A l’initiative de la société française With­ings – qui conçoit, développe, fab­rique et com­mer­cialise des objets con­nec­tés – une carte éval­u­ant le taux d’obésité et de sur­poids dans les villes de plus de 100 000 habi­tants du ter­ri­toire français a été mise en ligne. 

Pourquoi cette carte ?

Régulière­ment actu­al­isée – alors que les don­nées con­cer­nant le sur­poids et l’obésité datent sou­vent de quelques années – cette carte per­met d’interpeller les élus munic­i­paux au prob­lème gran­dis­sant de san­té publique.

L’objectif est de faire chang­er les choses en pro­posant cette expéri­ence inter­ac­tive inédite et en per­me­t­tant aux citoyens de s’adresser directe­ment à leurs élus via le réseau social Twit­ter : « Nous voulons déclencher une prise de con­science. Car, avec toutes ces don­nées, nous pou­vons tir­er des infor­ma­tions en matière de san­té publique » souligne Alex­is Nor­mand, respon­s­able du développe­ment san­té chez With­ings.

 

Méthodologie

S’appuyant sur les don­nées récoltées via un échan­til­lon représen­tatif d’un peu plus de 20 000 util­isa­teurs des bal­ances con­nec­tées With­ings, sur les don­nées san­té Insee 2006 et sur l’é­tude ObEpi Obésité 2012, ce classe­ment réper­to­rie aus­si une foule d’autres infor­ma­tions comme le taux d’équipement de voitures par ménage, le nom­bre d’équipements sportifs munic­i­paux, la valeur rel­a­tive de la taxe d’habitation, le revenu médi­an par habi­tant, l’espérance de vie des hommes et des femmes, ou encore le nom­bre de médecin par habi­tants.

 

Principal enseignement : de grandes disparités régionales

Avec 55,140 % de taux de sur­poids et d’obésité, Argen­teuil (Val d’Oise) décroche la palme de la sur­charge pondérale et a une moin­dre espérance de vie. Aix-en-Provence (Bouch­es-du-Rhône) en revanche, avec 35,793 %, est la plus gracile des 37 villes réper­toriées et celle où le taux de diplômes et le plus impor­tant.

Orléans se dis­tingue par le plus grand pour­cent­age d’obès­es, et où le nom­bre de médecin par habi­tant est le plus faible.

Paris, avec ses 54,03 % de diplômés, est à la 6 e place du poids le plus léger sur la bal­ance.

Les régions comp­tant le plus de gens en sur­poids entourent l’Île-de-France : Haute-Nor­mandie, Picardie, Bour­gogne, Cham­pagne-Ardenne, Cen­tre et Poitou-Char­ente. Dans ces régions, plus de 50% des gens sont en sur­poids, dont plus de 15 % d’obès­es.

 

Limites

Mais tout n’est pas si sim­ple. Ain­si Mul­house – ville aux revenus mod­estes – est plutôt bien classée par­mi les villes dont les habi­tants sont les plus minces, explique Alex­is Nor­mand. Mais « C’est une ville san­té très branchée avec le pro­gramme nation­al nutri­tion san­té (PNNS mangerbouger.fr) et une quin­zaine d’ini­tia­tives, qui sont peut-être une rai­son de sa bonne per­for­mance », pré­cise-il.

 

L’é­tude souligne donc d’im­por­tantes dis­par­ités dans les grandes villes. Même si les Français sont plus sveltes que les Bri­tan­niques, les Alle­mands ou les Améri­cains, le pays compte actuelle­ment plus de 6,9 mil­lions d’obès­es sur son ter­ri­toire. 

Con­sul­ter la carte