Ces trois dernières années ont vu le lance­ment de larges pro­jets dans le domaine de la télémédecine. Per­son­nal­ités poli­tiques et syn­di­cats pro­fes­sion­nels  s’accordent à dire que la san­té et le numérique sont deux secteurs don­nant lieu à de grandes attentes dans les années à venir pour la France, sur le plan médi­cal bien sûr mais aus­si économique.

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Le home­care, un marché estimé à 500 mil­liards d’euros sur trente ans.

La Télémédecine inter­vient dans un con­texte où la néces­sité de ren­dre les moyens actuels d’information et de per­for­mances dans les soins, devient un des enjeux clés de ces prochaines années.

Il s’agit d’une part de par­ler de l’optimisation des soins, au domi­cile des patients, notam­ment dans des lieux où la ressource médi­cale s’avère insuff­isante, que la sit­u­a­tion géo­graphique ou la démo­gra­phie des pro­fes­sion­nels de san­té soit en cause.

Et d’autre part de la facil­i­ta­tion du partage et de l’échange des infor­ma­tions patients, de l’accès aux infor­ma­tions médi­cales les plus récentes et de la col­lab­o­ra­tion pluridis­ci­plinaire autour d’un diag­nos­tic.

 

Enfin, hormis l’urgence aujourd’hui de faire évoluer l’offre de soin, il est aus­si ques­tion du développe­ment d’une réelle com­péti­tiv­ité de la France : le « home­care » représente en effet le plus grand marché de l’avenir, estimé à 500 mil­liards d’euros sur trente ans.

 Ain­si,  le déploiement du pro­gramme hôpi­tal numérique s’inscrivant dans un plan faisant droit à la démarche haute sécu­rité san­té (HS2), est à la san­té ce que la Haute Qual­ité Envi­ron­nemen­tale (HQE) est au bâti­ment.

 L’hôpital numérique, un pro­jet de grande ampleur très com­plexe

Pour la réal­i­sa­tion con­crète de ce pro­gramme, il sera néces­saire de réadapter les plans déroulés jusqu’alors.

Tout d’abord  en adop­tant une meilleure vision de l’agenda à met­tre en place, en définis­sant claire­ment les enjeux et les besoins de cha­cun, pour les patients mais surtout auprès du corps médi­cal. Pren­dre le temps d’expliciter un max­i­mum la démarche entre­prise afin d’inhiber les peurs et atténuer les apri­oris étant pri­mor­diale.

En faisant face ensuite à la com­plex­ité des organ­i­sa­tions et des proces­sus de soins, à la mul­ti­plic­ité des acteurs con­cernés et aux résis­tances soci­ologiques aux change­ments, tout en répon­dant à la mise en place de mod­èles économique pérennes. La créa­tion et la mise en œuvre d’un dis­posi­tif de télésan­té con­cer­nent en effet près de 25 entités nationales ou régionales, de la val­i­da­tion au finance­ment, en pas­sant par les instances de soin, sans omet­tre la pro­tec­tion des don­nées per­son­nelles et le con­trôle éthique.

Au final, s’il est man­i­feste qu’aujourd’hui en France per­siste encore un cer­tain nom­bre de freins à l’industrialisation et à la général­i­sa­tion de cette inno­va­tion majeure, et mal­gré un cer­tain manque de vis­i­bil­ité au niveau de la stratégie nationale, quelques avancées encour­ageantes dans la san­té et le numérique sont tout de même en marche en France. Par exem­ple cer­tains étab­lisse­ments hos­pi­tal­iers s’équipent d’ores et déjà en tech­nolo­gie pour sim­pli­fi­er leur ges­tion, rationnalis­er leurs coûts et répon­dre à des oppor­tu­nités de sub­ven­tions. Une nou­velle ère com­mence.