Depuis cet été, les jour­naux télévisés nous infor­ment sur l’épidémie du virus Ébo­la en Afrique et nous tien­nent en haleine sur les risques d’im­por­ta­tion dans nos pays européens. Les médecins de ville sont en pre­mière ligne pour détecter d’éventuels cas mais ils jouent égale­ment un rôle péd­a­gogique essen­tiel pour éviter que la pop­u­la­tion n’en­tre dans une spi­rale de la peur, une grande crainte exprimée par le min­istère de la San­té. Les infor­ma­tions min­istérielles sont désor­mais disponibles sur les sites de la DGS, du CNOM, etc. à des­ti­na­tion des prati­ciens. Con­cer­nant les étab­lisse­ments, une pre­mière réu­nion, pilotée par la DGS et la DGOS, s’est tenue le 21 octo­bre. La machine est désor­mais lancée. Nos struc­tures seront présentes, et davan­tage encore celles qui dis­posent d’un ser­vice d’ur­gence, dans le déploiement de la lutte con­tre le virus Ébo­la. L’ob­jec­tif est de coor­don­ner les acteurs de san­té de ville et les étab­lisse­ments, les informer des actions prévues par les pou­voirs publics, s’as­sur­er qu’une réponse san­i­taire sera apportée et des infor­ma­tions validées trans­mis­es à la pop­u­la­tion. À cet appel, nos étab­lisse­ments répon­dent présents et sont prêts à rem­plir leur mis­sion de ser­vice pub­lic. Restons à l’é­coute et réac­t­ifs !

 

 

 

 

 

Lamine Ghar­bi
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO

 

Quel est le risque en France ?
Aucun cas con­fir­mé n’a été détec­té en France. 17 per­son­nes ont fait l’objet de tests gérés par l’u­nique lab­o­ra­toire référent à Lyon. Prob­a­ble­ment quelques cas de malades seront à pren­dre en charge en France dans les mois qui vien­nent. Le risque est faible mais réel, cepen­dant sans risque d’épidémie sur notre ter­ri­toire. L’hôpi­tal mil­i­taire Bégin à Paris est l’hôpital de référence pour gér­er les rap­a­triements. D’autres cen­tres hos­pi­tal­iers nationaux de référence ont été for­més et les procé­dures testées. L’ÉPRUS (Étab­lisse­ment de pré­pa­ra­tion et de réponse aux urgences san­i­taires) a con­sti­tué des stocks de matériels qui seront pré-posi­tion­nés en région la semaine prochaine. Un stock de médica­ments expéri­men­taux a été acheté. Un pro­to­cole pro­por­tion­né aux cas isolés qui seraient à pren­dre en charge. Si la sit­u­a­tion évolue, le dis­posi­tif évoluera de même. Une réu­nion min­istérielle se tien­dra au moins une fois par mois.
Pour plus d’in­for­ma­tions : ebola.sante.gouv.fr/pro­fes­sion­nels-de-sante

Check-list :
→ Retour depuis moins de 21 jours d’un pays en sit­u­a­tion d’épidémie.
→ Fièvre de plus de 38 degrés.
→ Con­duite à tenir : mise à l’isolement du patient + appel du 15.
→ Rap­pelons que le virus ne se trans­met pas par voie aéri­enne.
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Une épidémie cir­con­scrite en Afrique de l’Ouest
L’épidémie est très vir­u­lente (50 % de mor­tal­ité) et hors de con­trôle dans les trois pays suiv­ants : Sier­ra Leone, Guinée, Libéria. Le Nigéria et le Séné­gal ne sont plus con­sid­érés en sit­u­a­tion d’épidémie. Il n’existe aucun médica­ment effi­cace, ni de vac­cin. On estime à 40 000 le nom­bre de cas à la fin de l’année. 230 per­son­nels de san­té sont déjà morts. L’OMS a pour objec­tif d’isoler 70 % des malades et d’enterrer 70 % des cadavres dans de bonnes con­di­tions à la fin de l’année. Cet objec­tif ne sera prob­a­ble­ment pas atteint faute de moyen.

Le par­cours de san­té dans un par­cours de vie
Le 7e rap­port annuel de la ligne San­té Info Droits du CISS indique que entre 2012 et 2013, la pro­gres­sion la plus forte des sol­lic­i­ta­tions con­cerne les presta­tions non liées à la san­té (retraite, RSA…). D’une manière générale, les appels et cour­riels traités se font tou­jours plus nom­breux (+ 10 % en 2013, pour attein­dre 8 375 sol­lic­i­ta­tions). Cinq thé­ma­tiques réu­nis­sant 80 % des appels con­cer­nent : des ques­tions sur les droits des usagers du sys­tème de san­té (con­sen­te­ment aux soins, accès aux infor­ma­tions médi­cales, fin de vie…) pour 32,6 %, des inter­ro­ga­tions sur l’ac­cès et la prise en charge des soins (affil­i­a­tion aux régimes de sécu­rité sociale, carte vitale, frais de trans­ports médi­caux, for­fait hos­pi­tal­ier…) pour 13,8 %, des ques­tions liées à l’emprunt et à l’as­sur­ance pour 12,5 %, et liées aux revenus de rem­place­ment (arrêt de tra­vail et inva­lid­ité) pour 12,3 %, enfin des appels sont liés au droit du tra­vail pour 12 %. Le CISS souligne sa posi­tion de lier le par­cours de san­té au par­cours de vie de la per­son­ne !

Col­li­sion entre la réforme ter­ri­to­ri­ale et le découpage ter­ri­to­r­i­al de la loi de san­té
La FHF avance 5 propo­si­tions :

  • Assur­er un découpage du ter­ri­toire cohérent en s’ap­puyant sur les lim­ites inter­com­mu­nales futures afin d’éviter les chevauche­ments admin­is­trat­ifs.
  • Clar­i­fi­er les com­pé­tences des col­lec­tiv­ités ter­ri­to­ri­ales dans le domaine de la san­té.
  • Don­ner aux élus ter­ri­to­ri­aux les moyens de pilot­er la poli­tique de san­té publique de prox­im­ité (en pro­posant le trans­fert pro­gres­sif du pilotage des ARS au prof­it des prési­dents de régions).
  • Rat­tach­er juridique­ment les étab­lisse­ments de san­té à une col­lec­tiv­ité ter­ri­to­ri­ale (région, métro­pole, com­mu­nauté de com­munes).
  • Per­me­t­tre aux régions d’en­gager une poli­tique forte de développe­ment et d’in­no­va­tion en san­té.

Le cal­en­dri­er des grèves à venir
L’In­ter­Syn­di­cat nation­al des internes (Isni) a déposé ven­dre­di un préavis de grève pour lun­di 17 novem­bre, afin d’obtenir des négo­ci­a­tions sur le thème du temps de tra­vail des internes. La branche général­iste de la Con­fédéra­tion des syn­di­cats médi­caux français (Unof-CSMF) appelle à une grève du 24 au 31 décem­bre afin de pro­test­er con­tre le pro­jet de loi san­té.

Pour un plan cœur
La Fédéra­tion française de car­di­olo­gie (FFC) a pub­lié un livre blanc Pour un Plan cœur pour amélior­er la préven­tion et la prise en charge des mal­adies car­dio­vas­cu­laires en France. Une feuille de route déclinée en sept axes et 50 recom­man­da­tions : l’ur­gence, la réé­d­u­ca­tion après un infarc­tus du myocarde ou un acci­dent vas­cu­laire cérébral (AVC), les femmes « grandes oubliées de la mal­adie car­dio­vas­cu­laire », les mal­adies car­diaques con­géni­tales, la réin­ser­tion, la recherche et la préven­tion. Les propo­si­tions sont issues notam­ment des réflex­ions des états généraux organ­isés par la FFC, en col­lab­o­ra­tion avec 21 asso­ci­a­tions de patients.

1 Français sur 10 prêt à se faire soign­er à l’étranger
Selon le CISS, par­mi les 11 % de Français qui affir­ment s’être déjà fait soign­er à l’étranger (2 %) ou y avoir pen­sé (9 %), les soins visés con­cer­nent très majori­taire­ment le den­taire (67 %) et sont liés à des moti­va­tions finan­cières (66 % évo­quent le coût des soins inférieurs à ceux pra­tiqués en France) ou des délais d’attente (31 % qui les jugent plus courts qu’en France, avec une pointe à 43 % chez les per­son­nes vivant dans des départe­ments frontal­iers).

Plus forte que Google, la e‑santé est lancée…
Médecin-direct est une plate­forme lancée en 2008 pour prodiguer des con­seils et avis signé aux patients via des accords passés avec leurs entre­pris­es ou mutuelles. 22 médecins inscrits au CNOM, général­istes et spé­cial­istes répon­dent. Il s’ag­it de télé-con­seil et aucun diag­nos­tic, ni ordon­nance ne sont délivrés. Il s’ag­it donc de e‑santé et non de télémédecine extrême­ment encadré. Toute­fois Médecin-direct a une autori­sa­tion de l’ARS d’Alsace pour une expéri­men­ta­tion en télémédecine.
Pour en savoir plus : www.medecin-direct.fr

Réseaux soci­aux ou com­ment s’ou­vrir sur la ville
Déjà sur Twit­ter ? Com­bi­en de likes sur Face­book ? Avec l’émer­gence du web 2.0, les réseaux soci­aux for­ment aus­si l’opinion publique. Cul­tiv­er son e‑reputation doit devenir un axe stratégique de com­mu­ni­ca­tion des étab­lisse­ments de san­té. Hos­pi­like, le 11 décem­bre, organ­isé par le CHU d’Angers, sera l’occasion pour les étab­lisse­ments publics et privés d’échanger et d’apporter leur exper­tise. La Clin­ique Pas­teur de Toulouse, très inno­vante, inter­vient lors d’une table ronde pour présen­ter, entre autres, son expéri­ence sur Twit­ter, Scoop-it, YouTube ou encore Face­book.
Pour vous inscrire : www.hospilike.fr


Gaspillage ali­men­taire : mobil­i­sa­tion des étab­lisse­ments de san­té
Le gaspillage ali­men­taire est un enjeu de taille qui se chiffre en mil­lions de tonnes… et d’euros. Les étab­lisse­ments de san­té ser­vent des mil­lions de repas et de col­la­tions par an. Le rap­port 2011 Pertes et gaspillages ali­men­taires du min­istère de l’Agriculture indique que, de tous les métiers de la restau­ra­tion col­lec­tive, celle dis­pen­sée par les étab­lisse­ments de san­té et médi­co-soci­aux enreg­istre le plus gros vol­ume de pertes et gaspillages avec 264 g par per­son­ne et par repas en moyenne, avec des résul­tats encore plus alar­mants pour les courts séjours à l’hôpital. Enfin, l’observatoire du C2DS indique que 74 % des étab­lisse­ments ne mesurent pas les quan­tités de nour­ri­t­ure jetées sur les retours plateaux.10 éco-gestes sim­ples pro­posés par le C2ds sont à met­tre en place, téléchargez le kit de com­mu­ni­ca­tion du C2DS.