Le Col­lec­tif de mars, coor­di­na­tion d’une quin­zaine d’or­gan­i­sa­tions de pro­fes­sion­nels de san­té, organ­ise du 17 au 21 mars, une semaine blanche. Les sages-femmes hos­pi­tal­ières, une semaine noire. Leur dénom­i­na­teur com­mun ? La recon­nais­sance de leur méti­er ! La FHP-MCO apporte tout son sou­tien au Col­lec­tif, c’est-à-dire aux chirurgiens de l’UCDF, aux spé­cial­istes et général­istes de l’UFML, de la FMF, aux radi­o­logues de l’URF, etc. car leur com­bat est le nôtre. Nous souhaitons comme eux défendre la lib­erté de choix du pro­fes­sion­nel de san­té et de l’étab­lisse­ment et nous nous opposons à la créa­tion des réseaux de soins mutu­al­istes. Nous nous mobil­isons pour un finance­ment digne de la qual­ité des soins que nous pro­duisons. Nous revendiquons la respon­s­abil­i­sa­tion de nos pra­tiques sans être sous le joug per­ma­nent des con­trôles, cadres admin­is­trat­ifs et sta­tis­tiques économiques. Le com­bat des médecins pour garan­tir leurs légitimes com­plé­ments d’hono­raires est désor­mais entre les mains des mutuelles et assur­ances com­plé­men­taires qui, maîtres du jeu, imposeront leur cahi­er des charges : pla­fon­nement des rem­bourse­ments des DP, suiv­ant quelle hau­teur ?, jeu de con­cur­rence entre les con­trats, appari­tion des sur-com­plé­men­taires. Les caiss­es des com­plé­men­taires sont pleines (et celles de la sécu vides !) et c’est de leurs déci­sions que dépend l’é­gal­ité d’ac­cès aux soins. En ren­dre respon­s­ables médecins et étab­lisse­ments est une injus­tice de plus. Nos atouts et nos tal­ents con­jugués sont cer­tains, mais notre avenir ne se con­stru­ira que si nous dis­posons de vis­i­bil­ité et béné­fi­cions d’une sta­bil­ité finan­cière, celle des médecins et des établissements.Amis médecins, nous sommes avec vous !

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO 

En direct sur RFI…
Écoutez ven­dre­di 21 mars en direct dans l’émis­sion Pri­or­ité San­té de Claire Hédon, Lamine Ghar­bi débat­tre avec Gérard Vin­cent, délégué général de la FHF, Jean-Bap­tiste Morti­er, prési­dent de Vitalia, et le Dr Anne Ger­vais, hépa­to­logue à Bichat. En direct de 10h10 à 11h.

Vers des sur-com­plé­men­taires
Le pro­jet de « com­plé­men­taire pour tous les salariés » qui béné­ficiera d’une fis­cal­ité très avan­tageuse (7 % au lieu de 14 %), sera pro­posé à par­tir du 1er jan­vi­er 2016. Or selon Damien Vieil­lard-Baron, mem­bre du comité nation­al de la Cham­bre syn­di­cale des courtiers en assur­ances (CSCA), qui s’ex­pri­mait dans le Parisien, « la baisse de cou­ver­ture de ces nou­veaux con­trats va pouss­er les béné­fi­ci­aires à pren­dre une sur-com­plé­men­taire san­té afin de préserv­er leur niveau actuel de rem­bourse­ment ». Selon lui, le reste à charge pour le patient, aujourd’hui de 6 à 10 % en moyenne, « va aug­menter à 25, voire 30 %, pour cer­taines patholo­gies com­pliquées ». Pour com­penser cette perte, le recours à une sur-com­plé­men­taire devrait coûter env­i­ron 480 € par an. Les entre­pris­es ver­ront par ailleurs ces aides fis­cal­isées. La CSCA dénonce « un jeu de dupes » dont risquent de pâtir de nom­breux salariés.

Syn­di­cats de médecins, change­ments de tête…
Après trois man­dats à la tête de la CSMF, le Dr Chas­sang doit laiss­er son siège. Le 22 mars prochain auront lieu les élec­tions du prochain prési­dent. Le Dr Jean-Paul Ortiz, prési­dent du Syn­di­cat des médecins de l’hos­pi­tal­i­sa­tion privée (SYMHOP/CSMF), et le Dr Jean-François Rey sont tous deux can­di­dats. Par ailleurs, le Dr Patrick Gasser prend la suc­ces­sion du Dr Jean-François Rey à la tête de l’UME­SPE. Quant au Dr Philippe Cuq, il a été réélu prési­dent de l’Union des chirurgiens de France (UCDF) le 15 févri­er dernier. Le con­seil a égale­ment recon­duit la qua­si total­ité du bureau sor­tant de l’UCDF.

Bien­tôt maire…
À son engage­ment syn­di­cal, Jean-Daniel Simon ajoute un engage­ment citoyen et se présente comme tête de liste aux élec­tions munic­i­pales de sa ville, Por­spoder en Bre­tagne. La FHP-MCO serait très heureuse de compter un maire de France par­mi les mem­bres de son bureau. Nous lui souhaitons un très vif suc­cès !

Con­naître ses droits
Plusieurs sondages et rap­ports récents con­fir­ment le déficit de con­nais­sance du grand pub­lic et des pro­fes­sion­nels de san­té sur les droits : en 2011, 70 % des per­son­nes inter­rogées déclaraient ne pas savoir quels étaient leurs droits et 44 % pen­saient devoir oblig­a­toire­ment deman­der l’autorisation de leur médecin pour accéder à leur dossier médi­cal. Le min­istère vient de pub­li­er le guide Usagers : votre san­té, vos droits. Sans oubli­er le 5e Con­grès des usagers de la FHP-MCO qui se tien­dra à Paris le 25 sep­tem­bre 2014.

L’ac­tiv­ité en libéral a aug­men­té de 29 % à l’AP-HP
La CME des hôpi­taux de Paris con­firme les 378 autori­sa­tions d’ac­tiv­ité en libéral, soit une pro­gres­sion de 29 % depuis 2002. La CME souligne le retard dans l’ac­quit­te­ment des médecins de leur rede­vance, et l’ab­sence d’un con­trôle fiable de ces activ­ités. La Pitié-Salpêtrière, Paris-Cen­tre, Est-Parisien et Saint-Louis-Lari­boisière con­cen­trent à eux qua­tre 52 % de l’ac­tiv­ité libérale. Au total, les rede­vances ver­sées s’él­e­vaient à 7,6 mil­lions d’eu­ros en 2012 pour un total d’hono­raires de 31,1 mil­lions.

Une sécu moins défici­taire que prévu
La min­istre de la San­té Marisol Touraine a annon­cé hier, à quelques jours des munic­i­pales, un déficit de la sécu­rité sociale moins grave que prévu en 2013, y voy­ant le résul­tat des « efforts » de maîtrise des dépens­es du gou­verne­ment. Le déficit du régime général atteindrait 12, 5 mil­liards d’eu­ros en 2013 (13,3 mil­liards ini­tiale­ment prévus). « Nous avons la sat­is­fac­tion de con­stater que les efforts que nous avons réal­isés por­tent leurs fruits », a déclaré Mme Touraine. Même si aucune infor­ma­tion par branche n’a été don­née, le min­istre du Bud­get avait, dès le début de l’an­née, annon­cé que les seules dépens­es de san­té avaient été moins impor­tantes que prévu en 2013 avec une sous-exé­cu­tion de l’ON­DAM.

Pour se déten­dre…
Dr Michel Guil­bert, médecin général­iste depuis 30 ans, dévoile les réflex­ions inso­lites de ses patients lors des con­sul­ta­tions… dans son livre c’est grave doc­teur ? Les patients, rois du lap­sus : « On m’a mis une vul­ve car­diaque », «Vous croyez aux com­pli­ments ali­men­taires ? », « Je ne veux pas de médica­ments géné­tiques », « J’ai oublié ma carte virale », « Ma gas­tro­logue m’a entubé ». Les créat­ifs, qui inven­tent de nou­velles patholo­gies : « Le can­cer du sar­cophage, c’est grave ? », « Mon mari retousse et crache vert depuis hier. C’est encore une crachéite ». Ils n’ont pas fait médecine et ça s’entend : « Ça y est, ma femme vient de per­dre les os », « La gyné­co m’a dit que j’avais un utérus extraver­ti », « J’ai un ongle incar­céré », « On m’a fait une fel­la­tion in vit­ro», « J’ai fait un coma idyllique ». Ceux qui ont des symp­tômes bizarres : «Quand j’ai des hémor­roïdes, j’ai les yeux rouges », « Je ne veux plus de vac­cin, j’ai eu une érec­tion vac­ci­nale ».

Pol­lu­tion : l’im­pact de la qual­ité de l’air intérieur ne doit pas être occulté !
Cou­ver­ture médi­a­tique anx­iogène, mesures gou­verne­men­tales dras­tiques – cir­cu­la­tion alternée, gra­tu­ité des trans­ports en com­mun… – l’épisode de pol­lu­tion récent dans la région Île-de-France a placé la qual­ité de l’air extérieur au cen­tre des préoc­cu­pa­tions. Si la pol­lu­tion de l’air extérieur nuit grave­ment à la san­té des citoyens, les con­séquences d’une mau­vaise qual­ité de l’air intérieur ne doivent pas être sous-estimées. Nous pas­sons 90 % de notre temps dans des envi­ron­nements intérieurs et l’altération de la qual­ité de l’air intérieur provoque pareille­ment : asthme, insuff­i­sances res­pi­ra­toires graves, syn­drome SBS (Sick Build­ing Syn­drom – trou­bles de types céphalées, trou­bles de la con­cen­tra­tion, asthénie, irri­ta­tion cutanée). La qual­ité de l’air intérieur est un enjeu pri­mor­dial, aus­si bien san­i­taire qu’économique. Le coût annuel de la mau­vaise qual­ité de l’air intérieur est en effet estimé entre 10 et 40 mil­liards d’euros par an, selon les études.
Les étab­lisse­ments de san­té, plus que quiconque, doivent être à la pointe de ce com­bat et garan­tir à leurs patients comme à leurs salariés une qual­ité de l’air irréprochable. Et vous, que faites-vous pour la qual­ité de l’air intérieur de votre étab­lisse­ment ?
Le C2DS pro­pose dix éco­gestes sim­ples pour amélior­er la qual­ité de l’air intérieur.