Depuis 7 ans, l’Observation des vio­lences en milieu de san­té (ONVS) recueille les sig­nale­ments  d’actes de vio­lence déclarés par les étab­lisse­ments de san­té et dresse un bilan annuel. En 2012, plus de 11 000 sig­nale­ments d’actes de vio­lence ver­bales et/ou physiques ont été recen­sés (soit une aug­men­ta­tion de + 97% par rap­port à 2011). Pour prévenir autant que pos­si­ble  les sit­u­a­tions à risque, un site pro­pose un web-doc­u­men­taire basé sur des témoignages et des recom­man­da­tions.

Des sig­nale­ments en hausse

En 2012, l’Observatoire des vio­lences en milieu de san­té (ONVS) a reçu 11 344 sig­nale­ments d’atteintes aux biens et aux per­son­nes, effec­tués par 352 étab­lisse­ments  san­i­taires et médi­co-soci­aux (soit 12% des étab­lisse­ments nationaux).

Ces sig­nale­ments ont aug­men­té de +97% par rap­port à l’année 2011. Il est cepen­dant dif­fi­cile de savoir si cela cor­re­spond à une recrude­s­cence des actes de vio­lence ou à une aug­men­ta­tion des sig­nale­ments qui ont été facil­ités ces derniers mois.
Par exem­ple, depuis 2012, l’assistance publique des hôpi­taux de Paris (AP-HP), qui représente 35  étab­lisse­ments fran­ciliens (ain­si que 2 étab­lisse­ments hors Ile de France,  a décidé d’abandonner son out­il interne de recense­ment des évène­ments au prof­it de celui de l’ONVS. En menant une poli­tique exhaus­tive de déc­la­ra­tion, l’AP-HP a ain­si fait remon­ter au niveau nation­al 3038 inci­dents, soit 88% des sig­nale­ments en Ile-de-France.

71% des 11.344 sig­nale­ments con­cer­nent les atteintes aux per­son­nes et 29% les atteintes aux biens.

La moitié des atteintes aux per­son­nes cor­re­spon­dent à des vio­lences physiques, et sont en grande par­tie (51%) classées en niveau 3 (coups, bous­cu­lade, crachats)  par la per­son­ne à l’origine du sig­nale­ment.

Top 3 des étab­lisse­ments ayant sig­nalé des actes de vio­lence :

  • ser­vices de psy­chi­a­trie : 2 886 sig­nale­ments
  • ser­vices d’urgences : 1611 sig­nale­ments (dont 74 % d’injures et de men­aces, 26% d’agressions physiques).
  • ser­vices accueil­lant des per­son­nes âgées (EHPAD, géri­a­trie…) : 1166 sig­nale­ments.

Des solu­tions de préven­tion

La qual­i­fi­ca­tion d’un acte d’agitation en acte de vio­lence est sub­jec­tive et peut dif­fér­er selon que l’on soit vic­time, témoin ou encore agresseur.

Ces élé­ments font que l’analyse des don­nées, et des déter­mi­nants est rel­a­tive­ment déli­cate. Pour autant, on sait que cer­taines mesures dévelop­pées sur le ter­rain por­tent leurs fruits, et parvi­en­nent à prévenir, ou mieux gér­er ces sit­u­a­tions.

Que peu­vent faire les hos­pi­tal­iers face aux « inci­vil­ités et mal­trai­tances ordi­naires » ? Quels sont les recours et les aides ?

Afin de répon­dre aux ques­tions que se posent soignants, patients comme proches, la MASCF pro­pose un web-doc­u­men­taire sur un site dédié : http://www.violence-hopital.fr/

Pour réalis­er cet out­il, la MACSF s’est appuyée sur son expéri­ence en tant qu’organisateur de con­férences thé­ma­tiques sur le thème de la vio­lence à l’hôpi­tal, mais surtout sur le témoignage des pro­fes­sion­nels de la san­té de dif­férents hori­zons se ren­con­trent.

L’ob­jec­tif de cet out­il est de faire sor­tir la parole de l’hôpi­tal, pour per­me­t­tre à cha­cun de décou­vrir ce sujet. Il per­met aus­si d’of­frir aux per­son­nels de san­té une expéri­ence et un vécu de la vio­lence à l’hôpi­tal par des pairs et des col­lègues.