Nous le dis­ons haut et fort depuis 2008, un dif­féren­tiel moyen inex­pliqué per­siste entre les tar­ifs des soins prodigués à l’hôpi­tal et en clin­ique. Certes, il sem­blerait s’a­menuis­er mais cul­mine tou­jours entre 18 et 22 % selon les sources. Alors que le gou­verne­ment ne sait pas où don­ner de la tête pour faire des économies, et que la future loi de San­té men­ace de remet­tre en cause notre par­tic­i­pa­tion à l’of­fre de soins, cette vérité économique n’en est que davan­tage scan­daleuse. Elle souligne d’une part, un dog­ma­tisme à toute épreuve — mais ten­able jusqu’à quand ? — et d’autre part, une résig­na­tion mor­tifère de réformer en pro­fondeur. Car, comme le rap­pelait la FHP-MCO hier dans le Figaro, con­traintes par des tar­ifs inéquita­bles, les clin­iques ont appris à faire mieux avec moins au risque sinon de dis­paraître. Le rap­port de l’ATIH pub­lié lun­di ne dit rien de moins en pointant scrupuleuse­ment et sans dis­cus­sion pos­si­ble le dif­féren­tiel du coût des actes très large­ment inférieur dans notre secteur. Le jus­ti­fi­er par les goûts artis­tiques et la poin­ture du patient ne dur­era pas éter­nelle­ment. Jusqu’à quand notre pays est-il prêt à tolér­er et porter des primes com­pas­sion­nelles pour combler les déficits au détri­ment de la pro­mo­tion des plus effi­cients ?

Lamine Ghar­bi
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO 

Rapport ATIH : le coût moyen des séjours en 2012

Dans le secteur ex-DG, le coût moyen de prise en charge 2012 éval­ué à 2 115 €, présente une forte vari­abil­ité entre les activ­ités : en moyenne de 575 € pour une séance à 4 564 € pour un séjour de chirurgie. Pour les séjours chirur­gi­caux, les pris­es en charge en ambu­la­toire coû­tent en moyenne 1 316 € alors que les séjours chirur­gi­caux de sévérité lourde ont un coût moyen de 16 650 €. De même, le coût des tech­niques inter­ven­tion­nelles est très dépen­dant de la lour­deur de prise en charge : de 970 € en moyenne pour une prise en charge en ambu­la­toire à 13 600 € pour les séjours de sévérité lourde. Dans le secteur ex-OQN le coût moyen de prise en charge 2012, éval­ué à 1 204 €, varie selon les caté­gories d’activités de soins : en moyenne de 449 € pour une séance à 1 910 € pour l’activité de chirurgie. C’est au sein de l’activité de chirurgie que la dis­par­ité des coûts est la plus impor­tante : les pris­es en charge en ambu­la­toire valent 900 € en moyenne et les séjours chirur­gi­caux avec sévérité lourde, 8 000 €.
Con­sul­tez le rap­port pour plus d’in­for­ma­tions. Nous attirons votre atten­tion notam­ment sur le tableau T1 en page 12.

Les dépenses d’assurance maladie pour l’instant tenues

Sur les six pre­miers mois de l’an­née, les rem­bourse­ments de soins ont pro­gressé de 2,5 %, par rap­port à la même péri­ode de 2013, a indiqué lun­di l’assurance mal­adie. Un chiffre en ligne avec le bud­get de la sécu­rité sociale qui table sur une hausse de 2,4 % pour l’ensem­ble de l’an­née. Les dépens­es de médica­ments, avec la baisse des prix imposée par les pou­voirs publics, aug­mentent faible­ment (+ 1,7 %), de même que celles générées par les hôpi­taux publics (+ 1,5 %).

Pour des investissements publics efficaces

France Stratégie, think-tank rat­taché à Matignon, iden­ti­fie la San­té comme l’un des trois secteurs où l’efficience des dépens­es est « en-deçà des pays européens » dans son dernier rap­port. L’or­gan­i­sa­tion souligne que « la dépense en san­té gag­n­erait en effi­cac­ité si la coor­di­na­tion entre acteurs était améliorée dans le cadre d’une poli­tique de soins moins hos­pi­ta­lo-cen­trée et d’un développe­ment con­comi­tant du mail­lage de la médecine de ville ».

Pour le recyclage des équipements électriques médicaux

L’éco-organisme Récy­lum col­lecte et recy­cle les équipements élec­triques médi­caux (agré­ment août 2012). Un ser­vice totale­ment gra­tu­it : enlève­ment réguli­er sur site avec mise à dis­po­si­tion de con­teneurs pour le petit matériel ; enlève­ment des équipements volu­mineux syn­chro­nisé avec la livrai­son du matériel neuf de rem­place­ment ; enlève­ment d’équipements hors gabar­it (scan­ner, IRM…) ; dés­tock­age de quan­tités impor­tantes d’équipements hors-ser­vice. La fil­ière a ren­con­tré un franc suc­cès dès la pre­mière année : 1 722 tonnes d’équipements élec­triques médi­caux ont été col­lec­tées en 2013 soit 23 % des équipements mis sur le marché la même année par les pro­duc­teurs adhérents. Le C2DS et Recy­lum ont créé ensem­ble une fiche explica­tive présen­tant le principe de Respon­s­abil­ité élargie du pro­duc­teur (REP) et sa mise en œuvre, les dif­férentes fil­ières exis­tantes et la respon­s­abil­ité du pro­duc­teur de déchet mais aus­si une fil­ière REP exem­plaire : la ges­tion des équipements élec­triques médi­caux usagers.