Par ces temps d’é­conomies néces­saires, la FHP et ses syn­di­cats de spé­cial­ité mon­trent l’ex­em­ple et démé­na­gent du 8ème arrondisse­ment, à seule­ment quelques enca­blures de là, dans le 9ème. L’outil syn­di­cal sera moins coû­teux, déjà grâce à un loy­er minoré, et le bâti­ment neuf sera beau­coup plus fonc­tion­nel avec ses trois étages dédiés à nos organ­i­sa­tions et struc­turés selon nos besoins. L’équipe du MCO vous attend donc dès demain au 106, rue d’Am­s­ter­dam. Notez qu’un bureau réservé aux adhérents est à votre dis­po­si­tion durant vos séjours parisiens. La page est dif­fi­cile à tourn­er car les murs de la rue de Mon­ceau ont vu défil­er plus de quar­ante ans de notre his­toire. Ils réson­nent de nos colères, nos décep­tions, nos espoirs, autant de sou­venirs dont nous serons très nom­breux à con­serv­er la mémoire. Tri­er, jeter, con­serv­er les doc­u­ments de décen­nies d’ac­tions syn­di­cales nous a per­mis de mesur­er le chemin par­cou­ru et l’im­men­sité du tra­vail réal­isé par les équipes suc­ces­sives qui se sont adap­tées à un envi­ron­nement poli­tique et économique très insta­ble et ont œuvré en ter­rain sou­vent hos­tile. S’ou­vre donc une nou­velle ère… dans la con­ti­nu­ité. Le tim­ing de notre démé­nage­ment s’ac­corde par­faite­ment à la vie de notre gou­verne­ment. En effet, quand la vie poli­tique s’agite — élec­tions munic­i­pales, européennes, per­spec­tive d’un remaniement min­istériel — les admin­is­tra­tions s’im­mo­bilisent ! Ain­si, il nous faut faire preuve de patience pour rap­pel­er le min­istère de la San­té à notre bon sou­venir car nous avons sur le feu l’a­gen­da de sor­tie de mobil­i­sa­tion, et quelques dossiers majeurs. Nous y veil­lons car nous le savons, l’hi­ron­delle ne fait pas le print­emps.

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO 

Des élec­tions…
Bra­vo à Jean-Daniel Simon, jeune élu au pre­mier tour à la mairie de la com­mune bre­tonne de Por­spoder. Un maire de France siège désor­mais au bureau de la FHP-MCO. Jean-Daniel Simon est à la tête du groupe des clin­iques Ker­au­dren-Grand Large et celle des Soins de suite et de réadap­ta­tion de l’Élorn à Lan­derneau du groupe Vedi­ci, prési­dent de la FHP Bre­tagne, et tré­sori­er de la FHP et FHP-MCO. Danièle Descle­rc-Dulac sera à compter du 2 mai prochain, la nou­velle prési­dente du Col­lec­tif inter-asso­ci­atif sur la san­té (CISS) à la suite de Claude Ram­baud qui reste vice-prési­dente, en tant qu’ad­min­is­tra­trice de l’as­so­ci­a­tion Le Lien. Danièle Descle­rc-Dulac était déjà mem­bre du bureau du CISS depuis 2007 où elle représente l’as­so­ci­a­tion SOS Hépatites dont elle est ex-prési­dente.

Expéri­menter les maisons de nais­sance : com­ment ?
La HAS pub­lie une note de cadrage sur l’élaboration du cahi­er des charges de l’expérimentation récem­ment autorisée par la loi des maisons de nais­sance à des­ti­na­tion des femmes enceintes présen­tant une grossesse phys­i­ologique, dans un cadre rem­plis­sant les critères de qual­ité et de sécu­rité des soins pour la mère et l’enfant. Analyse de la lit­téra­ture, groupe de tra­vail, con­sul­ta­tions et vis­ites de sites sont au pro­gramme. Présence de la FHP-MCO ? Un cahi­er des charges conçu selon trois axes : modal­ités d’organisation, de fonc­tion­nement et de prise en charge. La val­i­da­tion des travaux est prévue mi-juil­let. La liste des maisons de nais­sance expéri­men­ta­tri­ces sera arrêtée fin 2015, pour une durée de 5 ans suiv­ie d’une éval­u­a­tion avant 2019.

Inven­ter les out­ils de la chirurgie ambu­la­toire
Corinne Vons, prési­dente de l’As­so­ci­a­tion française de chirurgie ambu­la­toire (AFCA) a invité les indus­triels des dis­posi­tifs médi­caux à « lever les freins au développe­ment de l’am­bu­la­toire » et les prati­ciens à « partager la con­cep­tion des DM avec les indus­triels ». « Plus il y a d’in­ter­venants, plus le taux de prise en charge en ambu­la­toire dimin­ue. Il nous faut des salles d’opéra­tion mul­ti­fonc­tion­nelles avec des tables hybrides qui per­me­t­tent de rap­procher la radi­olo­gie et l’en­do­scopie inter­ven­tion­nelles (…) un lit qui soit à la fois bran­card et table d’opéra­tion (avec) un petit écran pour que le malade puisse s’é­du­quer sur sa mal­adie, ce qu’il risque, appren­dre com­ment il devra s’oc­cu­per de lui en ren­trant à domi­cile, com­ment pren­dre son pouls » a‑t-elle lancé.

Plus de 600 MSP d’i­ci fin 2014
Les Maisons de san­té pluridis­ci­plinaires (MSP) sont le chaînon man­quant entre le pre­mier et le sec­ond recours et les struc­tures sociales et médi­co-sociales.Leur nom­bre (en ne comp­tant que celles sig­nalées auprès de l’ARS) est passé de 240 en mars 2013 à 436 un an plus tard, soit une aug­men­ta­tion de + 82 %. D’i­ci fin 2014, on attend une aug­men­ta­tion de 38 % pour attein­dre les 600 MSP. Con­traire­ment à ce que l’on pour­rait penser, une faible majorité (54 %) d’en­tre elles sont instal­lées en milieu rur­al, et 55 % des pro­jets le seront égale­ment. 101 pro­jets de télémédecine ont été lancés, mais aucun n’a pour le moment abouti. Seuls 55 % d’en­tre elles accueil­lent des étu­di­ants en médecine. Enfin, reste à sta­bilis­er la rémunéra­tion des pro­fes­sion­nels de san­té qui exer­cent dans les MSP. Si 150 struc­tures devraient expéri­menter les Nou­veaux modes de rémunéra­tion (NMR) en 2014, la péren­ni­sa­tion de ces rémunéra­tions col­lec­tives n’est pas encore entérinée. Pierre de Haas, prési­dent de la Fédéra­tion française des maisons et pôles de san­té (FFMPS), établit que, d’i­ci dix ans, l’ensem­ble des pro­fes­sion­nels de san­té libéraux exercera dans une MSP. Les plus pes­simistes, selon lui, pensent qu’il fau­dra atten­dre une généra­tion, soit trente ans, avant que ce mode d’ex­er­ci­ce ne soit général­isé.

Quelle évo­lu­tion pour le méti­er d’in­fir­mi­er ?
À la ques­tion « Pensez-vous qu’il y ait des freins à l’évo­lu­tion des com­pé­tences infir­miers ? », l’au­di­toire des 3e états généraux infir­miers a répon­du oui à 100 % sans hési­ta­tion, via un vote élec­tron­ique. Les infir­miers traî­nent déjà un lourd héritage et restent scep­tiques quant à l’évo­lu­tion annon­cée de leurs com­pé­tences. Michèle Lenoir-Sal­fati, direc­trice adjointe de la DGOS a pointé le frein de la for­ma­tion aujour­d’hui impar­faite que le gou­verne­ment veut pro­longer avec une fil­ière doc­tor­ante. Elle a pré­cisé par ailleurs que la future loi de San­té va notam­ment créer une nou­velle pro­fes­sion en pra­tique avancée visant à porter une com­pé­tence avancée pour les paramédi­caux. L’in­fir­mière de pra­tique avancée aura des mis­sions qui cohab­iteront avec des décrets d’actes.

Acci­dents de tra­vail : infir­miers et aides-soignants les plus touchés
L’analyse des bilans soci­aux de presque 350 étab­lisse­ments publics effec­tuée par l’ATIH mon­tre que les 6 métiers les plus touchés sont : les infir­miers de soins généraux, les aides-soignants, les agents de bio-net­toy­age, les agents de main­te­nance générale des bâti­ments, les agents de pro­duc­tion culi­naire ou ali­men­taire, les agents de restau­ra­tion et d’hôtel­lerie. Les caus­es d’ac­ci­dent sont par ordre décrois­sant les chutes de plain-pied (78,45 %), l’ef­fort lié à la manu­ten­tion des malades (72,7 %), le con­tact ou la pro­jec­tion avec du sang, des urines, des pro­duits biologiques sur peau lésée, muqueuses et yeux (31,3 %), la manip­u­la­tion d’outils ou d’in­stru­ments coupants, piquants ou tran­chants souil­lés (27,6 %), enfin le con­tact avec un malade agité (23,6 %).

Un statut pour les lanceurs d’alerte
Le décret du 11 mars 2014 relatif à l’exercice du droit d’alerte en matière de san­té publique et d’environnement dans l’entreprise ren­tr­era en vigueur le 1er avril 2014. Ce décret du min­istère du Tra­vail vise à encadr­er le droit d’alerte du tra­vailleur. Si un employé con­state que les pro­duits ou les procédés de fab­ri­ca­tion mis en œuvre par l’établissement présen­tent un risque grave pour la san­té publique ou l’environnement, il pour­ra lancer une alerte afin de prévenir du dan­ger encou­ru. Ce décret a pour but d’encadrer et de pro­téger les lanceurs d’alerte, mais aus­si d’éviter tout scan­dale médi­cal comme cela a pu être le cas dernière­ment lors de l’affaire du Medi­a­tor.