La fédéra­tion et ses syn­di­cats de spé­cial­ités réu­nis en ses­sion de crise, ont décidé de lancer un plan d’ac­tions d’en­ver­gure pour pro­test­er con­tre les agres­sions du gou­verne­ment. Nous deman­dons aux 1100 entre­pris­es de soins privées de sus­pendre à par­tir du 1er mars prochain la sig­na­ture de tous nou­veaux con­trats de for­ma­tion d’in­fir­mière et ce pour une durée indéter­minée. De notre mobil­i­sa­tion mas­sive et très rapi­de dépend le rap­port de force que nous voulons impos­er au min­istère de la San­té afin de faire infléchir les arbi­trages en cours cette semaine pour la cam­pagne tar­i­faire 2014. Pas de tar­ifs, pas d’emplois. Le plan « +3000 emplois » de notre branche est égale­ment sus­pendu.
Nous vous aler­tions déjà la semaine dernière dans le 13h, sur le scé­nario noir que le min­istère était en train d’écrire pour notre secteur : une neu­tral­i­sa­tion du CICE de deux huitièmes, le lance­ment du dis­posi­tif de dégres­siv­ité et une remise en cause des mis­sions de ser­vice pub­lic visant une con­sécra­tion de l’hôpi­tal sur les ter­ri­toires. Une nou­velle baisse tar­i­faire serait inac­cept­able au regard d’une équa­tion sim­ple : sur les huit dernières années (2005–2013), nos tar­ifs aug­men­taient en moyenne de 1,17 % pour un taux d’in­fla­tion de 11,82 %. Il s’ag­it d’une asphyx­ie économique de notre secteur d’ex­cel­lence. En clair, nous assis­tons à une mar­gin­al­i­sa­tion sournoise de notre secteur, et à un rejet de la part des pou­voirs publics.
Or notre secteur a déjà signé depuis longtemps un pacte de respon­s­abil­ité avec la France. Nous sommes des acteurs soci­aux majeurs avec 154 000 emplois non délo­cal­is­ables ; des acteurs san­i­taires indis­pens­ables, nous soignons 8,5 mil­lions de patients et 92 % des Fran­cais nous font con­fi­ance ; enfin des acteurs économiques per­for­mants.
Face à ce mécan­isme de ségré­ga­tion, de rejet, tant au niveau nation­al que région­al, nous ne pou­vons pas rester sans réa­gir. Nous avons mesuré les con­séquences sérieuses de cette déci­sion et les déplorons auprès des jeunes sta­giaires, de leurs écoles, de vos étab­lisse­ments.

Mais aujour­d’hui, les clin­iques entrent en résis­tance. Ain­si, nous vous deman­dons de nous fax­er ou mail­er cette semaine et, au plus tard, ven­dre­di 14 févri­er l’en­gage­ment de votre étab­lisse­ment dans cette mobil­i­sa­tion qui doit être mas­sive pour être dis­sua­sive. En pièce jointe, votre fiche d’en­gage­ment.

Nous comp­tons sur vous ! Agis­sons.

 

À télécharg­er :

- fiche d’en­gage­ment

- let­tre type aux IFSI

- let­tre type aux ARS