La FHP-MCO, syn­di­cat des clin­iques et hôpi­taux privés spé­cial­isés en médecine, chirurgie et obstétrique (MCO) de la Fédéra­tion de l’hospitalisation privée, con­damne avec la plus vive fer­meté la volon­té d’éviction de l’offre de soins privée en France, à la suite du retrait d’une autori­sa­tion d’activité aux Clin­iques de Limo­ges, dans des con­di­tions indignes d’un Etat de droit.

La FHP-MCO demande à la min­istre de la San­té, Marisol Touraine de se saisir de ce dossier et de met­tre fin à une poli­tique délibéré­ment hos­tile au secteur hos­pi­tal­ier privé et à la nation­al­i­sa­tion ram­pante de la san­té.

 « Nous con­sta­tons depuis quelques mois la volon­té très claire du gou­verne­ment de faire main basse sur la médecine libérale. D’abord, c’est la mise en cause des médecins libéraux, puis la fer­me­ture autori­taire en cinq jours de la clin­ique de Paray-le-Moni­al, en Saône-et-Loire – le départe­ment de M. Mon­te­bourg – qui laisse 80 per­son­nes sans emploi, et main­tenant, la con­sti­tu­tion d’un pôle de san­té publique hégé­monique à Limo­ges, qui se fait de façon inique et abu­sive et au mépris le plus total des règles élé­men­taires de l’Etat de droit », a déclaré le prési­dent de la FHP-MCO, Lamine Ghar­bi.

« Ce sont autant de sig­naux inquié­tants qui nous font nous pos­er la ques­tion : le gou­verne­ment veut-il la mort de l’hospitalisation privée en France ? Veut-il fer­mer les clin­iques et hôpi­taux privés qui accueil­lent chaque année plus de 8 mil­lions de patients, réalise 54% de la chirurgie et un tiers des nais­sances ? Veut-il sup­primer la lib­erté de choix des patients ? », s’interroge Lamine Ghar­bi.

Par cour­ri­er en date du 28 novem­bre, l’Agence régionale de san­té du Lim­ou­sin a sig­nifié le retrait de l’autorisation d’activité en ryth­molo­gie inter­ven­tion­nelle à la Clin­ique du Colom­bier, laque­lle fait par­tie d’un pro­jet de regroupe­ment de trois clin­iques, sous l’égide de leur pro­prié­taire, le groupe Vedi­ci. La clin­ique a jusqu’au 17 décem­bre pour s’exécuter et cess­er son activ­ité dans ce domaine.

Au mois d’octobre, l’ARS de Saône-et-Loire a enjoint la Clin­ique de la Roseraie, à Paray-le-Moni­al, voi­sine d’un hôpi­tal pub­lic en grande dif­fi­culté finan­cière, d’arrêter toute activ­ité de chirurgie en lui refu­sant le renou­velle­ment de ses autori­sa­tions de chirurgie et en lui don­nant cinq jours pour s’exécuter.

La députée PS de Saône-et-Loire Edith Gueugneau avait alors annon­cé cette déci­sion en se félic­i­tant de la « vic­toire du ser­vice pub­lic ».

« Nous con­sta­tons qu’une préférence qua­si sys­té­ma­tique est don­née sur le ter­rain aux opéra­teurs publics de san­té, d’une façon dog­ma­tique et qui illus­tre la volon­té d’un retour à un hos­pi­ta­lo-cen­trisme archaïque et dépassé. Nous ne lais­serons pas faire et nous utilis­erons toutes les voies de droit afin de garan­tir que les patients con­ser­vent un libre choix entre la clin­ique et l’hôpital pub­lic », con­clut Lamine Ghar­bi.