L’en­gage­ment des étab­lisse­ments de san­té dans la préven­tion est une des pri­or­ités de notre min­istère. Le MCO privé pour sa part, n’a pas atten­du ni ce feu vert poli­tique, ni la future loi de san­té qui réserve à l’ap­proche préven­tive une place priv­ilégiée, pour s’il­lus­tr­er en tant qu’ac­teur de san­té publique. Les qua­tre numéros de Fil rose, newslet­ter copro­duite avec l’AFC-UNH­PC, que vous avez reçue les mardis d’Octo­bre rose, l’ont rap­pelé. Votre dynamisme n’est plus à démon­tr­er, mais le faire con­naître est plus que jamais à dévelop­per. Vos ini­tia­tives sont orig­i­nales et inspirées. Notons surtout qu’elles sont toutes le fruit d’un tra­vail d’équipe et le résul­tat d’une col­lab­o­ra­tion de vos salariés et de vos médecins. Nous avons ain­si la cer­ti­tude que nos patients retrou­veront à leur chevet cette même promesse d’en­gage­ment demain lorsque les pro­jecteurs ros­es d’oc­to­bre s’étein­dront. Notre secteur prend en charge une femme sur deux, atteinte d’un can­cer du sein (48 % des actes de chirurgie du can­cer du sein sont réal­isés dans le secteur privé) ; c’est peu dire que nous sommes incon­tourn­ables ! Les patientes con­nais­sent le chemin des étab­lisse­ments de san­té privés quand les tutelles ne réac­tu­alisent pas le logi­ciel de leur GPS et s’ob­sti­nent à ignor­er notre adresse. Alors que le droit de nais­sance pro­mu par la loi de san­té et dont nous ne pou­vons nous pré­val­oir, nous écarterait de l’ex­er­ci­ce de mis­sions de ser­vice pub­lic, il est cap­i­tal de proclamer, hier avec Fil rose, et demain grâce à d’autres fils tis­sés avec vous, les ser­vices ren­dus au pub­lic et qui sont aujour­d’hui en jeu.

 

 

 

 

 

Lamine Ghar­bi
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO

Le PLFSS avance
Le PLFSS a été adop­té en pre­mière lec­ture à l’Assemblée nationale par 270 voix pour, 245 con­tre et 51 absten­tions, dont 34 social­istes (par­mi lesquels on retrou­ve les fron­deurs). Affaire à suiv­re…

Les FHP du Nord-Ouest inquiètes au sujet de leur SIOS
La FHP Nor­mandie et la FHP Nord-Pas-de-Calais — Picardie s’inquiètent de l’absence de con­cer­ta­tion sur le pro­jet de Sché­ma inter­ré­gion­al d’organisation san­i­taire (SIOS) pour le Nord-Ouest. Les respon­s­ables syn­di­caux remet­tent en cause la méthodolo­gie car si les dis­po­si­tions du SIOS sou­ti­en­nent des ori­en­ta­tions préoc­cu­pantes, aucune éval­u­a­tion des besoins ni d’analyse de l’offre exis­tante n’a été faite. Ils revendiquent une démoc­ra­tie san­i­taire (con­cer­ta­tion dans le cadre du SIOS faite en l’ab­sence de l’hos­pi­tal­i­sa­tion privée) et récla­ment une vraie con­cer­ta­tion avant l’adop­tion du sché­ma. Bra­vo !

La CNPCMEHP s’in­ter­roge sur les hôtels post-opéra­toires
Dans le cadre du PLFSS, les députés ont voté la créa­tion d’hô­tels post-opéra­toires : « l’État peut autoris­er, par déro­ga­tion à l’article L. 6111–1 du même code, les étab­lisse­ments de san­té à pro­pos­er à leurs patients une presta­tion d’hébergement tem­po­raire non médi­cal­isé, en amont ou en aval de leur hos­pi­tal­i­sa­tion ». Le Dr Jean-Luc Baron, prési­dent de la Con­fédéra­tion nationale des prési­dents de CME de l’hos­pi­tal­i­sa­tion privée demande des éclair­cisse­ments rapi­des pour pou­voir s’ex­primer lors de la rédac­tion du décret d’application. « Pourquoi répéter à l’envi que l’HAD ne peut être la suite de la chirurgie ambu­la­toire et autoris­er des hôtels post opéra­toires. Qui va suiv­re les patients, et assur­er les soins ? Pourquoi mobilis­er des ressources humaines près des hôpi­taux alors qu’il faut fix­er l’activité dans les zones rurales. Con­cer­nant le finance­ment, la logis­tique sera financée par le FIR, et le prix de la nuit hôtelière par l’assurance mal­adie. Il y a fort à pari­er que dans le con­texte de l’ONDAM ce soit encore l’enveloppe de ville qui par­ticipe » déclare-t-il.

Les DIM boos­t­ent !
Le petit groupe de médecins DIM experts créé en 2011 au sein de la FHP-MCO lance en 2012 le Club des médecins DIM pour tra­vailler sur les prob­lé­ma­tiques touchant à la clas­si­fi­ca­tion des séjours en MCO, au con­trôle externe, à la descrip­tion de l’activité. Un tra­vail essen­tiel pour rompre l’isolement des médecins DIM et les aider dans leur mis­sion de veille, et fon­da­men­tal pour aider le secteur à s’exprimer et revendi­quer ses posi­tions sur le thème de l’information médi­cale. Une salle de dis­cus­sion Club de l’information médi­cale et une base doc­u­men­taire dédiée sont ouvertes sur le site du syn­di­cat et sont à la dis­po­si­tion de vos médecins DIM. Pour aller plus loin, une enquête en direc­tion des médecins DIM qui exer­cent dans les 550 étab­lisse­ments de san­té privés MCO est lancée : dress­er un état des lieux des DIM du secteur privé et mieux iden­ti­fi­er leurs besoins pour con­tin­uer de les accom­pa­g­n­er au mieux. Répons­es atten­dues jusqu’au 14 novem­bre et resti­tu­tion des résul­tats lors de la 7e réu­nion du « club des médecins DIM » le 2 décem­bre à Paris (voir agen­da).

Mort d’un nou­veau-né : l’étab­lisse­ment de san­té est respon­s­able d’ef­fec­tifs insuff­isants
Pré­ci­sion utile de la MACSF : un étab­lisse­ment de san­té réal­isant 2 300 accouche­ments par an et employ­ant deux sages-femmes en salle de nais­sance ne dis­pose pas du nom­bre suff­isant de per­son­nel req­uis au sens de l’article D.6124–44 du CSP. Cet effec­tif insuff­isant ne per­met pas d’assurer une « sur­veil­lance sat­is­faisante » des par­turi­entes et con­stitue un défaut d’organisation et de fonc­tion­nement du ser­vice (CCI PACA — 10 jan­vi­er 2014).

L’ex­ter­nal­i­sa­tion de la fab­rique des enfants
Au tra­vers de deux avis ren­dus le 22 sep­tem­bre 2014, la Cour de cas­sa­tion estime que le recours à l’in­sémi­na­tion arti­fi­cielle avec don­neur anonyme, ne fait pas obsta­cle à ce que l’époux de la mère puisse adopter l’en­fant, ain­si conçu. Ce procédé repose sur l’ex­tra­or­di­naire plas­tic­ité de la notion « d’élé­ments essen­tiels du droit français » dont la déf­i­ni­tion dépend donc désor­mais d’un sim­ple avis de la Cour de cas­sa­tion.

For­mer les aides à domi­cile (PAERPA)
L’instruction DGCS-CNSA n° 2014-285 du 11 sep­tem­bre 2014 détaille le finance­ment de la for­ma­tion des aides à domi­cile par les ARS expéri­men­ta­tri­ces. Le coût prévi­sion­nel total de ces for­ma­tions s’élève à 784 454 euros. Neuf ARS sont con­cernées : Aquitaine, Bour­gogne, Cen­tre, Île-de-France, Lim­ou­sin, Lor­raine, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais et Pays de la Loire.

Ça décoiffe
Le Con­seil de l’or­dre des médecins de la Loire devrait stat­uer sur le sort du directeur médi­cal et prési­dent de la CME de la clin­ique du Parc à Saint-Priest-en-Jarez, suite à une pub­lic­ité con­tro­ver­sée de la clin­ique, dont le slo­gan « cer­tains soignent les apparences » est illus­tré de pho­tos sexy d’un médecin et d’une infir­mière. Le Con­seil de l’or­dre a souligné que la com­mu­ni­ca­tion per­mise aux étab­lisse­ments de san­té « exclut toute pub­lic­ité com­par­a­tive et n’au­torise pas à par­ler de la qual­ité des soins ». Plusieurs clin­iques mécon­tentes, le CHU, et l’Or­dre des infir­miers de la Loire avaient saisi le Con­seil de l’or­dre. La direc­tion de la clin­ique se déclare sat­is­faite d’avoir atteint son objec­tif de capter l’at­ten­tion d’une nou­velle clien­tèle, jeune, sen­si­ble à l’hu­mour, « en bous­cu­lant les codes par une cam­pagne résol­u­ment décalée pour faire con­naître la glob­al­ité de notre offre, qui com­prend notam­ment un ser­vice d’ur­gences. On ne cher­chait pas à stig­ma­tis­er, telle­ment le décalage est grand par rap­port à la réal­ité. Per­son­ne n’au­rait dû se sen­tir visé » déclare son porte-parole.

Vers un Noël agité
L’U­nion nationale des médecins spé­cial­istes con­fédérés (UMESPE) a appelé les spé­cial­istes qu’elle représente au sein de la CSMF, à se join­dre au mou­ve­ment de fer­me­ture des cab­i­nets des général­istes du 24 au 31 décem­bre, et lancé par l’UNOF, la branche général­iste, et déjà soutenu par MG France et la FMF. Le SML attend la tenue de son assem­blée générale en novem­bre pour décider de sa par­tic­i­pa­tion à ce mou­ve­ment de grève. Plusieurs motifs de protes­ta­tion : général­i­sa­tion du tiers payant, ser­vice ter­ri­to­r­i­al de san­té au pub­lic, vac­ci­na­tion con­fiée aux infir­mières et sages-femmes, reval­ori­sa­tion de l’acte à 25 euros et à 56 euros (au lieu de 33) pour un pas­sage au domi­cile du patient


L’Eu­rope face à ses déchets
La Semaine européenne de la réduc­tion des déchets (SERD) aura lieu du 22 au 30 novem­bre 2014. Pour cette édi­tion, l’ac­cent sera mis sur la préven­tion du gaspillage ali­men­taire et du réem­ploi. Le C2DS s’en­gage et vous accom­pa­gne, décou­vrez les sept points essen­tiels d’une ges­tion respon­s­able des déchets en téléchargeant l’af­fiche. En pre­mière ligne, l’Agence de l’en­vi­ron­nement et de la maîtrise de l’én­ergie (ADEME) se mobilise dans plusieurs villes de France : Réduisons vite, ça débor­de. Retrou­vez le kit com­mu­ni­ca­tionde l’ADEME.