Le gou­verne­ment avait com­posé une musique sucrée pour nous faire accepter une note des plus salées : une baisse des tar­ifs de 0,21%. Nous avions alors écouté toutes les expli­ca­tions macro-économiques. Que pou­vait-on faire de plus ? La nou­velle expli­ca­tion de texte min­istérielle de lun­di dernier ne change rien à ce résul­tat. Cette baisse tar­i­faire reste un non sens irre­spon­s­able pour les 35% d’étab­lisse­ments défici­taires de notre secteur mais égale­ment pour ceux qui bas­culeront dans ce cer­cle vicieux ou encore ceux dont les investisse­ments seront dan­gereuse­ment blo­qués. En revanche, elle change tout d’un point de vue poli­tique. Loin d’être le résul­tat d’une mau­vaise con­jonc­ture, cette baisse est en réal­ité bel et bien la con­trepar­tie à pay­er pour neu­tralis­er l’ef­fet du CICE et annon­ci­atrice de 3 autres diminu­tions tar­i­faires à venir. Alors quelle est votre couleur préférée ? Blanc à l’Elysée qui témoigne d’une pleine recon­nais­sance du Prési­dent de la République de notre statut d’en­tre­prise éli­gi­ble dans les mêmes con­di­tions que toutes les autres au CICE, noir au min­istère de la San­té qui nous acca­ble d’une oblig­a­tion d’équité et de sol­i­dar­ité plus que jamais uni­latérale ou enfin partout, une zone grise clien­téliste? Il nous reste, et ce ne sont pas des moin­dres, les out­ils juridiques et la mémoire de cet épisode lorsque le manque de courage ou un trop plein de scrupules vien­dront nous étouf­fer pour agir.

Lamine GHARBI

Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO

 

La cam­pagne tar­i­faire pour les matheux !
Le vol­ume d’ac­tiv­ité réal­isé en 2012 sur les GHS  pour les ex-OQN est de 2,3% (2,4% de prévi­sion­nel) ; le vol­ume pour les ex-DGF est de 3,2%. En 2013, le vol­ume prévi­sion­nel est de 2% pour les ex-OQN et 2,8% pour les ex-DGF.
La sous-exé­cu­tion de l’enveloppe glob­ale ex-OQN (GHS, fac­tura­tion en sus, FAU, SE,…) est éval­uée à 139 mil­lions d’euros (ver­sus une sur-exé­cu­tion de 402 à 470 mil­lions pour les ex-DGF). Cette enveloppe non dépen­sée par notre secteur et nom­mée  « rebasage sol­idaire » vient financer une « par­tie » du dépasse­ment du SSR OQN, une « par­tie » du dépasse­ment ex-DGF, une « par­tie » de l’effet CICE dont l’impact pris en compte en 2013  est fixé à 1/8e du coût total (soit 20 mil­lions d’euros pour le MCO en 2013).

 
Le cal­cul de l’ef­fet CICE
La baisse de 0,21% est expliquée en total­ité par la prise en compte du CICE lis­sée sur 4 ans. L’ajustement en 2013 « n’est que » de 1/8e du total du coût total du CICE (20 mil­lions d’euros pour le MCO en 2013) en rai­son des effets prin­ci­pale­ment atten­dus en 2014 (ce qui laisse à penser que nous sommes sur des mesures de type expo­nen­tielles et non linéaires). Cette baisse aurait été plus impor­tante (env­i­ron 0,27%) s’il n’y avait pas eu de sous-exé­cu­tion de notre enveloppe. Les étab­lisse­ments asso­ci­at­ifs sous régime ex-OQN percevront une Aide à la Con­trac­tu­al­i­sa­tion de com­pen­sa­tion en fin d’année.

Le fonc­tion­nement du coef­fi­cient pru­den­tiel
La baisse de 0,35% est val­able en défini­tive du 1er mars 2013 au 28 févri­er 2014. Le reverse­ment éventuel s’effectuera en une fois avant le 31 décem­bre 2013 à tous les étab­lisse­ments (mais par caté­gorie ex-DGF, et ex-OQN) en cas de non dépasse­ment des prévi­sions (donc  pas de répar­ti­tion en fonc­tion des vol­umes régionaux ou par étab­lisse­ment). La mise en œuvre du coef­fi­cient pru­den­tiel per­met ain­si d’atteindre les vol­umes réal­isés en 2012. La mise en réserve glob­ale est de 415 mil­lions d’euros dont 115 mil­lions au titre du coef­fi­cient pru­den­tiel, le reste se répar­tis­sant sur les enveloppes FIR/DAF (260 mil­lions) et FMESPP (40 mil­lions).

Des MIGAC ?
Le guide des MIG est à paraître à la fin du mois. Il pré­cis­era les 99 MIG (soit 5,85 mil­liards) qui seront soumis à la procé­dure de JPE (Jus­ti­fi­ca­tion au Pre­mier Euro). Par ailleurs, il est prévu la créa­tion d’une nou­velle MIG « cen­tre expert parkin­son ».

Une colec­tomie en ambu­la­toire
Après les pro­thès­es de hanche et de genou, c’est au tour de la colec­tomie de faire son entrée dans la liste des actes en ambu­la­toire. Une pre­mière à l’ini­tia­tive du Dr Lanz à la Clin­ique de la Sauve­g­arde à Lyon. “Ce que nous visons avant tout, c’est une réha­bil­i­ta­tion rapi­de après chirurgie col­ique, pré­cise le Dr Lanz. Il ne s’agit pas for­cé­ment de faire des colec­tomies ambu­la­toires pour tous les patients, mais d’arriver à une moyenne de deux jours d’hospitalisation, alors qu’en France on est hos­pi­tal­isés entre six et dix jours pour ce type de chirurgie. C’est une autre façon d’imaginer le soin, pour rester le plus phys­i­ologique pos­si­ble.” Une démarche qui était présen­tée à l’Académie Nationale de Chirurgie hier. Cette pre­mière mon­di­ale s’inscrit dans la droite ligne de l’expérience lyon­naise, pio­nnière dans le domaine de la chirurgie sous cœlio­scopie. C’est en effet, le Dr Philippe Mouret, par ailleurs créa­teur de la clin­ique de la Sauve­g­arde, qui a réal­isé la pre­mière cholé­cys­tec­tomie sous cœlio­scopie au monde en 1987, et qui a large­ment dévelop­pé cette tech­nolo­gie en France dans le domaine de la chirurgie vis­cérale

 

Le boud­dhisme à l’hôpital
Après l’aumônerie musul­mane, en 2006, c’est au tour de l’aumônerie boud­dhiste d’être offi­cial­isée dans les étab­lisse­ments hos­pi­tal­iers. Une recon­nais­sance qui porte à cinq le nom­bre des tra­di­tions religieuses appelées à « par­ticiper au ser­vice d’aumônerie dans le cadre de l’exigence lég­isla­tive de laïc­ité », souligne le chef du bureau cen­tral des cultes (BCC) au min­istère de l’Intérieur.

 

Trophée de l’hos­pi­tal­i­sa­tion privée
6ème édition - trphées de l'hospitalisation privée
Date de clô­ture des inscrip­tions : mar­di 2 avril 2013
Dossier de can­di­da­ture : cliquez ici

 


Témoignez de votre engage­ment durant la semaine du développe­ment durable !
Du 1er au 7 avril, la thé­ma­tique de la tran­si­tion énergé­tique sera à l’hon­neur. L’oc­ca­sion de porter à la lumière votre engage­ment des 51 autres semaines de l’an­née ! S’en­gager est essen­tiel mais le faire savoir est moteur dans la moti­va­tion des troupes. Cher man­ag­er, c’est l’oc­ca­sion de sign­er le code de déon­tolo­gie des man­agers d’étab­lisse­ments san­i­taires en présence de vos salariés et par­ties prenantes, de lancer votre comité développe­ment durable, de présen­ter votre PDE, de val­oris­er auprès de la presse le tri et recy­clage de vos déchets, d’in­au­gur­er votre chaudière bio­masse, d’in­tro­duire des pro­duits bio dans vos repas, etc…Pour don­ner une réso­nance à vos ini­tia­tives, faites les remon­ter auprès de l’an­i­ma­trice du réseau du C2DS : Wiebke Win­kler (wiebke.winkler@c2ds.eu)