3 ques­tions au Dr Jean-Pierre FOULON , directeur de la clin­ique Sainte-Marie à Osny (95)

 

Est-ce que la con­ven­tion est un moment impor­tant de votre vie syn­di­cale ?
Bien enten­du ! Sinon, je ne me déplac­erais pas ! Pour venir de chez moi, il faut déjà 2h à 2h30 jusqu’à l’aéroport, puis 1h30 de vol. Mais la Con­ven­tion de la FHP-MCO est un moment agréable. Pour moi, ça n’a pas vrai­ment d’incidence qu’elle ait lieu cette année en région. Pou­voir échang­er sur l’actualité avec ses pairs est impor­tant. C’est par la FHP-MCO que j’ai obtenu des infor­ma­tions sur le CICE. Dans ces péri­odes dif­fi­ciles, il est utile d’être bien infor­mé, de pou­voir com­par­er des sit­u­a­tions et éla­bor­er ensem­ble des pro­jets d’avenir.

Quelles sont les prin­ci­pales dif­fi­cultés ren­con­trées par le secteur privé ?
A mon avis, un des prin­ci­paux freins à notre secteur est la poli­tique du gou­verne­ment actuel, très pro-pub­lic. On n’écoute pas suff­isam­ment les étab­lisse­ments de san­té privés, il faut que le gou­verne­ment ne nous con­sid­ère pas comme une annexe de l’hospitalisation publique mais bien comme un parte­naire à part entière.

Quelles per­spec­tives d’avenir imag­inez-vous pour le secteur privé ?
Pour moi, il faut réfléchir aux pro­jets d’avenir sur une échelle de 5 à 10 ans, avec les médecins. Il faut par­ticiper aux comités de pilotage de l’ARS, au SROS, aug­menter la part des urgences et la par­tic­i­pa­tion aux mis­sions de ser­vice pub­lic. Selon moi, la ten­dance est au regroupe­ment d’établissements. Il faut trou­ver des modes de coopéra­tion public/privé qui soient gagnant/gagnant. C’est pos­si­ble si on se bouge intel­lectuelle­ment ! La cam­pagne « J’aime ma clin­ique » m’enthousiasme, c’est comme cela que l’on parvien­dra à obtenir une vraie vis­i­bil­ité auprès des pou­voirs publics, et à met­tre en place des pro­jets médi­caux de ter­ri­toire.