Le cerveau représente encore une incon­nue pour les sci­en­tifiques. Une équipe de chercheurs bri­tan­niques se sont eux penchés sur un pro­jet de car­togra­phie du cerveau des fœtus. L’objectif : détecter le développe­ment de patholo­gies telles que l’autisme.

 

 

 

Enjeu de la recherche médi­cale mod­erne

Avec près de 100 mil­liards de neu­rones, le cerveau humain est telle­ment com­plexe que les sci­en­tifiques n’ont pas pu enreg­istr­er, jusqu’à présent, toute son activ­ité en même temps. Les chercheurs sont néan­moins con­va­in­cus que la tech­nolo­gie actuelle peut leur per­me­t­tre d’ac­quérir une com­préhen­sion plus com­plète et moins intru­sive du cerveau.

Récem­ment des sci­en­tifiques améri­cains ont révélé la pre­mière carte détail­lée du cerveau jamais réal­isée.

L’Atlas du cerveau humain ain­si établi per­met de savoir «ce qui se passe à l’in­térieur». C’est un out­il de recherche inter­ac­t­if qui per­me­t­tra aux sci­en­tifiques de mieux com­pren­dre com­ment le cerveau fonc­tionne et pour­ra aider à décou­vrir de nou­veaux traite­ments.

Le gou­verne­ment améri­cain a même annon­cé en févri­er 2013, un pro­jet de recherche sur le cerveau piloté con­join­te­ment par les agences fédérales, des fon­da­tions privées et des équipes de neu­ro­sci­en­tifiques et nanosci­en­tiques, rap­porte le New York Times. Un effort con­certé de grande enver­gure pour faire pro­gress­er la con­nais­sance de l’homme sur les neu­rones, la per­cep­tion, l’ac­tion et la con­science.

Si les sci­en­tifiques fondent autant d’e­spoir dans ce pro­jet c’est qu’il pour­rait, à terme, per­me­t­tre de dévelop­per une tech­nolo­gie essen­tielle à la com­préhen­sion de mal­adies comme Alzheimer ou Parkin­son et de nou­veaux traite­ments pour de nom­breuses affec­tions men­tales. Une étude pri­mor­diale donc, qui pour­rait égale­ment ouvrir la voie à des pro­grès majeurs en matière d’in­tel­li­gence arti­fi­cielle.

Détecter l’autisme avant la nais­sance

Des sci­en­tifiques bri­tan­niques ont, quant à eux, débuté un pro­jet de 6 ans qui vise à car­togra­phi­er les con­nec­tions nerveuses qui se dévelop­pent chez le bébé avant et après sa nais­sance.

En effet,  à la nais­sance d’un nou­veau-né, les prin­ci­pales con­nex­ions nerveuses sont déjà établies.

Ces con­nex­ions déter­mi­nent ain­si ce qu’il pense et sa façon de voir le monde et peu avoir un rôle impor­tant dans le développe­ment de patholo­gies comme l’autisme, selon ces chercheurs.

Mais c’est pré­cisé­ment la façon dont ce riche réseau de nerfs s’assemble avant la nais­sance qui reste un ter­ri­toire rel­a­tive­ment inex­ploré.

Des chercheurs de Guy et l’Hôpi­tal St Thomas, King Col­lege de Lon­dres, Impe­r­i­al Col­lege, Uni­ver­sité d’Ox­ford, veu­lent pro­duire un sché­ma de câblage dynamique de la façon dont le cerveau se développe, à un niveau de détail impos­si­ble à pro­duire jusqu’à présent.