Le 7 novem­bre à Mont­pel­li­er, plus de 250 per­son­nes par­tic­i­paient au col­loque

« Envi­ron­nement, clin­iques respon­s­ables pour assur­er la san­té des généra­tions futures ». Cécile Bel­tran, déléguée régionale du Langue­doc-Rous­sil­lon, présente l’en­gage­ment des adhérents de sa région dans ce domaine.

Quelles sont les moti­va­tions de la FHP Langue­doc-Rous­sil­lon à s’en­gager dans une démarche de développe­ment durable ? Comme Mr Jour­dain qui fai­sait de la prose sans le savoir. Dès 2005, nous avons engagé les étab­lisse­ments dans des actions rel­e­vant du développe­ment durable sans le savoir. Nous avons com­mencé par le ver­sant socié­tal : dépistage de la sur­dité, rela­tions avec les usagers… puis nous avons tra­vail­lé sur le ver­sant ressources humaines, en regroupant notam­ment 108 entre­pris­es de san­té dans un pro­gramme unique de GPEC. Et lorsque nous avons pré­paré la con­struc­tion de la Mai­son de l’Hospitalisation Privée, nous nous sommes intéressés aux con­cepts du HQE, et nous avons tra­vail­lé sur la maîtrise de l’énergie, de la lumière, de l’acoustique et de l’environnement. La maîtrise de nos charges de fonc­tion­nement était une pri­or­ité pour un bâti­ment de 3 500 m².

Quels sont les prin­ci­paux freins ou facil­i­ta­teurs ren­con­trés ? Glob­ale­ment, le frein prin­ci­pal, c’est la con­trainte admin­is­tra­tive qui pèse sur les étab­lisse­ments. Le développe­ment durable n’est pas une pri­or­ité. Alors il faut oser pren­dre les sujets les uns après les autres pour avancer, sans com­plexe, et revenir au bon sens, com­préhen­si­ble par tous, sans se préoc­cu­per de développe­ment durable ! En sub­ven­tion­nant à 50 %, 30 bilans car­bone et 25 audits énergé­tiques réal­isés en Langue­doc-Rous­sil­lon, le FEDER nous a per­mis de sen­si­bilis­er les étab­lisse­ments aux enjeux envi­ron­nemen­taux. Le C2DS a été (et est tou­jours) un facil­i­ta­teur pour mieux décrypter des sujets très com­plex­es mais aus­si pour accom­pa­g­n­er les étab­lisse­ments qui ont souhaité s’engager dans la réduc­tion des gaz à effet de serre.

Le Langue­doc-Rous­sil­lon, une région en avance ? Et demain ? Une fédéra­tion régionale, à l’écoute de ses adhérents ! Qui a pour objec­tif de les accom­pa­g­n­er pour assur­er leur péren­nité mais aus­si sur des sujets impor­tants pour leur avenir. Impor­tants car il y a une attente des patients. Impor­tants car ils peu­vent avoir un impact économique. Gér­er le vol­ume de ses déchets ou de ses efflu­ents n’est pas sexy, mais cela a un coût. Demain, encore plus qu’aujourd’hui. Les incer­ti­tudes sur les tar­ifs doivent nous con­duire à accom­pa­g­n­er les adhérents dans leur recherche d’efficience sur tous les sujets, à nous dépass­er, à être imag­i­nat­ifs ! Alors, lorsque Lamine GHARBI accueille plus de 250 per­son­nes, le 7 novem­bre, au col­loque sur « Envi­ron­nement, clin­iques respon­s­ables pour assur­er la san­té des généra­tions futures », avec le directeur des achats des lab­o­ra­toires Fab­re, la direc­trice de l’as­so­ci­a­tion HQE, mais aus­si avec des étab­lisse­ments qui ont remis en cause leur pra­tique, je me dis que nous avons franchi une étape. Du con­cept, nous sommes passés au stade pra­tique. Pour l’avenir, le Grenelle de l’environnement est une mine d’idées puisqu’il vient pos­er de nou­velles con­traintes finan­cières sur les étab­lisse­ments (taxe sur les efflu­ents, déchets fer­men­tis­ci­bles à retir­er des ordures ménagères…). Des con­tacts sont pris pour qu’en 2014, de nou­velles actions col­lec­tives puis­sent être menées en étant accom­pa­g­nées par l’État et l’Europe. L’innovation médi­cale, l’amélioration de la qual­ité et de la sécu­rité des soins sont des pri­or­ités, mais avec quels moyens ? peut-être avec les 20 % d’économies réal­is­ables sur le fonc­tion­nement d’un bâti­ment ?

Vue de la Mai­son de l’hos­pi­tal­i­sa­tion privée à Mont­pel­li­er