Le Con­grès annuel de la FHP-MCO, à Paris cette année, est un temps fort de notre vie syn­di­cale. C’est l’oc­ca­sion de faire un point com­plet sur des grands dossiers qui nous con­cer­nent car ils impactent l’ac­tiv­ité de nos entre­pris­es. Ce ren­dez-vous est le lieu des échanges : quels sont vos attentes, vos propo­si­tions, vos objec­tifs et les modal­ités pour les attein­dre, quel est le style que vous souhaitez imprégn­er à notre syn­di­cat ? Venez saisir le pouls de notre pro­fes­sion, mais surtout venez vous exprimer et défendre vos posi­tions au cours des tables ron­des. Ce con­grès est l’oc­ca­sion de pren­dre de la hau­teur pour voir loin, afin d’éla­bor­er une vision poli­tique com­mune, ambitieuse et partagée. Toute­fois, la FHP-MCO n’est pas un think-tank mais un syn­di­cat ! Si notre pro­fes­sion veut se faire enten­dre, qu’elle com­mence par se voir ! Si elle veut se défendre, qu’elle se compte. Pour défendre et péren­nis­er cha­cun d’en­tre nous, il faut pro­téger notre secteur dans sa glob­al­ité. Se rassem­bler une fois par an est la mar­que de cette unité et de cette volon­té d’a­gir ensem­ble. J’en suis sûr, dans cette péri­ode de grande insta­bil­ité, nous trou­verons de façon col­lec­tive les oppor­tu­nités de dévelop­per notre secteur. Ce con­grès est aus­si le moment de la présen­ta­tion de notre bilan. Sans repren­dre le rap­port annuel d’ac­tiv­ité que vous allez recevoir, sachez que nous avons apporté une réponse indi­vid­u­al­isée à près de 1200 ques­tions (350 d’or­dre économique et 800 d’or­dre juridique), mis à votre dis­po­si­tion un médecin con­seil, envoyé 110 dépêch­es pour traduire con­crète­ment l’im­pact de l’ac­tu­al­ité sur vos entre­pris­es, etc. Bref un véri­ta­ble ser­vice client à votre dis­po­si­tion, qui vous répond per­son­nelle­ment. Lucides et infor­més, nous vous aler­tons sur les risques émer­gents car vous le savez, l’an­tic­i­pa­tion est essen­tielle. Vous jugerez des moyens mis en œuvre et des résul­tats ; et surtout vous pour­rez nous inter­roger sur tous ces points au cours du con­grès. Au pro­gramme des 11 et 12 juin : des infor­ma­tions solides, des échanges vivants, des paroles franch­es, des engage­ments d’ac­tion mais surtout une invi­ta­tion à con­stru­ire l’avenir de notre méti­er. De la richesse de ce con­grès, nous tirerons aus­si, cha­cun d’en­tre nous et ensem­ble, la force néces­saire pour gag­n­er la recon­nais­sance méritée de notre secteur privé. Je vous attends très nom­breux les 11 et 12 juin et dès le 10 au soir à 20h, au restau­rant le Ryad Nej­ma, pour ceux qui souhait­ent par­ticiper à notre dîn­er de pré-con­grès.

 

PS : un excel­lent con­grès à nos col­lègues du SSR les 17 et 18 juin !
Lamine GHARBI

Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO

 

 

Un scan­dale à un mil­liard d’eu­ros (extrait du com­mu­niqué de presse FHP-MCO du 22 mai)
La FHP-MCO a salué l’en­quête de « 60 Mil­lions de con­som­ma­teurs » met­tant au jour le véri­ta­ble scan­dale financier que con­stitue le tarif jour­nalier des presta­tions (TJP), fac­turé par les hôpi­taux publics. Il génère un sur­coût annuel non jus­ti­fié d’un mil­liard d’eu­ros pour la col­lec­tiv­ité. Le TJP sert de base au cal­cul du tick­et mod­éra­teur de 20% du coût des presta­tions de soins, qui reste à la charge du patient et/ou de sa mutuelle. L’en­quête révèle les écarts de tar­ifs — de 360 euros à 2 230 euros pour une même presta­tion — d’un hôpi­tal pub­lic à l’autre, fixés après val­i­da­tion de l’ARS et à la dis­cré­tion du directeur de l’hôpi­tal. « Cette méth­ode de cal­cul déroga­toire, qui devait être tem­po­raire, a été recon­duite depuis 2004 et génère chaque année un sur­coût de près de 1 mil­liard d’eu­ros pour les patients et les mutuelles », déclarait à la presse Lamine Ghar­bi. Le TJP est un moyen opaque de finance­ment des hôpi­taux en marge des dis­po­si­tions régle­men­taires et qui échappe au con­trôle du lég­is­la­teur. La FHP-MCO demande donc que la réforme tou­jours repoussée des modal­ités de cal­cul du tick­et mod­éra­teur soit enfin engagée pour aller dans le sens d’une équité entre les deux secteurs, pub­lic et privé, et d’une lim­i­ta­tion des iné­gal­ités de reste à charge pour les patients.

 

Les hôpi­taux décou­vrent la rigueur d’une cer­ti­fi­ca­tion des comptes
Une pre­mière vague de 31 hôpi­taux publics s’est engagée dans une cer­ti­fi­ca­tion des comptes au titre des comptes 2014 et sera cer­ti­fiée en juin 2015. Une deux­ième vague de 160 hôpi­taux sur les comptes 2015 sera lancée puis une dernière vague sur les comptes 2016. Un porte-parole de la Com­pag­nie nationale des com­mis­saires aux comptes avançait la prob­a­bil­ité que cer­tains récolteront cer­taine­ment des réserves, mais souligne que la dynamique est engagée. « Il faut vrai­ment se met­tre en tête qu’on est dans un proces­sus d’amélio­ra­tion de la qual­ité, comme pour la cer­ti­fi­ca­tion HAS », déclarait un représen­tant de la DGOS. « Il ne faut ni s’ef­fray­er, ni s’é­gar­er » s’ex­pri­mait une direc­trice de CH. Une décou­verte très tar­dive pour les uns et une rigueur man­agéri­ale et un exer­ci­ce bien con­nu et depuis bien longtemps pour les clin­iques.

 

La future loi de san­té présen­tée le 17 juin
Marisol Touraine présen­tera les ori­en­ta­tions de la future loi de san­té le 17 juin avant d’en­tamer un nou­veau cycle de con­cer­ta­tion plus formelle. Ensuite, le pro­jet passera en Con­seil des min­istres pour une présen­ta­tion au Par­lement début 2015.

 

Le sen­ti­ment qui domine est celui du ras-le-bol
Extrait de l’en­tre­tien de Marc-Antoine Luc­chi­ni, directeur général de Sanofi au Quo­ti­di­en du Médecin. « La cou­ver­ture sociale et l’accès aux soins — pas de listes d’attente — sont la grande force de la France com­parée à d’autre pays. À cet égard, le sys­tème français est encore assez priv­ilégié. Mais cela ne veut pas dire que c’est un sys­tème très effi­cient. En dépit de son coût expo­nen­tiel ces dernières années, le sys­tème de san­té français n’est plus cham­pi­on du monde, il a été rétro­gradé dans les classe­ments de l’OMS. Il va fal­loir affron­ter les prob­lèmes struc­turels et ne pas se con­tenter d’actions sur les prix qui sont la solu­tion de facil­ité (…) Pour la 3e année con­séc­u­tive, plus de 50 % des économies vont être faites sur son (l’in­dus­trie phar­ma­ceu­tique) dos. Il y a les 3,5 mil­liards d’euros annon­cés, mais si vous ajoutez la maîtrise médi­cal­isée et le volet sur les achats hos­pi­tal­iers, qui impactent égale­ment le médica­ment, on arrive en défini­tive à 5 mil­liards d’euros ! Le sen­ti­ment qui domine est celui du ras-le-bol. On ne peut plus accepter ces mesures con­jonc­turelles qui évi­tent de s’attaquer aux prob­lèmes struc­turels. Nous pour­rions apporter une valeur ajoutée sur l’efficience. »

 

Les rup­tures de stocks de médica­ments empirent
Le phénomène s’ac­célère : les traite­ments hor­monaux, les anti-infec­tieux et les anti­cancéreux arrivent large­ment en tête des pro­duits épuisés. Plus grave, près de 30 % de ces rup­tures con­cer­nent des pro­duits indis­pens­ables.

 

Qui sont les eurodéputés experts de la san­té ?
Françoise Gros­setête et Philippe Juvin à l’UMP, Gilles Pargneaux au PS, Michèle Rivasi chez les écol­o­gistes, et Joëlle Mélin au Front nation­al, en charge des ques­tions de san­té au sein de leur par­ti, sont élus ou réélus eurodéputés.

 

Quel flux de patients fran­co-étrangers ?
Jean de Ker­vas­doué remet­tra dans « une quin­zaine de jours » un rap­port sur l’ac­cueil de patients étrangers en France et sur les flux de patients français vers d’autres pays : quelles sont « les attentes et les moti­va­tions des patients étrangers très solv­ables ain­si que les freins à leur accueil en France », et quels sont « les flux de patients français vers l’é­tranger, les motifs et les des­ti­na­tions priv­ilégiées ». Il est atten­du de ce rap­port qu’il recense les activ­ités qui sem­blent « sus­cep­ti­bles d’il­lus­tr­er nos qual­ités d’ac­cueil et de soins » et for­mule des propo­si­tions « dans le but de struc­tur­er l’of­fre française ».

 

 

Ren­dez-vous à la 8e ago­ra du C2DS
Lors de sa 8e ago­ra à Paris le 25 juin prochain, le C2DS fera un bilan sur la Charte de l’environnement adop­tée par l’Assemblée nationale et le Sénat il y a tout juste dix ans. Une occa­sion d’analyser sa portée con­sti­tu­tion­nelle et son lien avec le développe­ment durable en san­té. Quelle est l’influence con­crète de ses arti­cles sur les étab­lisse­ments ? Lors de cette journée d’échanges, l’accent sera mis sur les enjeux de la tran­si­tion énergé­tique ain­si que sur la for­ma­tion du per­son­nel des étab­lisse­ments de san­té. Le C2DS fera égale­ment un focus sur les cen­trales d’achat et leur degré d’implication en matière de développe­ment durable.
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