficience du sys­tème de san­té.

Fin 2010, alors qu’une ori­en­ta­tion poli­tique majeure pré­conise le développe­ment de la chirurgie ambu­la­toire (instruc­tion DGOS du 27 décem­bre 2010), de nom­breux pro­fes­sion­nels ne suiv­ent pas, stop­pés par des mécan­ismes tar­i­faires dés­inci­tat­ifs. La rai­son ? Les bornes bass­es. Si la durée du séjour est inférieure à la borne basse affec­tée au Groupe Homogène de Séjour (GHS), l’établissement doit appli­quer au tarif un coef­fi­cient de mino­ra­tion de 50%. « Les étab­lisse­ments de san­té n’ont pas les moyens de per­dre la moitié de la rémunéra­tion du séjour. Les bornes bass­es représen­tent un réel obsta­cle au développe­ment de l’ambulatoire. » explique Ségolène BENHAMOU, Prési­dente de la FHP-MCO.

Afin de veiller à une mise en cohérence des poli­tiques et des actes sur le ter­rain, il est donc indis­pens­able, d’adapter les out­ils de finance­ment à ce nou­veau mod­èle d’organisation des pra­tiques clin­iques. « La FHP-MCO se bat depuis longtemps pour la sup­pres­sion des bornes bass­es car elles ne répon­dent plus à l’évolution des pra­tiques clin­iques. » ajoute Ségolène BENHAMOU.

Le 1er mars 2014, le Min­istère de la San­té a mis en place une forte inci­ta­tion tar­i­faire à la pra­tique de la chirurgie ambu­la­toire en adop­tant la sup­pres­sion des bornes bass­es pour les GHM Chirur­gi­caux de niveau 1.  Une mesure qui s’ajoute à l’assouplissement des normes en ambu­la­toire et à la tar­i­fi­ca­tion iden­tique des GHM de courte durée et de niveau 1.

« 8 mois après cette sup­pres­sion des bornes bass­es, ce qui est peu en terme de recul, voici les pre­miers résul­tats : le taux de chirurgie ambu­la­toire aug­mente, et ceci plus rapi­de­ment dans les hôpi­taux privés que dans les hôpi­taux publics. Au-delà de la chirurgie ambu­la­toire, la durée moyenne de séjour dimin­ue et ceci égale­ment plus rapi­de­ment dans les hôpi­taux privés que dans les hôpi­taux publics. » affirme Ségolène BENHAMOU.

On peut not­er égale­ment que le nom­bre de séjours de plus de 2 jours dimin­ue depuis 2010, alors que l’ambulatoire et le niveau 1 pro­gressent d’environ 10 % dans le secteur privé.

-          Séjour de 4 jours et + : diminu­tion d’environ 10% pour les deux secteurs

-          Séjour de 3 jours : diminu­tion de plus de 10% dans le privé et env­i­ron 5% dans le pub­lic.

En Suède, la durée moyenne de séjour pour une pro­thèse totale de hanche est de 3,3 jours. La France a un retard impor­tant à combler. Il est impor­tant de soulign­er que cet objec­tif de développe­ment de la chirurgie ambu­la­toire passe  par une démarche d’amélioration con­tin­ue.  Il est néces­saire d’évaluer et de mesur­er la mon­tée en charge sur le long terme.  « Mais dans l’attente d’aller plus loin, les travaux de l’ATIH visant à fia­bilis­er et à met­tre à jour des bornes bass­es et hautes sont les bien­venus. » pour­suit Thier­ry Béchu, Délégué Général de la FHP-MCO.

Et pour ter­min­er sur des propo­si­tions de la FHP-MCO pour accom­pa­g­n­er l’évolution des bonnes pra­tiques : « Ces pre­miers résul­tats sont déjà  promet­teurs. Il faut donc pour­suiv­re ces actions en élar­gis­sant  le mou­ve­ment vers l’interventionnel comme pour la corono­gra­phie, mais aus­si vers les niveaux 2, 3 et 4, et en ren­dant plus flex­i­bles les organ­i­sa­tions pour inté­gr­er les évo­lu­tions des pra­tiques. Il faut  surtout éviter toute action con­duisant à un sig­nal con­traireCe n’est pas en figeant les pra­tiques que nous allons favoris­er l’efficience de notre sys­tème de san­té.»

A PROPOS DE LA FHP-MCO

La FHP-MCO regroupe 600 étab­lisse­ments hos­pi­tal­iers privés en France qui par­ticipent aux mis­sions de ser­vice pub­lic de la san­té. Ces clin­iques et hôpi­taux privés représen­tent :

-          Plus de 8 mil­lions de séjours (40% des hos­pi­tal­i­sa­tions)
—          67.000 lits et places (30% des capac­ités d’hos­pi­tal­i­sa­tion MCO en France)
—          132 ser­vices d’ur­gence (2,2 mil­lions de pas­sages en 2010)
—          27% des nais­sances en France
—          35% des séances de chimio­thérapie
—          25% des séjours médi­caux
—          54% des séjours chirur­gi­caux
—          34% de la prise en charge de l’in­suff­i­sance rénale chronique

Env­i­ron 156.000 infir­mières, sages-femmes, aides-soignants et hôte­liers y tra­vail­lent, ain­si que 45.000 prati­ciens.

Con­tacts presse — Agence Well­com
Gaëlle Ryouq / Isabelle Gan­don
gr@wellcom.fr / ig@wellcom.fr
Tél. : 01 46 34 60 60
8, rue Four­croy 75017 Paris