Notre pro­fes­sion a inau­guré hier sa nou­velle mai­son au 106 rue d’Am­s­ter­dam à Paris. Nous l’avons voulue économe, pra­tique, con­fort­able. Le temps n’est plus à la nos­tal­gie de la rue Mon­ceau, dont nous n’ou­blions pas que les murs ont vu défil­er plus de quar­ante ans de notre his­toire, mais à une image renou­velée qui s’ap­puie sur un out­il de tra­vail effi­cace. Désor­mais réin­stal­lés, quel est notre cap ? C’est l’ob­jet du plan tri­en­nal stratégique, notre feuille de route syn­di­cale, prévue dans les statuts de la FHP, qui nous guidera jusqu’en 2017. 11 groupes de tra­vail thé­ma­tiques cor­re­spon­dant à autant d’en­jeux, ont soumis au comité exé­cu­tif leurs recom­man­da­tions selon cinq objec­tifs et 50 actions déclinées dans le temps. Pour ma part, je retiens pri­or­i­taire­ment cinq enjeux : votre accom­pa­g­ne­ment (enjeu n°1), une réflex­ion sur de nou­veaux mod­èles d’or­gan­i­sa­tion et de finance­ment (enjeu n°5), une mod­éli­sa­tion de la place des médecins (enjeu n°3), l’élab­o­ra­tion d’une poli­tique de RH inno­vante (enjeu n°8), une stratégie d’im­age et d’in­flu­ence (enjeu n°6). Cette étape de réflex­ion et de tra­vail était fon­da­men­tale, elle est franchie. Il s’ag­it désor­mais d’a­gir !

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO

Les clin­iques du Loir-et-Cher se font enten­dre
Bra­vo à Yvan Saumet (PDG de la Poly­clin­ique de Blois) et ses col­lègues Jean-Louis Place, Élise Con­tour et Emmanuel Ven­te­jou (Psy et SSR) qui pre­naient la parole cette semaine dans la presse pour deman­der une équité de traite­ment. « En l’espace de sept ans, les tar­ifs en médecine, chirurgie et obstétrique ont aug­men­té d’1 %. Pour nous en sor­tir, nous cher­chons à faire des gains de pro­duc­tiv­ité » déclarait Yvan Saumet à La Nou­velle République.

Modal­ités du CICE : cam­pagne tar­i­faire régionale des étab­lisse­ments de san­té financés sous OQN (SSR et Psy)
La DGOS vient de pré­cis­er aux ARS les modal­ités de mise en œuvre de la cam­pagne tar­i­faire régionale 2014, dont le CICE. Les règles changent en 2014, et fix­ent des taux moyens régionaux dif­féren­ciés en fonc­tion du poids respec­tif dans chaque région, des étab­lisse­ments à but lucratif et à but non lucratif. Une mis­sion d’in­for­ma­tion sur la mise en œuvre du CICE vient d’être créée à l’Assem­blée nationale. Elle sera com­posée de 30 députés répar­tis entre les groupes à la pro­por­tion­nelle.

Les trans­ports san­i­taires dans le col­li­ma­teur
L’as­sur­ance mal­adie a déposé 58 plaintes pénales en 2013 con­tre des entre­pris­es de taxi et de trans­port san­i­taire. « Il y a, sur des trans­ports de courte dis­tance, des fac­tura­tions sur des kilo­mé­trages qui ne cor­re­spon­dent pas, compte tenu de ce que nous savons du point de départ ou du point d’ar­rivée » déclare Frédéric van Roekeghem, qui éval­ue le préju­dice pour la même année à « moins de 20 mil­lions d’eu­ros ».

Le LEEM passe à l’at­taque
Pour pro­test­er con­tre les mesures d’é­conomies (3,5 mil­liards) visant le médica­ment, le CA du LEEM (Les entre­pris­es du médica­ment) a décidé à l’u­na­nim­ité de sus­pendre la par­tic­i­pa­tion du secteur phar­ma­ceu­tique au Con­seil stratégique des indus­tries de san­té (CSIS) et au Comité stratégique de fil­ière des indus­tries de san­té (CSF), et d’an­nuler les prochaines ren­con­tres inter­na­tionales de recherche (RIR). Le LEEM évoque « l’a­ban­don com­plet des ambi­tions indus­trielles de notre pays dans le secteur des pro­duits de san­té, con­tre­dis­ant la pri­or­ité affichée par le prési­dent de la République », et annonce « un impact rapi­de sur au moins 30 000 emplois directs ». Un « comité d’in­ter­face » est mis en place entre le LEEM et le directeur de cab­i­net de Marisol Touraine. Le LEEM demande des clar­i­fi­ca­tions du plan d’é­conomies dans le but de « ramen­er à trois ans les mesures de baiss­es de prix à des niveaux souten­ables pour l’at­trac­tiv­ité de notre pays ».

Le Con­seil de l’or­dre des infir­miers men­ace
Une « écras­ante majorité » d’in­fir­miers était opposée depuis le départ en 2006 à cet Ordre a déclaré la min­istre Marisol Touraine. Rap­pelons que 85 % des 550 000 infir­miers tra­vail­lent en étab­lisse­ments hos­pi­tal­iers. « Je le dis très sincère­ment et très fer­me­ment, l’Or­dre des infir­miers est un Ordre con­testé, un Ordre sans légitim­ité, et donc un Ordre dont l’avenir est claire­ment men­acé » a‑t-elle pour­suivi. Un groupe de tra­vail à l’Assem­blée est chargé de réfléchir à son devenir.

Pré­somp­tion de faute sur un étab­lisse­ment pub­lic
Suite à la chute d’un patient depuis la fenêtre de sa cham­bre d’hôpital, le Con­seil d’état, dans un arrêt ren­du le 30 avril 2014, relève que « un tel acci­dent impli­quait néces­saire­ment soit que le dis­posi­tif de sécu­rité des­tiné à empêch­er l’ouverture de la fenêtre n’avait pas été enclenché, soit qu’il n’avait pas cor­recte­ment fonc­tion­né ». Dès lors, elle estime que « l’une ou l’autre de ces cir­con­stances rel­e­vait, eu égard aux pré­cau­tions qu’imposaient l’état et le com­porte­ment de l’intéressé dans les jours ayant précédé l’accident, une faute dans l’organisation ou le fonc­tion­nement du ser­vice ». Par cet arrêt, la haute juri­dic­tion admin­is­tra­tive con­sid­ère qu’une pré­somp­tion de faute dans l’organisation du ser­vice pèse sur un étab­lisse­ment de san­té pub­lic au sein duquel un dys­fonc­tion­nement du dis­posi­tif de sécuri­sa­tion des fenêtres a per­mis à un patient vul­nérable de se défen­estr­er.

Les sages-femmes tou­jours mécon­tentes
La min­istre a promis une reval­ori­sa­tion des salaires après avoir d’abord annon­cé un « nou­veau statut médi­cal au sein de la fonc­tion publique hos­pi­tal­ière ». Les propo­si­tions du gou­verne­ment lais­sent les syn­di­cats sur leur faim et leur mobil­i­sa­tion con­tin­ue.

13 con­seillers
Suite au remaniement min­istériel, Marisol Touraine a con­servé ses prin­ci­paux con­seillers en poste mais avec un cab­i­net plus resser­ré. Bruno Maquart, directeur de cab­i­net et Gré­go­ry Guil­laume, chef de cab­i­net, seront entourés de 13 con­seillers.

37 mil­lions de décès évita­bles grâce à la préven­tion d’i­ci à 2025
Une équipe de sci­en­tifiques de l’Im­pe­r­i­al Col­lege de Lon­dres menée par le Pro­fesseur Majid Ezza­ti a éval­ué à 37 mil­lions de décès évita­bles grâce à la préven­tion d’i­ci à 2025. La pro­jec­tion des chercheurs bri­tan­niques a pour but d’inspirer les poli­tiques publiques de préven­tion. L’hy­pothèse retenue par les chercheurs est volon­taire­ment raisonnable afin d’être atteignable. Il s’ag­it pour eux de réduire de 30 % la con­som­ma­tion de tabac et de sel, de 10 % celle d’al­cool, de dimin­uer de 25 % le nom­bre de per­son­nes hyper­tendues et de met­tre un coup d’ar­rêt à la pro­gres­sion de l’obésité et du dia­bète. Si ces objec­tifs étaient atteints d’i­ci à dix ans, la mor­tal­ité par mal­adies car­dio-vas­cu­laires (dont le dia­bète), can­cers et mal­adies res­pi­ra­toires dimin­uerait de 22 % chez les hommes de 30 à 70 ans et de 19 % chez les femmes.