La FHP-MCO, syn­di­cat des clin­iques et hôpi­taux privés spé­cial­isés en médecine, chirurgie et obstétrique (MCO) de la Fédéra­tion de l’hospitalisation privée, salue le dernier rap­port de l’OCDE sur la sit­u­a­tion économique de la France, qui regrette la  fin de la con­ver­gence des tar­ifs des hôpi­taux et ceux des clin­iques, notant que si elle n’avait été arrêtée par l’actuel gou­verne­ment, elle aurait per­mis de “génér­er une économie de 0,4% du PIB”, soit env­i­ron 7 mil­liards d’eu­ros par an.

La loi Mat­tei (2003) instau­rant la tar­i­fi­ca­tion à l’ac­tiv­ité prévoy­ait une con­ver­gence pro­gres­sive des tar­ifs que rem­boursent la Sécu­rité sociale aux étab­lisse­ments de san­té publics et privés. Or, pour une même presta­tion de soins, les clin­iques sont rem­boursées 22% de moins en moyenne par la Sécu­rité sociale que les hôpi­taux publics. Cela revient à dire, à l’inverse, que pour une même presta­tion, l’hôpital pub­lic fac­ture 28% de plus à la Sécu qu’une clin­ique.

La Cour des comptes a con­fir­mé dans un rap­port pub­lié en sep­tem­bre 2011 qu’un aligne­ment des tar­ifs des étab­lisse­ments de san­té publics sur ceux du privé per­me­t­trait à l’as­sur­ance mal­adie d’é­conomiser env­i­ron 7 mil­liards d’eu­ros chaque année.

“L’as­sur­ance-mal­adie paye ain­si, par exem­ple pour une pro­thèse de hanche, 1.000 € de plus à un hôpi­tal pub­lic que pour la même opéra­tion réal­isée en clin­ique. Out­re qu’il s’ag­it d’une dis­crim­i­na­tion inac­cept­able — pour laque­lle nous avons saisi d’une plainte la direc­tion de la con­cur­rence de la Com­mis­sion européenne — c’est totale­ment aber­rant sur le plan économique. C’est le sens du rap­port de l’OCDE qui pointe la néces­saire ratio­nal­i­sa­tion et le besoin de gains d’ef­fi­cience dans le domaine des dépens­es de san­té”, souligne Lamine Ghar­bi, prési­dent de la FHP-MCO.

L’OCDE (Etudes économiques de l’OCDE : France 2013, p. 27) estime qu’au total les dépens­es de san­té pour­raient dimin­uer de 1,3 point de PIB, sans nuire à la qual­ité des soins, par une ratio­nal­i­sa­tion des dépens­es de san­té, via notam­ment, out­re la con­ver­gence tar­i­faire, l’in­ten­si­fi­ca­tion de l’am­bu­la­toire et la réduc­tion de la sur­con­som­ma­tion de médica­ments.