La FHP-MCO dénonce l’amalgame inqual­i­fi­able établi par le min­istre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovi­ci, inter­rogé dimanche sur Europe 1, entre clin­iques et ban­ques suiss­es et réclame des excus­es pour ces pro­pos insul­tants qui stig­ma­tisent tout un secteur d’excellence et les 200.000 pro­fes­sion­nels qui y tra­vail­lent.

Lors de l’émission « Le Grand Ren­dez-Vous », Pierre Moscovi­ci, ques­tion­né sur l’affaire Cahuzac, a déclaré : « Et donc je vais vous dire qu’une cer­taine République, ou plutôt une cer­taine con­cep­tion de la République où il y a des clin­iques, des ban­ques en Suisse, c’est pas mon truc, c’est pas ma vie, c’est pas ma con­cep­tion des choses ».

 « Cet amal­game entre clin­iques et ban­ques suiss­es est inqual­i­fi­able et indigne d’un haut respon­s­able de l’Etat. Sug­gér­er que des clin­iques ou les per­son­nels qui y tra­vail­lent seraient impliqués de près ou de loin dans des activ­ités fis­cales illé­gales est tout sim­ple­ment inac­cept­able. C’est aus­si inac­cept­able que de dire que les poli­tiques sont tous des menteurs », s’est indigné Lamine Ghar­bi, prési­dent de la FHP-MCO, qui regroupe 600 étab­lisse­ments spé­cial­isés en médecine, chirurgie et obstétrique. « Le min­istre de l’Economie et des Finances ferait mieux de bal­ay­er devant sa porte, avant de jeter l’opprobre pub­lic sur tout un secteur et sur les 200.000 pro­fes­sion­nels qui y tra­vail­lent au ser­vice des patients et avec leur con­fi­ance ».

« Nous osons espér­er que les mots pronon­cés par M. Moscovi­ci, qui est cer­taine­ment sous pres­sion en ce moment, ont dépassé sa pen­sée mais nous n’en sommes pas cer­tains. Au nom de la pro­fes­sion toute entière, nous lui deman­dons donc des excus­es publiques pour ces pro­pos ».