56 % des inter­nautes ont à ce jour con­som­mé de l’information san­té sur la toile au cours des 6 derniers mois, soit plus d’un inter­naute sur deux. Com­ment cette infor­ma­tion san­té est-elle con­som­mée, et dans quel but ? Cette con­som­ma­tion a‑t-elle un impact sur la rela­tion du patient avec les pro­fes­sion­nels de la san­té ? Retour sur l’étude de CCM Bench­mark sur la san­té con­nec­tée. 

 

Pratiques des internautes

L’étude de CCM Bench­mark sur la san­té con­nec­tée a été effec­tuée auprès d’un échan­til­lon de 1 452 répon­dants et a été pub­liée lors du sémi­naire lun­di 24 mars 2014 sur l’e‑santé.

L’étude met en avant que dans les 56% des inter­nautes con­sul­tant de l’information san­té sur inter­net, 78% se ren­seignent sur des sites dédiés à la san­té.

A la ques­tion « avez-vous déjà util­isé une appli­ca­tion dédiée à la san­té ou au bien être sur votre smart­phone ou votre tablette » les répons­es ont été oui à 11% sur smart­phone, 4% sur smart­phone et tablette et 3% sur tablette, et non à 24%.

Sur les 18% d’utilisateurs d’applications san­té / bien-être, 43 % des mobin­autes l’ont fait pour éval­uer leur san­té (vue, som­meil, grossesse, alcoolémie…), 38% pour les accom­pa­g­n­er dans l’effort (arrêt du tabac, exer­ci­ces physiques…) et 31% pour s’informer sur une mal­adie ou un traite­ment.

 

Utilisation d’objets connectés

Top 5 des objets con­nec­tés

 

Evolution de la relation soignant / soigné

Aller chercher des infor­ma­tions sur inter­net – en com­plé­ment des infor­ma­tions ou du diag­nos­tic fait par son médecin – per­me­t­trait à 17% des inter­rogés de cette étude de dia­loguer plus facile­ment avec leur médecin, et 2/3 des répon­dant sou­ti­en­nent une meilleurs com­préhen­sion de leur diag­nos­tic, même si non débat­tu avec leur médecin.

Pour les patients atteints de mal­adies chroniques, 25% ont par­lé des infor­ma­tions trou­vées sur inter­net avec leur médecin.

 

Cette étude, présen­tée en intro­duc­tion de la journée e‑santé 2014, met en avant les com­porte­ments changé des patients, leur autonomi­sa­tion grâce à des recherch­es com­plé­men­taires d’informations san­té et l’évolution vers une rela­tion plus trans­ver­sale et non unique­ment descen­dante avec leur prati­cien. 

 

Lire l’étude