Qu’est ce que représente le groupe Diaverum ?
Diaverum est un groupe dédié aux soins néphrologiques. Nos 16 cen­tres accueil­lent 1200 patients selon toutes les modal­ités de dial­yse, et sont présents dans qua­tre prin­ci­paux ter­ri­toires en France – PACA, IDF, Angers et Mul­house. Au-delà, le groupe est implan­té dans 18 pays avec 250 étab­lisse­ments. Nous sommes donc très act­ifs dans notre secteur, nous sommes engagés dans une évo­lu­tion néces­saire de la pro­fes­sion. Je pense notam­ment au développe­ment de la dial­yse à domi­cile, ou à la prob­lé­ma­tique du mod­èle de rem­bourse­ment de la dial­yse. Par ailleurs, et en rela­tion avec l’actualité, nous sommes totale­ment en phase avec une des con­clu­sions des Etats Généraux du Rein qui vise à dévelop­per l’information au patient pour lui per­me­t­tre un choix éclairé car jusqu’alors, les déci­sions pris­es étaient très “néphro­logue dépen­dant”. Une infor­ma­tion délivrée par un groupe pluridis­ci­plinaire de pro­fes­sion­nels de san­té garan­tit une vision com­plète. Nous avons déjà anticipé chez nous cette demande avec l’organisation de ren­dez-vous avec une infir­mière en com­plé­ment du néphro­logue mais il faut naturelle­ment aller plus loin.

Selon vous, quels sont les axes de tra­vail à dévelop­per ?
Notre objec­tif est certes de dévelop­per l’offre de soin, mais égale­ment, et c’est une con­vic­tion pro­fonde de notre groupe, de dévelop­per l’éducation thérapeu­tique. C’est une clé majeure pour amélior­er la qual­ité et l’espérance de vie. C’est notre devoir de soignants ! Pour cela à Diaverum, nous avons mis en place un groupe nation­al de tra­vail et avons dédié un poste à ce pro­jet. La qual­ité du tra­vail réal­isé sur le ter­ri­toire français a amené le groupe à dupli­quer ce pro­gramme à l’international. Nous étions déjà dans l’esprit d’une démarche de développe­ment durable !

S’in­ter­roger sur une san­té durable, c’est égale­ment se préoc­cu­per de l’im­pact de son activ­ité sur l’en­vi­ron­nement. Quelle démarche avez-vous choisie ?
Le groupe a décidé d’engager l’ensem­ble de ses cen­tres français dans leur glob­al­ité, dans une démarche ISO 14001 et ain­si de se lancer dans une cer­ti­fi­ca­tion au niveau du pays. Nous avions déjà expéri­men­té le volet DD de la cer­ti­fi­ca­tion V2010 et avions dès mi-2011 lancé des diag­nos­tics énergé­tiques, une poli­tique de l’eau, de l’air, etc. Les thé­ma­tiques envi­ron­nemen­tales nous étaient déjà famil­ières avant de nous engager dans l’ISO. Qua­tre pre­miers étab­lisse­ments ont été audités et qua­tre autres le seront de façon aléa­toire chaque année pour nous per­me­t­tre de con­serv­er cette cer­ti­fi­ca­tion ISO pour notre activ­ité en France. Tous les cen­tres doivent donc avancer de con­cert et être per­for­mants au risque de faire per­dre à tous notre ISO com­mun. Un vrai esprit d’équipe ! De plus, les qua­tre cen­tres audités annuelle­ment doivent avoir inté­gré les recom­man­da­tions émis­es à l’issue des audits de l’année précé­dente. Une véri­ta­ble amélio­ra­tion con­tin­ue et très exigeante de la qual­ité. Ce tra­vail porté au niveau nation­al par notre respon­s­able qual­ité est extrême­ment moti­vant pour toutes les équipes et très vite val­orisant car les actions et les résul­tats sont con­crets et à très court terme. La démarche est empreinte de bon sens, elle est prag­ma­tique et logique. Au cen­tre d’Arles, et à l’initiative d’une équipe très sen­si­ble aux sujets DD, nous avons été encore plus loin en réal­isant la pre­mière empreinte envi­ron­nemen­tale d’un acte de dial­yse en cen­tre et dial­yse péri­tonéale. Nous avons choisi d’externaliser la démarche en la con­fi­ant à l’agence Pri­mum non nocere, pôle d’expertise du C2DS. Les résul­tats appar­ti­en­nent à ce cen­tre et ne sont pas extrap­o­lables à l’ensemble du secteur bien que nous ne seri­ons pas éton­nés de retrou­ver ces mêmes don­nées ailleurs. L’idée était avant tout de déclencher une prise de con­science. Il est ain­si intéres­sant de point­er que 3 postes impactent majori­taire­ment l’empreinte envi­ron­nemen­tale de l’activité : les trans­ports, en tête, les intrants et enfin les déchets. L’eau, a pri­ori atten­due comme très impac­tante, n’est qu’un des élé­ments. Notons que sur ces trois postes, les autorités dis­posent de leviers d’action très forts. Elles sont de ce point de vue de véri­ta­bles par­ties prenantes de la démarche. Nous con­sta­tons com­bi­en il est impor­tant de les inté­gr­er dans la réflex­ion et d’agir de con­cert. Au-delà, à Arles, ce sujet a per­mis véri­ta­ble­ment de respon­s­abilis­er les salariés et les patients, notam­ment au tra­vers des représen­tants d’usagers et en par­ti­c­uli­er les jeunes généra­tions.