Pour le main­tien du ser­vice de chirurgie car­diaque de la clin­ique Belle­donne près de Greno­ble.

Quel est ce droit de vie ou de mort sur nos étab­lisse­ments que s’au­torise notre tutelle et qui dit aujour­d’hui très claire­ment son nom ? La liste s’al­longe : Paray-le-Moni­al, Limo­ges, Greno­ble. Lequel d’en­tre nous sera le suiv­ant ? Le point de vue du patient, le ser­vice ren­du au pub­lic, l’in­térêt général guident le lég­is­la­teur et le gou­verne­ment jusqu’à ce que, trop sou­vent, des intérêts con­sid­érés comme supérieurs dictent leur volon­té. Le triste dénom­i­na­teur com­mun de ces dossiers est bien le con­stat que les insti­tu­tions publiques cèdent à des moti­va­tions qui ne sont pas d’in­térêt pub­lic. La survie du ser­vice de car­di­olo­gie du CHU de Greno­ble se joue ici. Les coopéra­tions public/privé sont des pro­jets intel­lectuelle­ment con­va­in­quant et qui vont dans le sens de l’his­toire mais ils com­pren­nent autant d’in­térêts que de freins : fais­abil­ité et péren­nité d’un pro­jet, opti­mi­sa­tion de l’ac­tiv­ité, attrac­tiv­ité des médecins, économie d’échelle, dynami­sa­tion de la poli­tique san­i­taire régionale mais égale­ment con­traintes pour les acteurs, dif­féren­tiel tar­i­faire, mix­age des équipes et de leur cul­ture, manque de vis­i­bil­ité, partage des risques, etc… Dans la réal­ité des pra­tiques, défendons notre via­bil­ité et notre droit à exis­ter. Ici encore, notre respon­s­abil­ité syn­di­cale est de pren­dre fait et cause col­lec­tive­ment pour des sit­u­a­tions indi­vidu­elles.
Ain­si, la FHP-MCO appelle tous ses adhérents à sign­er la péti­tion pour le main­tien du ser­vice de chirurgie car­diaque de la clin­ique Belle­donne à Greno­ble. Agis­sons col­lec­tive­ment pour le bien de cha­cun !

Le texte de la péti­tion à retrou­ver ici

Pour en savoir plus : 
A l’horizon 2014, le pôle de chirurgie car­diaque de la clin­ique Belle­donne (Saint-Mar­tin-d’Hères) devrait dis­paraître pour se fon­dre dans un site unique au sein du CHU de Greno­ble : telle est la déci­sion prise par l’ARS Rhône-Alpes en dépit des soins et des ser­vices ren­dus par ce pôle.
Cette déci­sion est incom­préhen­si­ble alors que ce ser­vice fonc­tionne depuis 23 ans avec des résul­tats supérieurs à la moyenne nationale.
L’arrêt de la chirurgie car­diaque à la clin­ique Belle­donne créera un prob­lème majeur d’accès aux soins dans une spé­cial­ité aus­si cru­ciale et vitale, avec des con­séquences:

  • sur la sécu­rité des soins : ne garder qu’un seul site, c’est se priv­er du recours à un deux­ième plateau tech­nique en cas de défail­lance du pre­mier.
  • sur le libre choix du patient : un seul site de chirurgie car­diaque en Isère, c’est sup­primer l’alternative pour le patient de choisir son étab­lisse­ment de san­té et son prati­cien. Sur le départe­ment du Rhône, 3 clin­iques privées et 1 CHU se parta­gent cette activ­ité !
  • sur les dépens­es de san­té : le coût des soins en secteur pub­lic est net­te­ment supérieur au secteur privé. Le ser­vice de chirurgie car­diaque de la clin­ique Belle­donne est un ser­vice com­plé­men­taire de celui du CHU de Greno­ble. Pour la sécu­rité des soins, le main­tien de deux plateaux tech­niques est une néces­sit