Nous avons embar­qué après guerre sur le même navire que nos médecins libéraux. Ensem­ble, nous avons bâti pro­gres­sive­ment mais de façon solide une offre de soins aujour­d’hui irrem­plaçable dans notre pays. Nos 8 mil­lions de patients le prou­vent au regard de tous. Le sou­tien à notre corps médi­cal libéral, pour cer­tains d’en­tre vous très coû­teux, est majeur. La FHP et la FHP-MCO ont fait savoir leur sou­tien à cette grève auprès des syn­di­cats médi­caux, des tutelles, des médias. Car défendre nos médecins aujour­d’hui est une garantie de la péren­nité de nos étab­lisse­ments demain. A l’heure de ce bil­let, la mobil­i­sa­tion est forte sur l’ensem­ble du ter­ri­toire: sur les étab­lisse­ments qui nous ont répon­du, près de deux tiers sont con­cernés par la grève, dans 15 régions. Les choses sont appelées à évoluer au cours de la journée.

Les trois jours qui vien­nent seront décisifs pour frap­per les esprits. La grève démar­rait ce matin à 7h à l’ap­pel de 28 syn­di­cats et organ­i­sa­tions pro­fes­sion­nelles ; mer­cre­di, cette mobil­i­sa­tion pren­dra la parole dans la rue à par­tir de 14h devant le min­istère de la San­té à Paris avec un objec­tif com­mun : la défense d’un sys­tème de san­té sol­idaire, pérenne et acces­si­ble à tous. Cela passera par l’évolution de l’avenant n°8 qui cristallise toutes les oppo­si­tions et par le rétab­lisse­ment d’une rela­tion de con­fi­ance entre nous et avec nos gou­ver­nants. Pour cela, il faut des sig­naux forts : faites-nous un état réguli­er de la sit­u­a­tion au sein de votre étab­lisse­ment, par retour de mail. Ce sont notre mobil­i­sa­tion et la com­préhen­sion de l’opin­ion publique de l’ur­gence de la sit­u­a­tion qui forceront l’é­coute de nos décideurs. A vos méga­phones ! Agis­sons !

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO