L’enregistrement des don­nées joue un rôle essen­tiel afin d’assurer une iden­ti­fi­ca­tion fiable du patient à toutes les étapes de sa prise en charge. Rap­pel des règles dans une cir­cu­laire de la DGOS.

Un enjeu de prise en charge

L’identito-vigilance est un sys­tème de sur­veil­lance et de ges­tion des risques et erreurs liés à l’identification des patients.

Il faut donc pass­er de l’identité admin­is­tra­tive à but de fac­tura­tion à une cul­ture d’identification clin­ique dans le cadre d’une démarche et d’un pro­jet glob­al de la qual­ité et de la sécu­rité des soins.

L’enjeu pour les étab­lisse­ments de soins est désor­mais de posi­tion­ner la déf­i­ni­tion de l’identité du patient comme la pre­mière étape de l’acte de soins.

La mise en œuvre d’une meilleure poli­tique d’identification passe notam­ment par la rédac­tion d’un guide de bonnes pra­tiques mais surtout par la for­ma­tion des per­son­nels qui ne sen­tent pas for­cé­ment impliqués.

Rap­pel des règles de recueil d’identité

Dans une cir­cu­laire du 7 juin 2013, la Direc­tion générale de l’offre de soins (DGOS) édicte et surtout rap­pelle les règles pour le recueil de l’identité et l’enregistrement de don­nées afin d’éviter les erreurs d’identification qui peu­vent « entrain­er de lour­des con­séquences » mais relèvent pour­tant « des risques évita­bles ».

En effet, Les con­séquences d’une mau­vaise iden­ti­fi­ca­tion du patient lors de son entrée sont mul­ti­ples : traite­ment du mau­vais patient, erreur d’administration de médica­ments, erreur d’intervention, diag­nos­tics inver­sés, etc…

Or actuelle­ment les sys­tèmes d’identifications au sein des étab­lisse­ments de san­té reposent sur des col­lectes hétérogènes de traits d’identification, en par­ti­c­uli­er en ce qui con­cerne le nom du patient, qui peut être son nom de nais­sance, son nom mar­i­tal ou son nom d’usage. Une source poten­tielle d’erreurs.

La cir­cu­laire de la DGOS rap­pelle donc que « seuls le nom de famille (appelé aus­si nom de nais­sance), le sexe et la date de nais­sance doivent être retenus au titre des traits stricts; et ce pour le sexe mas­culin comme féminin ». « Les moteurs de recherche doivent sys­té­ma­tique­ment inter­roger le nom de nais­sance, et sec­ondaire­ment les dif­férents noms d’usages du patient, tel que le nom mar­i­tal, le nom usuel s’ils sont recueil­lis », ajoute la cir­cu­laire.

Le texte recom­mande en out­re l’u­til­i­sa­tion exclu­sive des majus­cules et n’au­torise que les 26 let­tres de l’al­pha­bet et les chiffres de 0 à 9 pour les dossiers anonymes. Elle pro­scrit de fait les car­ac­tères dia­cri­tiques, apos­tro­phes, tirets, astérisques (rem­placés par un espace) et toute autre forme de ponc­tu­a­tion ain­si que les abrévi­a­tions. Ces règles de saisie doivent être inté­grées dans la charte d’i­den­ti­to-vig­i­lance de l’étab­lisse­ment.