Epou­sant par­faite­ment votre peau, s’appliquant aus­si facile­ment qu’un tatouage tem­po­raire et sans provo­quer la moin­dre gêne, ultra sou­ple et pré­cis il s’agit d’un… ther­momètre ! Mieux qu’un ther­momètre clas­sique, les cap­teurs et cir­cuits élec­tron­iques flex­i­bles qui com­posent ce patch mesurent la tem­péra­ture du por­teur avec une pré­ci­sion de 0,02 °C, et com­porte de mul­ti­fonc­tions. 

Technique

Sous la forme d’un cir­cuit élec­tron­ique de moins de 2 cen­timètres de côté, ce nou­veau cap­teur d’une épais­seur de seule­ment 50 nanomètres est com­posé de senseurs et de résis­tances minia­tur­isés, déposés sur de la sil­i­cone micro per­forée aus­si élas­tique que la peau humaine.

Non invasif et ne provo­quant pas de tran­spi­ra­tion, il per­met au patient de ne ressen­tir aucune gêne et aux mesures de s’ef­fectuer en toutes cir­con­stances – même lorsqu’il bouge.

Une per­for­mance « aus­si pré­cise que les caméras infrarouges les plus sophis­tiquées », souligne l’équipe inter­na­tionale de chercheurs dans leur étude pub­liée le 15 sep­tem­bre 2013 dans la revue Nature Mate­ri­als, « per­me­t­tant des mesures au mil­lième de degré près ».

 

Fonctions

Ce ther­momètre per­me­t­tant de suiv­re très pré­cisé­ment la chaleur cir­cu­lant dans les veines du patient – et ain­si divulguer une série d’informations rigoureuses sur l’état phys­i­ologique de l’individu – le patch est un nou­veau moyen d’obtenir des indi­ca­teurs clés dans le suivi des mal­adies car­dio­vas­cu­laires par exem­ple.

De plus le ther­momètre a la fonc­tion de mesure du taux d’hydratation de la peau, fonc­tion qui pour­ra être adap­tée à la sur­veil­lance du débit des trans­fu­sions san­guines ou à la détec­tion d’inflammation des tis­sus cor­porels.

A ce jour, ce type de ther­momètre n’est applic­a­ble que sur la peau, mais à terme pour­rait être directe­ment col­lé à la paroi d’un organe pour une sur­veil­lance opti­male.