Claude CHÉZAUD, directeur général de CTC Con­seil, qui pub­lie chaque année depuis 20 ans l’Observatoire économique des clin­iques privées.
 

Que dit l’Ob­ser­va­toire cette année, quels sont les faits sail­lants ?
Deux aspects sont par­ti­c­ulière­ment mis en évi­dence par l’étude cette année : le ralen­tisse­ment très net des investisse­ments d’une part et d’autre part des pro­duits excep­tion­nels impor­tants, cer­taine­ment dus à la vente de l’immobilier. Ces deux ten­dances, si elles ne sont pas pris­es en compte trompent l’interprétation que l’on pour­rait avoir de la san­té finan­cière des clin­iques privées.Au fil du temps, vous con­nais­sez les grandes ten­dances de l’évo­lu­tion du secteur privé hos­pi­tal­ier. Se véri­fient-elles en 2012 ?
Voilà plusieurs années que nous met­tons en évi­dence que plus d’un tiers des étab­lisse­ments est en déficit, ce qui est encore le cas cette année. Beau­coup se main­ti­en­nent donc de façon arti­fi­cielle comme le mon­trent les deux ten­dances précédem­ment évo­quées. La pro­fes­sion sem­ble utilis­er, ou avoir util­isé, ses dernières car­touch­es pour rester à flot…espérant cer­taine­ment qu’une aug­men­ta­tion des tar­ifs appro­priée per­me­tte leur retour à l’équilibre.

Quelles sont vos pro­jec­tions pour l’avenir ?
Depuis 20 ans plus de 40% des étab­lisse­ments privés MCO ont dis­parus, soit pour fer­me­ture, soit pour se regrouper et don­ner nais­sance à de plus gros étab­lisse­ments. Cette ten­dance, me sem­ble t‑il, ne peut que se con­firmer.