Voici le com­mu­niqué de presse envoyé le 5 août aux médias :

La FHP-MCO, syn­di­cat des clin­iques et hôpi­taux privés spé­cial­isés en médecine, chirurgie et obstétrique (MCO) de la Fédéra­tion de l’hospitalisation privée, rap­pelle, à l’occasion d’événements trag­iques sur­venus à Calais, que les clin­iques accueil­lent bien tous les patients et par­fois même les soignent… gra­tu­ite­ment.

A la suite des rix­es sur­v­enues dans la nuit du 4 au 5 août entre can­di­dats au pas­sage vers l’Angleterre, plusieurs migrants blessés ont ain­si été accueil­lis en urgence et gra­tu­ite­ment dans la Clin­ique des 2 Caps (Coquelles) et au Cen­tre MCO Côte d’Opale (Saint-Mar­tin Boulogne).

Le SAMU a effec­tué la régu­la­tion de ces patients et a donc, sur appel télé­phonique, demandé à ce que cinq migrants blessés soient trans­férés à la Clin­ique des 2 Caps. Ils sont arrivés vers trois  heures du matin et ont été pris en charge par le ser­vice de soins non pro­gram­més de la clin­ique et par les médecins de gardes présents.

Qua­tre patients ont été pris en charge pour des blessures. Un patient a été trans­féré vers le CH de Calais en réan­i­ma­tion après qu’une frac­ture de la mâchoire ait été diag­nos­tiquée à la clin­ique. Pour ce qui con­cerne le Cen­tre MCO Côte d’Opale, le SAMU a ori­en­té égale­ment trois blessés  souf­frant de coups et blessures. Ces patients ont été pris en charge au Cen­tre MCO Côte d’Opale vers six heures du matin.

« Bien sûr, ces patients ont été traités gra­tu­ite­ment car ils ne peu­vent même pas béné­fici­er de l’Aide médi­cale d’Etat. Et après on vien­dra nous dire que les clin­iques font de la sélec­tion de patients ! », affirme Olivi­er Ver­riez le prési­dent du groupe Hôpi­taux privés du lit­toral (HPL), pro­prié­taire des deux étab­lisse­ments, qui pos­sè­dent cha­cun un ser­vice de soins non pro­gram­més ouverts 24/24 et 7j/7j.

Le Cen­tre MCO Côte d’Opale pos­sède même un plateau d’accès direct spé­cial­isé en car­di­olo­gie, ain­si qu’un héli­port agréé par la Direc­tion générale de l’aviation civile.

« Nous accueil­lons chaque année 18 000 urgences par an au Cen­tre MCO et 14 000 urgences par an à la Clin­ique des 2 Caps », pré­cise Olivi­er Ver­riez, qui s’étonne que ses étab­lisse­ments se voient tou­jours refuser offi­cielle­ment le statut de ser­vice d’urgences. « Nous deman­dons d’être recon­nus en tant qu’acteurs de soins en matière d’urgences de pre­mier recours puisque c’est bien le rôle que nous assumons chaque jour ».

Les clin­iques par­ticipent au mail­lage du ter­ri­toire et jouent un rôle essen­tiel en tant qu’acteurs de soins de prox­im­ité, et notam­ment en péri­ode de crise, rap­pelle la FHP-MCO. A l’heure où les ser­vices d’urgences des hôpi­taux publics sont sat­urés, l’ouverture de ser­vices d’urgences sup­plé­men­taires dans les clin­iques et hôpi­taux privés – il en existe déjà 132 en France – per­me­t­trait d’améliorer la prise en charge rapi­de des patients.