Réseaux soci­aux de patients, forums, médias soci­aux, plates-formes d’échanges, appli­ca­tions mobiles, seri­ous game, de quels out­ils per­son­nal­isés et par­tic­i­pat­ifs les patients acteurs de leur prise en charge dis­posent-ils ?
Blogs, pages Face­book, comptes Twit­ter, quels échanges les médecins ont-ils avec leurs patients, et com­ment ?
Com­ment évolue la rela­tion soignant / soigné dans cette nou­velle sphère numérique ?

De nouveaux outils

Dans l’essor actuel de l’e‑santé et des objets con­nec­tés san­té, les patients et les médecins ont com­pris l’enjeu de cette révo­lu­tion numérique et pren­nent de nou­velles habi­tudes de con­som­ma­tion médi­cale 2.0.

Du côté des patients, des démarch­es col­lab­o­ra­tives ont fait naître des moyens d’échanges d’informations sûres et véri­fiées, comme par exem­ple le réseau social Caren­i­ty. Grâce à ses com­pé­tences acquis­es en ligne, le patient se prend en charge, est infor­mé et est acteur de son édu­ca­tion thérapeu­tique.

Du côté des médecins, ils se con­nectent de plus en plus pour faciliter leur tra­vail de suivi de patient : Dia­béo par exem­ple est une appli­ca­tion de suivi du dia­bète, envoy­ant directe­ment les infor­ma­tions au médecin pre­scrip­teur, per­me­t­tant une télé­sur­veil­lance effi­cace.

 

Enrichissement de la relation

Selon une étude de CCM Bench­mark, aller chercher des infor­ma­tions sur inter­net – en com­plé­ment des infor­ma­tions ou du diag­nos­tic fait par son médecin – per­me­t­trait à 17% des patients de dia­loguer plus facile­ment avec leur médecin, et 2/3 des soignés sou­ti­en­nent une meilleurs com­préhen­sion de leur diag­nos­tic même si non débat­tu avec leur médecin. Pour les patients atteints de mal­adies chroniques, 25% ont par­lé des infor­ma­tions trou­vées sur inter­net avec leur médecin.

Les médecins parta­gent de plus en plus leur vécu, leurs expéri­ences et leur con­seil via des blogs ou leur compte Twit­ter, per­me­t­tant un décloi­son­nement des posi­tions et de faire tomber la bar­rière de la blouse.

Le sché­ma de la rela­tion n’est donc plus unique­ment descen­dant, elle évolue vers un lien plus hor­i­zon­tal et trans­ver­sal, en un échange d’information.

 

Limites

Ces nou­veaux out­ils numériques font grandir la rela­tion soignant / soigné et révo­lu­tionne les modes de pris­es en charge médi­cales, mais il existe cepen­dant des lim­ites à cette révo­lu­tion.

La pro­fu­sion d’information acquise par les patients leurs per­me­t­tent sou­vent de s’auto diag­nos­ti­quer et de s’auto médi­quer, ce qui est absol­u­ment con­tre indiqué par les instances médi­cales.

Même si les appareils con­nec­tés facili­tent le suivi des patients, les datas con­tenues sont sou­vent mal pro­tégées ce qui peut provo­quer à terme des propo­si­tions com­mer­ciales dan­gereuses, sans pos­si­bil­ité de régu­la­tion.

De plus, la fron­tière est mince entre la télémédecine – très régle­men­tée – et le télé­con­seil médi­cal – inter­dit par la loi française.

 

La typolo­gie du pub­lic util­isant ces nou­veaux out­ils était à l’origine unique­ment technophile, util­isa­teurs de smart­phones. Main­tenant le pub­lic s’est élar­gi, et les out­ils con­cer­nent tous ceux souhai­tant s’investir dans une nou­velle rela­tion avec leurs patients ou leur médecin.