Voici le com­mu­niqué de presse envoyé ce jour aux médias :

La FHP-MCO, syn­di­cat des clin­iques et hôpi­taux privés spé­cial­isés en médecine, chirurgie et obstétrique (MCO) de la Fédéra­tion de l’hospitalisation privée, salue le rap­port sur les coûts hos­pi­tal­iers pub­lié lun­di par l’ATIH. Cette étude con­firme que la prise en charge des patients coûte deux fois moins cher en clin­ique qu’à l’hôpi­tal, soulig­nant ain­si l’ef­fi­cience du secteur et l’é­conomie pour la col­lec­tiv­ité.

Pour établir ce rap­port sur le coût des pris­es en charge, à l’hôpital et en clin­ique, des actes de médecine, de chirurgie et d’obstétrique (MCO) en 2012, l’Agence tech­nique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH) s’ap­puie sur les travaux de l’E­tude nationale de coûts (ENC) por­tant sur 46 étab­lisse­ments de san­té publics et étab­lisse­ments à but non lucratif (asso­ci­at­ifs), ain­si que sur 24 clin­iques privées.

Selon le rap­port, qui a com­paré entre elles les presta­tions de soins (GHM), le coût moyen de prise en charge (2012) à l’hôpi­tal pub­lic est éval­ué à 2.115 €, tan­dis qu’il est de 1.204 € dans une clin­ique.

C’est une leçon à tir­er mais qui après tout ne sur­pren­dra per­son­ne: plus les étab­lisse­ments de san­té sont placés face leurs respon­s­abil­ités, mieux ils sont gérés”, com­mente Thier­ry Béchu, délégué général de la FHP-MCO, qui regroupe 580 étab­lisse­ments. “En cas de mau­vaise ges­tion, le juge de paix pour une clin­ique, c’est le tri­bunal de com­merce et la sanc­tion, la fail­lite. Pour un hôpi­tal, c’est la mise sous per­fu­sion avec un con­trat de retour à l’équili­bre et une sub­ven­tion de l’E­tat en fin d’an­née pour combler le déficit. On voit bien que la pres­sion économique n’est pas la même”.

Le rap­port analyse aus­si la baisse des coûts moyens entre 2011 et 2012, mon­trant ain­si que les gains de pro­duc­tiv­ité réal­isés dans les clin­iques sont trois fois supérieurs à ceux con­statés dans les hôpi­taux publics sur cette péri­ode.

Voici des années que les clin­iques et hôpi­taux privés font des gains de pro­duc­tiv­ité et d’ef­fi­cience en ter­mes d’or­gan­i­sa­tion, tout en investis­sant dans la qual­ité et à la sécu­rité des soins, ain­si que dans l’amélio­ra­tion de l’ac­cueil et du ser­vice. Cela se traduit par des coûts de pro­duc­tion mieux maîtrisés et des économies pour la col­lec­tiv­ité”, pointe Thier­ry Béchu.

A l’heure où le min­istère de la San­té prévoit dans sa future loi de remet­tre l’hôpi­tal pub­lic au cen­tre du dis­posi­tif de soins, en recréant le ser­vice pub­lic hos­pi­tal­ier et en en exclu­ant les clin­iques et hôpi­taux privés, la FHP-MCO souligne la néces­sité impéra­tive de main­tenir le secteur privé comme point de référence, en par­ti­c­uli­er en les impli­quant comme c’est le cas actuelle­ment dans les mis­sions de ser­vice pub­lic.

Soign­er mieux en dépen­sant moins, c’est pos­si­ble. Nous le démon­trons tous les jours. Le privé est un aigu­il­lon pré­cieux et néces­saire. Et on voit bien que la col­lec­tiv­ité nationale ne peut qu’en béné­fici­er”, con­clut le délégué général de la FHP-MCO.